Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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jeudi 27 mai 2010

Communiqué du NPA. Halte à la répression en Guadeloupe.

Mani­fes­te­ment le patro­nat et le pou­voir colo­nial fran­çais ont mal digéré la révolte du peu­ple gua­de­lou­péen et la créa­tion du LKP.

Depuis la sus­pen­sion de la grève géné­rale et la signa­ture des accords du 4 mars 2009, qu’ils refu­sent tou­jours de met­tre inté­gra­le­ment en appli­ca­tion, ils s’effor­cent par la répres­sion, les cam­pa­gnes de calom­nies con­tre les diri­geants de l’UGTG, à divi­ser en vain le LKP et le front syn­di­cal.

C’est ainsi qu’ils vien­nent de déci­der d’arrê­ter, le 18 mai, Charly LENDO et José NAË­JUS, deux res­pon­sa­bles du sec­teur de l’hôtel­le­rie de l’UGTG qui sou­tien­nent les tra­vailleurs de l’Hôtel Fort-Royal, appar­te­nant au groupe sué­dois Lan­gley, en lutte pour l’appli­ca­tion du droit du tra­vail, l’appli­ca­tion de la con­ven­tion col­lec­tive, l’embau­che défi­ni­tive des tra­vailleurs pré­cai­res, l’appli­ca­tion des accords du 4 mars 2009 les­quels pré­voient expli­ci­te­ment l’embau­che de tra­vailleurs gua­de­lou­péens dans cet hôtel.

Le NPA dénonce la répres­sion de l’état colo­nial con­tre les tra­vailleurs gua­de­lou­péens, exprime sa totale soli­da­rité avec Charly Lendo , José Naë­jus et exige leur libé­ra­tion immé­diate.

Le 26 mai 2010,
Nou­veau Parti Anti­ca­pi­ta­liste

mardi 25 mai 2010

Lettre ouverte du KOMITÉ MÉ 67 à Mme Marie-Luce PENCHARD sur les massacres des 26 et 27 Mai 1967 à Pointe - à - Pitre

KOMITE ME 67
c/o UGTG
1, Rue Paul Lacavé
97110 Pointe-à-Pitre

à

Madame Marie - Luce PEN­CHARD
Minis­tre des DOM
27, Rue Oudi­not
75007 Paris

Pointe - à - Pitre, le 20 Mai 2010

Objet : Vérité – Jus­tice - Répa­ra­tion – Réha­bi­li­ta­tion pour les vic­ti­mes des mas­sa­cres des 26 et 27 Mai 1967 à Pointe à Pitre (Gua­de­loupe).

Madame la Minis­tre,

Les 26 et 27 Mai 1967, à Pointe - à - Pitre, à l’occa­sion d’une grève d’ouvriers du bâti­ment, les CRS, Gen­dar­mes mobi­les (Képis Rou­ges) fran­çais per­pé­trè­rent un véri­ta­ble mas­sa­cre con­tre le Peu­ple Gua­de­lou­péen.

« Le mas­sa­cre com­mença le 26 mai 1967 au début de la mati­née et dura jusqu’au len­de­main soir. Pointe - à - Pitre mar­ty­risé. Ces morts ne furent pas les vic­ti­mes acci­den­tel­les d’un com­bat sans merci. Ces êtres furent assas­si­nés de sang froid avec métho­des. Ce crime fut décidé, orga­nisé, pla­ni­fié dans le cadre d’une poli­ti­que de ter­reur. »

Le Pré­fet Pierre BOLOTTE, inhumé le 27 Mai 2008 (41 ans, jour pour jour, après le mas­sa­cre des Gua­de­lou­péens), com­man­deur de la légion d’hon­neur, demanda de faire usage de tou­tes les armes con­tre tous ceux qui bou­geaient, qui étaient noirs ou tiraient leur ori­gine de cette cou­leur. Plu­sieurs cen­tai­nes de Gua­de­lou­péens furent tra­qués, bles­sés ou tués par bal­les. L’armée Fran­çaise tirait sur les ambu­lan­ces et même dans la veillée mor­tuaire d’une des pre­miè­res vic­ti­mes. L’hôpi­tal était débordé.
Des exé­cu­tions som­mai­res ont été per­pé­trées aussi bien à la gen­dar­me­rie du Morne Miquel qu’à la Sous - pré­fec­ture de Pointe - à - Pitre où des dizai­nes de corps jon­chaient le sol.

