Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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samedi 03 juillet 2010

Mercury Day

Pointe-à-Pitre, le 1er Juillet 2010.


Mon­sieur Le Pré­fet de Gua­de­loupe
Mmes Mrs Les Mai­res de Gua­de­loupe

Objet : Mer­cury Day

Madame, Mon­sieur,
Encore une fois, les adep­tes du Sea, Sex and Sun veu­lent orga­ni­ser leur « Mer­cury Day » en Gua­de­loupe. Pré­senté comme « un évè­ne­ment incon­tour­na­ble de la Caraïbe », cette fiesta géante serait selon les orga­ni­sa­teurs, la vitrine «de tou­tes les valeurs qui sont chè­res à la Gua­de­loupe : ambiance musi­cale, joie et bonne humeur, …. ». « Syno­nyme de mixité raciale et sociale », il est « attendu de pied ferme aussi bien par les élus que les invi­tés des années pré­cé­den­tes ».

Mieux encore, les orga­ni­sa­teurs pré­ten­dent défen­dre l’envi­ron­ne­ment tout en en alliant « mixité sociale et raciale».
Les Gua­de­lou­péens ont encore en mémoire la fameuse édi­tion 2007 où pas moins de 500 hors bords et plus de 3000 per­son­nes, sous l’emprise d’alcool et autres addic­tions pour la plu­part, ont pris d’assaut cet îlet de 200 M2 du Grand Cul de Sac Marin, espace natu­rel pro­tégé. Même un véhi­cule 4X4 y avait été trans­porté. Rap­pe­lons aussi les innom­bra­bles inter­ven­tions des sau­ve­teurs et des pom­piers por­tant secours en mer et à la Marina du Gosier aux nom­breux par­ti­ci­pants saouls et pétés.
Con­trai­re­ment aux dires des pro­mo­teurs de cette mani­fes­ta­tion, la Mer­cury Day n’est ni un sym­bole de mixité raciale et sociale (que l’on ne retrouve guère chez les pro­mo­teurs d’ailleurs), ni une vitrine du nau­tisme, ni un outil de défense de l’envi­ron­ne­ment, encore moins un vec­teur des valeurs de la société Gua­de­lou­péenne.

Vous l’aurez com­pris, il s’agit pure­ment et sim­ple­ment d’une immense virée, un apéro géant, orga­ni­sée au pro­fit de pro­prié­tai­res de gros bateaux, en quête de sen­sa­tions et de ten­ta­tions de tous ordres, com­bi­née à une publi­cité gran­deur nature pour les moteurs Mer­cury et son repré­sen­tant local.
Ce type de mani­fes­ta­tion ayant pour but de faire de la Gua­de­loupe un lieu de vil­lé­gia­ture et de plai­sirs en tous gen­res n’a donc en rien pour mis­sion ni de pro­té­ger, ni de valo­ri­ser notre envi­ron­ne­ment mais plu­tôt d’assu­rer la pro­mo­tion d’une cer­taine Gua­de­loupe, fes­tive et débau­chée.

Il s’agit en fait de l’impor­ta­tion d’un modèle parti des Etats-Unis et appelé Spring break : les étu­diants amé­ri­cains, de race blan­che pour la quasi-tota­lité, se ren­dent dans un pays “tro­pi­cal” pour une semaine com­plète de beu­ve­ries et de défon­ces con­clues par des orgies. Les vil­les de Can­cun et d’Aca­pulco au Mexi­que sont les plus con­nues, mais sont loin d’être les seu­les vil­les ainsi trans­for­mées en bor­dels à ciel ouvert. Entou­rées de misère et de pau­vreté, leur choix n’est pas inno­cent… Sim­ples éco­les du tou­risme sexuel pour ceux qui, à l’âge de 35-40 ans, iront pra­ti­quer la pédo­phi­lie en Thaï­lande, à Saint-Domin­gue ou encore sur les côtes afri­cai­nes.

Et ce ne sont pas là les valeurs que défen­dent les Gua­de­lou­péen­nes et des Gua­de­lou­péens.

Aussi, les auto­ri­sa­tions néces­sai­res à une telle mani­fes­ta­tion rele­vant de votre auto­rité, nous vous inter­pel­lons afin de pren­dre tou­tes les mesu­res qui s’impo­sent pour en inter­dire son orga­ni­sa­tion an péyi annou. Notre pays et notre jeu­nesse méri­tent mieux.