Depuis 2005, nous avons entre­pris des démar­ches auprès de l’Etat Fran­çais pour qu’une enquête soit dili­gen­tée sur les tue­ries de Mai 1967. Jusqu’ici, aucune réponse.

Tou­tes les archi­ves des hôpi­taux et mai­ries rela­ti­ves à cette période ont mys­té­rieu­se­ment dis­paru et les archi­ves Fran­çai­ses de Fon­tai­ne­bleau nous sont inter­di­tes.

Face à ce mépris, les inves­ti­ga­tions se sont pour­sui­vis direc­te­ment sur le ter­rain même, en Gua­de­loupe, et ont per­mis de ren­con­trer des témoins visuels, des parents et amis de vic­ti­mes, des bles­sés, des empri­son­nés, ….. Aux dires d’un ancien minis­tre des DOM, M. Lemoine, il y eut 87 morts et des cen­tai­nes de bles­sés. Mais le nom­bre réel de morts va bien au-delà et dépas­sera 200 Gua­de­lou­péens tués.

Aujourd’hui, 41 ans après, nous pour­sui­vons notre com­bat pour la vérité, la recon­nais­sance de ce mas­sa­cre, la jus­tice, le juge­ment et la con­dam­na­tion des cou­pa­bles, la réha­bi­li­ta­tion des vic­ti­mes, la répa­ra­tion des pré­ju­di­ces, l’accès aux archi­ves et dos­siers de l’épo­que et à l’écri­ture de cette page de notre his­toire.

Depuis plu­sieurs mois main­te­nant, nous sui­vons avec inté­rêt vos pri­ses de posi­tion sur tous les dos­siers rela­tifs à la défense des droits de l’homme à tra­vers le monde.

L’Archi­pel de Gua­de­loupe, Pays Cari­béen, inclus uni­la­té­ra­le­ment dans les Régions Ultra - péri­phé­ri­ques Euro­péen­nes (RUP), serait de ce fait sous « un régime de droit ».

Or les faits : Affai­res MADAS­SAMY, SEL­BONNE, LEFORT, MATHIA­SIN,… , licen­cie­ment abu­sif et con­dam­na­tions arbi­trai­res de syn­di­ca­lis­tes, non res­pect des accords signés, racisme à l’embau­che à l’encon­tre des Gua­de­lou­péens d’ori­gine Afri­caine et Indienne en Gua­de­loupe, ….. , con­fir­ment que notre vie quo­ti­dienne est tis­sée, depuis tan­tôt, de lon­gues sui­tes de bri­ma­des, d’injus­tice, de répres­sions et de dis­cri­mi­na­tions de tous ordres.

Ainsi, les repré­sen­tants de l’Etat Fran­çais nous abreu­vent de dis­cours offi­ciels van­tant « la France patrie des droits de l’homme » (pour rap­pel, la décla­ra­tion des droits de l’homme date de 1789 et l’abo­li­tion de l’escla­vage de 1848, sic !!) et du carac­tère infailli­ble de la société de droits.

Récem­ment encore, c’était l’ambas­sa­deur adjoint de la France à l’ONU qui deman­dait au con­seil de sécu­rité d’agir rapi­de­ment pour tra­duire les res­pon­sa­bles du mas­sa­cre du 28 sep­tem­bre à Cona­kry (Gui­née) en décla­rant que « l’impu­nité ne peut être une option ».

Qu’il est facile de se faire pas­ser pour un défen­seur des droits de l’homme.

Et pour­tant, aujourd’hui encore, l’exer­cice de la jus­tice à nos actes ordi­nai­res est fon­dée sur la plus fla­grante des dis­cri­mi­na­tions colo­nia­les : celle de la cou­leur !

Som­mes - nous con­fron­tés à un phé­no­mène mar­gi­nal ?

Notre vision de la réa­lité sociale et poli­ti­que est - elle à l’excès, réduc­trice ?

Som­mes - nous vic­ti­mes d’un mirage ?

Cer­tai­ne­ment pas.

Ce dont nous som­mes sûrs, c’est d’aspi­rer à une société plus éga­li­taire con­trai­re­ment à ce que les faits nous impo­sent aujourd’hui. Voila pour­quoi notre pré­sente requête ne se fonde pas sur des con­si­dé­ra­tions vagues et géné­ra­les.

Nous exi­geons du Gou­ver­ne­ment de la France des répon­ses clai­res et pré­ci­ses sur les évè­ne­ments de Mai 1967, sur­ve­nus à Pointe - à - Pitre, en Gua­de­loupe.

Nous exi­geons la vérité, la recon­nais­sance de ce crime colo­nial, la jus­tice, le juge­ment et la con­dam­na­tion des cou­pa­bles, la réha­bi­li­ta­tion des vic­ti­mes et empri­son­nés, la répa­ra­tion des pré­ju­di­ces, l’accès aux archi­ves et dos­siers de l’épo­que.

Pour­quoi le mas­sa­cre de cen­tai­nes de Gua­de­lou­péens ?

Pour­quoi n’y a - t - il que des vic­ti­mes qui ont été con­dam­nées ?

Pour­quoi les cri­mi­nels ont - ils été déco­rés ?

Pour­quoi ce black out ?

Pour le KOMITÉ MÉ 67,
Elie DOMOTA

mercredi 19 mai 2010

Communiqué de presse des organisations syndicales membres du LKP, à propos de l’arrestation de deux dirigeants de L’UGTG

Depuis la sus­pen­sion de la grève géné­rale et la signa­ture des accords du 4 mars 2009, le patro­nat et l’Etat n’ont de cesse de cher­cher à remet­tre en cause ces accords, et de repren­dre leur che­min vers plus de Pwo­fi­ta­syon.

Face à cette situa­tion, les tra­vailleurs eux mani­fes­tent avec de plus en plus de force et de déter­mi­na­tion leur volonté de ne pas se lais­ser exploi­ter et de se bat­tre pour leur droit au tra­vail et à la dignité.

Le patro­nat et l’Etat ne voient pas d’un bon œil la com­ba­ti­vité des tra­vailleurs de Gua­de­loupe.

C’est dans ce con­texte que la répres­sion a décidé d’arrê­ter le 18 mai 2010 Charly LENDO et José NAË­JUS du sec­teur de l’hôtel­le­rie.

Les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et le LKP saluent la déter­mi­na­tion et le cou­rage de tous les sala­riés, et réaf­firme leur sou­tien à leur lutte. Ils dénon­cent la répres­sion qui est la seule réponse de l’Etat et du patro­nat à leurs jus­tes reven­di­ca­tions.

CFTC – CGTG - CTU- FAEN/SNCL – FO - FSU- SNETTA/EIL – SNUI - SPEG – SudPTTGwa - UGTG - UIR/CFDT - UNSA

Pointe - à - Pitre, le 18 mai 2010

samedi 08 mai 2010

Communiqué de presse du LKP à propos du 1er Mai

Le LKP se féli­cite du suc­cès de la mani­fes­ta­tion du 1er Mai 2010, orga­nisé à Basse - Terre.

Tant l’ampleur de la mani­fes­ta­tion que le dyna­misme et la fierté, expri­més par les 13.000 mani­fes­tants, témoi­gnent de la per­ma­nence de l’enga­ge­ment des Tra­vailleurs et du Peu­ple dans notre lutte con­tre la pwo­fi­ta­syon.

L’unité des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et de leurs adhé­rents, ce 1er Mai aussi, con­firme que notre liyan­naj s’enra­cine et se ren­force.

Le LKP appelle les Tra­vailleurs en lutte dans de nom­breu­ses entre­pri­ses à pour­sui­vre leur com­bat jusqu’à satis­fac­tion de leurs reven­di­ca­tions.

Le LKP invite les Tra­vailleurs et le Peu­ple à la vigi­lance con­tre toute ten­ta­tive de divi­sion et de répres­sion our­dies par les pwo­fi­tan, patrons véreux, l’Etat et les zélus japlod…

Le LKP con­ti­nue sa lutte pou déto­tyé Gwad­loup et pour l’appli­ca­tion totale des Accords BINO et du 04 Mars 2010.

WOULO POU LALIT !

LA GWAD­LOUP SE TAN NOU…LA GWAD­LOUP A PA TA YO,
YO PÉKÉ FÈ SA YO VLÉ ADAN PÉYI ANNOU !

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON
Le Porte Parole Elie DOMOTA

Lap­went, 06 Mé 2010

mercredi 05 mai 2010

Ka ki mwa Mé ?

Ka ki mwa Mé ?

Dans notre pays, la pério­de1802 - 1910, est mar­quée d’abord, par le sacri­fice des com­bat­tants anti - escla­va­gis­tes, et ensuite par l’émer­gence du pro­lé­ta­riat, qui paye chè­re­ment ses lut­tes, « anti - capi­ta­liste, anti - colo­nia­liste, anti - impé­ria­liste ».

Pouki 1é Mé ?