Le Porte Parole du LKP

E.DOMOTA

dimanche 08 novembre 2009

C.C.I Pointe - à - Pitre : Mobilisation pour Patricia Chatenay - Rivauday

Pwo­fi­ta­syon poko fini !

Nom­breux étaient les mili­tant(e)s et gua­de­lou­péen(ne)s venus devant la C.C.I de Pointe - à - Pitre pour sou­te­nir la cama­rade Patri­cia CHA­TE­NAY - RIVAU­DAY, con­vo­quée par Colette Koury et l’un de ses 7 Nains, Joseph DRA­CON.

Ses bour­reaux ont pré­féré déser­ter et l’entre­tien n’a pu avoir lieu. Aussi, L.K.P et l’ensem­ble des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les de la C.C.I exhor­tent les tra­vailleurs et le peu­ple de Gua­de­loupe à la Mobi­li­sa­tion de sou­tien du MARDI 10 Novem­bre 2009 dès 08H00 du matin devant la C.C.I de P-A-P, pour sou­te­nir notre cama­rade Patri­cia CHA­TE­NAY-RIVAU­DAY - délé­guée syn­di­cale du SNAPCC/UNSA et repré­sen­tante du per­son­nel - vic­time de la répres­sion anti - syn­di­cale, comme l’a été avant notre cama­rade Alexan­dra ZAÏRE de L’ULTEA - UGTG.

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mercredi 07 octobre 2009

Solution hydro-alcoolique fabriquée en Chine : Courrier du LKP au préfet N. DESFORGES

Pointe-à-Pitre, le 6 octo­bre 2009
Mon­sieur Nico­las Des­for­ges
Pré­fet de Gua­de­loupe
Palais d’orléans
97100 Basse-Terre

Objet : De la néces­sité de pro­té­ger les Gua­de­lou­péens con­tre la pwo­fi­ta­syon

Mon­sieur le pré­fet,

Vous avez déclaré sur RFO Télé que les ser­vi­ces de l’Etat avaient recruté des ins­pec­teurs char­gés de tra­quer les abus. Visi­ble­ment, les Gua­de­lou­péens les atten­dent tou­jours ou peut-être sont-ils encore sous le coup du déca­lage horaire. Pour rap­pel, le pro­to­cole d’accord du 04 Mars pré­voyait la mise en place d’un numéro vert SOS Con­som­ma­teurs et la créa­tion de bri­ga­des d’ins­pec­teurs de la répres­sion des frau­des dès avril 2009.

En atten­dant le réveil de vos ser­vi­ces, le Bureau d’Etu­des Ouvriè­res mis en place par le LKP tra­vaille à démas­quer les pwo­fi­tan et nous offrons donc du tra­vail à vos ins­pec­teurs, s’ils sont dis­po­sés à tra­vailler car vous le savez bien, la pwo­fi­ta­syon n’est pos­si­ble qu’avec la pas­si­vité com­plice des ser­vi­ces de l’Etat.

Aussi, depuis une semaine l’hyper­mar­ché Car­re­four Des­tre­lan de Baie-Mahault, pro­priété du Groupe Ber­nard hayot (GBH) a ins­tallé à l’entrée de son allée prin­ci­pale et mis en vente un pro­duit de type « solu­tion hydro-alcoo­li­que », le gel « Lucky Super Soft ® » - pour un prix de 5,69€ le fla­con de 236 ml.

L’ori­gine et la qua­lité de ce pro­duit, le con­texte et les con­di­tions de son impor­ta­tion-dis­tri­bu­tion, et son prix exor­bi­tant nous déter­mi­nent à en deman­der le retrait immé­diat et l’ouver­ture d’une enquête par tous les ser­vi­ces com­pé­tents (Doua­niers, Sani­tai­res, Répres­sion des frau­des et auto­ri­tés judi­ciai­res).