En 1884, la Fédé­ra­tion amé­ri­caine du Tra­vail (A.F.L.) décide de faire la grève le Ier mai 1886, au cas ou les patrons refu­se­raient d’accor­der la jour­née de 8 heu­res. Les syn­di­cats amé­ri­cains orga­ni­sent la grève et à Chi­cago, la troupe tire. Il y eut plu­sieurs tués et de nom­breux bles­sés. En 1889, la IIe Inter­na­tio­nale décide de faire du Ier mai une jour­née de reven­di­ca­tions ouvriè­res. En France en 1941, sous Pétain, le er mai est con­sa­cré ” fête du Tra­vail et de la con­corde natio­nale “. En 1947, il devient de droit “ le seul jour férié, chômé et payé ”.

An plen mwa Mé !

En Gua­de­loupe, du 10 au 28 mai 1802, des for­ces patrio­ti­ques gua­de­lou­péen­nes s’oppo­sent aux trou­pes napo­léo­nien­nes, com­man­dées par Riche­panse. Le 27 mai 1848, les for­ces anti - escla­va­gis­tes impo­sent l’abo­li­tion de l’escla­vage. Les 26 et 27 mai 1967, les ouvriers du bâti­ment mani­fes­tent. Ils reven­di­quent, 2% d’aug­men­ta­tion de salaire et l’amé­lio­ra­tion de leurs con­di­tions de tra­vail… Les for­ces armées fran­çai­ses répon­dent : il y eut plus de 87 morts à Pointe à Pitre…


*******

L’ensem­ble des asso­cia­tions et orga­ni­sa­tions mem­bres du LKP appel­lent tous les Tra­vailleurs de Gua­de­loupe à se mobi­li­ser afin de faire de ce mois de mai 2010, un moment de réac­ti­va­tion des lut­tes pour la satis­fac­tion de leurs reven­di­ca­tions. L’ensem­ble des asso­cia­tions et orga­ni­sa­tions mem­bres du LKP appel­lent l’ensem­ble du Peu­ple Gua­de­lou­péen à se ras­sem­bler afin de faire res­pec­ter le Pro­to­cole du 4 Mars 2009 !

ANSANM NOU KE GOUME !
ANSANM NOU KE GAN­NYE !

vendredi 16 avril 2010

DECLARATION DU LKP RELATIVE A LA PROBLEMATIQUE DES CARBURANTS

La sol­li­ci­ta­tion de l’ANACT par le Minis­tère des DOM relève de la déma­go­gie.

Depuis des mois, les Gua­de­lou­péens, ras­sem­blés autour du LKP, n’ont cessé de dénon­cer la pwo­fi­ta­syon en cours dans notre pays et sin­gu­liè­re­ment autour de la ques­tion des prix des car­bu­rants.

Pen­dant long­temps, les com­pa­gnies pétro­liè­res, la Raf­fi­ne­rie des Antilles, l’Etat, ont laissé enten­dre que l’appro­vi­sion­ne­ment de la Gua­de­loupe en car­bu­rants pro­ve­nait d’Europe (Brent) ; docu­ments doua­niers à l’appui, il n’en est rien.

Le car­bu­rant con­sommé en Gua­de­loupe pro­vient prin­ci­pa­le­ment du Vene­zuela, de Tri­ni­dad et Tobago, et des Iles Vier­ges Amé­ri­cai­nes.

Met­tre en avant la pro­blé­ma­ti­que de la pro­duc­tion des car­bu­rants, aux nor­mes euro­péen­nes, relève donc d’une mécon­nais­sance de ce dos­sier.

Dif­fé­rents rap­ports et non des moin­dres (Auto­rité de la Con­cur­rence, Rap­port OLLIER, CESR…) met­tent en exer­gue l’opa­cité qui existe tant en matière de fixa­tion des prix et d’appro­vi­sion­ne­ment du mar­ché Gua­de­lou­péen que dans le con­trôle quasi-totale d’une com­pa­gnie pétro­lière sur notre appro­vi­sion­ne­ment, avec un droit de vie et de mort sur les gérants et employés des sta­tions ser­vi­ces de Gua­de­loupe. Et pour­tant, rien n’a été fait, les pwo­fi­tan sévis­sent tou­jours mal­gré leurs soi-disant états géné­raux et comité inter­mi­nis­té­riel pour l’outre-mer. Une vaste bla­gue. Il y a là, une volonté mani­feste de l’Etat fran­çais, prin­ci­pal pwo­fi­tan, de reve­nir sur ses enga­ge­ments.

Aussi, est-il curieux, mal­gré les rap­ports d’experts offi­ciels et de par­le­men­tai­res, mal­gré le pro­to­cole du 04 mars, que l’on veuille nous faire reve­nir au point de départ. C’est là l’objec­tif pour­suivi par Mme PEN­CHARD, bras armé de la pwo­fi­ta­syon aux ordres des com­pa­gnies pétro­liè­res.

Force est de cons­ta­ter qu’à ce jour, l’Etat, prin­ci­pal appui des com­pa­gnies pétro­liè­res, ne res­pecte pas les ter­mes de l’accord du 4 mars. Rien n’a changé. Le Pré­fet fixe les prix déci­dés par les com­pa­gnies pétro­liè­res et les Gua­de­lou­péens paient.

Et que dire des auto­ri­sa­tions don­nées par l’Etat fran­çais aux com­pa­gnies pétro­liè­res pour sto­cker des car­bu­rants dans les îles anglo­pho­nes de la Caraïbe, au mépris de dis­po­si­tions com­mer­cia­les et doua­niè­res ?

Et que dire de l’accord donné par le Minis­tère du Bud­get à la Raf­fi­ne­rie des Antilles lui garan­tis­sant une marge béné­fi­ciaire annuelle alors que c’est une entre­prise pri­vée ?

Et que dire de l’expor­ta­tion de car­bu­rants de la Gua­de­loupe vers l’Europe ?

Et que dire du fait qu’aucune sanc­tion n’ait été prise à l’encon­tre des pwo­fi­tan par l’Auto­rité de la Con­cur­rence ?

Et que dire de la com­pa­gnie pétro­lière fran­çaise qui a investi pour plus de 20 mil­liards d’euros dans des ins­tal­la­tions pétro­liè­res au Vene­zuela ?

Et que dire de la nou­velle raf­fi­ne­rie flam­bant neuve sur le point de voir le jour en Guyane Hol­lan­daise ?

Et que dire de la Raf­fi­ne­rie des Antilles qui nous vend depuis tan­tôt les 70% de notre con­som­ma­tion ache­tée en pro­duits finis aux prix le plus bas, dans la Caraïbe même, aux coûts de pro­duc­tion de la Raf­fi­ne­rie ?

Vous l’aurez com­pris, mais visi­ble­ment vous ne le savez pas, il s’agit d’un sys­tème mafieux savam­ment orga­nisé par les com­pa­gnies pétro­liè­res avec la com­pli­cité de l’Etat, et cela au détri­ment des Gua­de­lou­péens.

Le LKP con­ti­nue la lutte et réaf­firme ses exi­gen­ces, notam­ment :

• le rever­se­ment de tou­tes les som­mes abu­si­ve­ment per­çues par la Raf­fi­ne­rie des Antilles et les Col­lec­ti­vi­tés dans un fonds des­tiné à la For­ma­tion et à l’Emploi des Jeu­nes et à l’orga­ni­sa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public des trans­ports de pas­sa­gers ;

• la créa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion des car­bu­rants, garan­tis­sant la trans­pa­rence dans la for­ma­tion des prix et le cir­cuit d’appro­vi­sion­ne­ment, la qua­lité et l’accès à un car­bu­rant au meilleur coût ;

• l’annu­la­tion des aug­men­ta­tions des prix du car­bu­rant du 16 sep­tem­bre 2009 et 1er jan­vier 2010, pri­ses en totale illé­ga­lité par le Pré­fet ; un référé en annu­la­tion a été déposé depuis 4 mois main­te­nant devant le Tri­bu­nal Admi­nis­tra­tif de Basse-Terre ; aucune réponse du tri­bu­nal à ce jour ;

• la res­ti­tu­tion des 3 mil­lions d’euros ver­sés en com­pen­sa­tion à la Raf­fi­ne­rie des Antilles par la Région et le Dépar­te­ment Gua­de­loupe, en décem­bre 2008 ;

• la res­ti­tu­tion des 94 mil­lions ver­sés par le Minis­tère des DOM à la Raf­fi­ne­rie des Antilles, sous pré­texte d’un man­que à gagner ;

• la col­lecte des taxes sur le volume réel de car­bu­rants livrés aux dis­tri­bu­teurs (prise en compte de l’effet tem­pé­ra­ture dans la struc­ture des prix du car­bu­rant).