En effet, le pro­duit dis­tri­bué par le groupe Hayot en Gua­de­loupe n’est en vente dans aucun des maga­sins du réseau CAR­RE­FOUR en France, ni même dans aucun maga­sin CAR­RE­FOUR d’Europe ou de Chine où l’ensei­gne est pour­tant implan­tée. Même le super­mar­ché en ligne de CAR­RE­FOUR (http://ooshop.com) n’a pas osé le pro­po­ser à la clien­tèle. Et pour cause : pro­duit tan­tôt en Chine, tan­tôt en Tur­quie pour le compte de la société « Delta Brands Inc. » (http://del­ta­brands.com), ce pro­duit a été épin­glé dans une enquête réa­li­sée en 2007 pour sa totale inef­fi­ca­cité dans l’asep­ti­sa­tion des mains (avec ou sans sé menm biten).

C’est donc en s’appuyant tout à la fois sur la noto­riété de l’ensei­gne dont elle détient la fran­chise, sur la psy­chose déve­lop­pée par les pou­voirs publics au sein de la popu­la­tion, sur la légi­time crainte des parents, et sur la rup­ture des stocks de solu­tions hydro - alcoo­li­que obser­vée dans les phar­ma­cies de Gua­de­loupe depuis début sep­tem­bre 2009…, que les pwo­fi­tan inon­dent le mar­ché d’un pro­duit de santé ori­gi­naire d’un pays qui fait cha­que semaine les grands titres des médias fran­çais pour la con­tre­fa­çon de pro­duits de con­som­ma­tion grand public, et depuis peu de médi­ca­ments et autres pro­duits de santé (Le 30 sep­tem­bre der­nier encore, les doua­nes lyon­nai­ses sai­sis­saient 300.000 mas­ques anti grippe H1N1 non con­for­mes).

S’agis­sant, en second lieu, des con­di­tions d’impor­ta­tion et de dis­tri­bu­tion de ce pro­duit, nous affir­mons que si les solu­tions hydro-alcoo­li­ques ne sont cer­tes pas encore sou­mi­ses au sys­tème d’Auto­ri­sa­tion préa­la­ble de mise sur le mar­ché (AMM), dans son avis rendu le 28 sep­tem­bre 2009, l’Agence fran­çaise de sécu­rité sani­taire des pro­duits de santé (AFSSAPS) a émis des recom­man­da­tions pour l’uti­li­sa­tion de désin­fec­tants pour les mains à peau saine (pro­duits hydro-alcoo­li­ques ; PHA) par le grand public :

« L’Afssaps recom­mande ainsi les solu­tions et/ou des gels hydro-alcoo­li­ques tes­tés selon la norme NF EN 14476 ou ceux dont la con­cen­tra­tion opti­male en alcool est com­prise entre 60% et 70%. Par ailleurs, l’Afssaps estime que les PHA reven­di­quant une effi­ca­cité vis-à-vis du virus A (H1N1) doi­vent répon­dre à la norme NF EN 144766 rela­tive aux essais viru­ci­des quan­ti­ta­tifs de sus­pen­sion pour les anti­sep­ti­ques et désin­fec­tants chi­mi­ques uti­li­sés en méde­cine humaine. La réfé­rence à cette norme indi­que que le pro­duit a fait l’objet de tests démon­trant son acti­vité sur des virus nus (donc sur des virus plus résis­tants que les virus enve­lop­pés), ce qui impli­que qu’il est actif aussi, par déduc­tion, sur le virus de la grippe A(H1N1). Ces pro­duits doi­vent éga­le­ment être décla­rés à l’Ins­ti­tut Natio­nal de Recher­che et de Sécu­rité (INRS); et être décla­rés au Minis­tère en charge de l’envi­ron­ne­ment avant leur mise sur le mar­ché effec­tive. »

Or, sauf pour les pwo­fi­tan et leurs com­pli­ces à pro­duire des faux, ce pro­duit n’a été déclaré ni à L’INRS, ni au Minis­tère de l’envi­ron­ne­ment ! Et si les fla­cons por­tent bien (mais en anglais, ce qui est dou­teux, vous en con­vien­drez aisé­ment) la men­tion de la quan­tité d’étha­nol con­te­nue dans le fla­con - 60% - rien ne per­met d’affir­mer que la quan­tité et la qua­lité de l’alcool éthy­li­que uti­lisé par les sous-trai­tants chi­nois dans des usi­nes à sueur soient aux nor­mes (Cf. affaire du lait mater­nisé fre­laté à la méla­mine ayant gra­ve­ment con­ta­miné plus de 60 000 bébés en Chine, en tuant plu­sieurs cen­tai­nes) ; ni même sim­ple­ment qu’il s’agisse d’alcool éthy­li­que…