Vous l’aurez com­pris, nous avons bien com­pris que les pro­blé­ma­ti­ques du prix des car­bu­rants relè­vent d’une escro­que­rie dont les acteurs béné­fi­cient du sou­tien de l’Etat en per­sonne, et nous LKP ne sau­rons ser­vir de cau­tion ou d’alibi pour quel­que déci­sion que ce soit, à qui que ce soit.

Que cha­cun assume ses res­pon­sa­bi­li­tés, nous LKP nous assu­mons et assu­me­rons les nôtres.

A bas la pwo­fi­ta­syon.

Le Porte Parole du LKP
Elie DOMOTA
Lap­went, le 23 Mars 2010

vendredi 26 mars 2010

Discours de Raymond GAMA pour le LKP à l'UNNOH (Haïti)

Port - au - Prince le 20/03/10,
Chers Cama­ra­des de l’UNNOH*, c’est avec un réel plai­sir que nous avons reçu votre invi­ta­tion à par­ti­ci­per au forum que vous tenez les 22, 23 et 24 mars 2010.
Nous, au LKP, avons été par­ti­cu­liè­re­ment sen­si­bles au thème retenu, à savoir : « Quelle édu­ca­tion, quelle société, quel Etat ?», en vue de con­clure vos réflexions débu­tées au mois de février 2010, sur des ques­tions rela­ti­ves à la recons­truc­tion d’Haïti. Nous regret­tons très sin­cè­re­ment de ne pas pou­voir être des vôtres, mais soyez assu­rés de notre com­plète adhé­sion à une telle inves­ti­ga­tion, dans les moments très com­plexes qui tra­ver­sent aujourd’hui le ‘’péyi Ayiti’’ et le peu­ple haï­tien dans tou­tes ses com­po­san­tes.
Il est cer­tain que les ensei­gnants, en par­ti­cu­lier, ont un rôle de pre­mier plan à assu­rer dans la recher­che des répon­ses aux mul­ti­ples ques­tions qui se posent dans le cadre de la remise en mar­che d’un sys­tème édu­ca­tif. Mais nous res­tons con­vain­cus que cet aspect des cho­ses ne repré­sente qu’une infirme par­tie de l’ensem­ble qui est à recons­truire en Haïti actuel­le­ment.
Aussi, nous saluons votre audace au moment même où les esto­macs des mil­liers d’enfants ne reçoi­vent qu’une pau­vre pitance et où les éta­blis­se­ments d’ensei­gne­ment sont nom­breux à ne pré­sen­ter qu’un tas de gra­vats amon­ce­lés, nous vous saluons, disions - nous, pour avoir osé por­ter la réflexion sur des ques­tions aussi déli­ca­tes, en même temps essen­tiel­les pour l’ave­nir de la Répu­bli­que d’Haïti. Nous aurions aimé vous écou­ter sur le sujet retenu.
« Quelle école ?»
Quand nous pen­sons aux ini­tia­ti­ves mises en œuvre dans la société colo­niale du XVIIIème siè­cle dans le cadre con­fes­sion­nel, il y a lieu de s’inter­ro­ger sur les héri­ta­ges actuels dans la sphère du privé.
« Quelle société ? »
Là aussi le sujet nous ren­voit à l’his­toire, mais plus pré­ci­sé­ment à la pre­mière phase post - indé­pen­dan­tiste et bien au - delà.
« Quel Etat ? »
Nous ne pou­vons pas nous empê­cher de pas­ser en revue la der­nière phase de l’his­toire du ‘’Péyi Ayiti’’, lorsqu’en juillet 2004, l’ONU enle­vait à l’Etat haï­tien les prin­ci­paux attri­buts de sa sou­ve­rai­neté.
Voilà chers frè­res Cari­béens quel­ques unes des prin­ci­pa­les préoc­cu­pa­tions que nous aime­rions par­ta­ger avec vous.
Nous som­mes sûrs que vos tra­vaux con­naî­tront un franc suc­cès. En tous les cas nous vous le sou­hai­te­rons ardem­ment.
Nous som­mes de tout cœur avec vous.
Fra­ter­nel­le­ment
Pou LKP,
Ray­mond GAMA

  • L’UNNOH : L’Union Natio­nale des Nor­ma­liens Haï­tiens




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à l’UNNOH.
Raymond_GAMA_09-10_208.JPGRaymond_GAMA_09-10_217.JPGRaymond_GAMA_09-10_223.JPGRaymond_GAMA_09-10_231.JPG
à la faculté des Scien­ces Humai­nes de Port - au - Prince.

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