C’est pour­tant sur l’auto­rité de L’AFSSAPS que la direc­tion de GBH s’appuie pour jus­ti­fier la mise sur le mar­ché de ce gel dou­teux. Dans un com­mu­ni­qué adressé à un site de Mar­ti­ni­que (http://bon­da­man­jak.com) et au quo­ti­dien France - Antilles, la direc­tion de CAR­RE­FOUR DES­TRE­LAN affirme :

« (…) L’effi­ca­cité de tels pro­duits ne peut pas être mise en cause sur la base d’un test uni­que, réa­lisé voila plus de deux ans, par une asso­cia­tion pri­vée non habi­li­tée au niveau natio­nal. L’alerte de la grippe AH1N1 et les recom­man­da­tions des ser­vi­ces de santé public nous inci­tent à pro­po­ser à la vente ce type de pro­duit. Pour évi­ter la pro­pa­ga­tion des bac­té­ries, l’Agence Fran­çaise de Sécu­rité Sani­taire des Pro­duits de Santé (AFSS­PAS) pré­co­nise soit l’usage de savon et d’eau soit l’usage de solu­tions et de gels hydro-alcoo­li­ques con­te­nant une dose suf­fi­sante d’alcool, ce qui cor­res­pond aux pro­duits que nous com­mer­cia­li­sa­tions. (…) ».

Per­suadé éga­le­ment de sa totale impu­nité, GBH nous objecte donc que des tests réa­li­sés en 2007 aux Etats-Unis par une asso­cia­tion de con­som­ma­teurs com­pa­ra­ble à « 60 mil­lions de con­som­ma­teurs », offrent moins de garan­tie que ce pro­duit sani­taire fabri­qué en Chine… Il est vrai que du début des années 70 jusqu’aux années 90, les grands pro­prié­tai­res békés de la banane avaient pu con­vain­cre sans trop de mal les auto­ri­tés sani­tai­res, admi­nis­tra­ti­ves et poli­ti­ques de la France colo­niale de l’inno­cuité de la chlor­dé­cone ; alors que sa toxi­cité avait été éta­blie dès 1979 aux USA. En osant publier un tel com­mu­ni­qué, GBH mise pro­ba­ble­ment sur la péren­ni­sa­tion de cette col­lu­sion entre les pwo­fi­tan et le pou­voir fran­çais.

S’agis­sant en troi­sième lieu du prix du pro­duit en cause : il est vendu au prix de 5.69€ le fla­con de 236ml ; prix que GBH con­si­dère comme nor­mal dans la suite de son com­mu­ni­qué, en retour­nant au LKP son pro­pre argu­ment, à savoir la com­pa­rai­son avec les prix pra­ti­qués en France :

« (…)Con­cer­nant le prix de vente de nos pro­duits, les com­pa­rai­sons de prix avec la Métro­pole mon­trent que notre prix est com­pa­ra­ble aux prix du mar­ché natio­nal. Ainsi le prix moyen relevé sur le site de l’express (18 sep­tem­bre 2009 mise à jour le 23 sep­tem­bre 2009) pour 300 ml est de 7.50 €.

La direc­tion de Car­re­four Des­tre­land »

Et en appa­rence, le prix pra­ti­qué étant bien dans la moyenne des prix pra­ti­qués en France pour ce type de pro­duit, il n’y aurait donc pas lieu de par­ler d’abus et de pwo­fi­ta­syon par les prix pour le cas d’espèce…

Sauf que, Fo pa pran nou pou kouyon :


« (…) Les solu­tions hydro-alcoo­li­ques sur le mar­ché ont qua­si­ment tou­tes les mêmes actions. Néan­moins, une con­nais­sance des nor­mes est utile pour s’assu­rer que l’on achète un pro­duit com­plet. »

Suit un tableau des 3 actions pos­si­bles :

- bac­té­ri­cide (type NF 1040),
- fon­gi­cide / levu­ri­cide (type NF 1275),
- viru­cide (type NF T72-180, NF 14476).

Autre­ment dit, le prix moyen varie sur­tout en fonc­tion des « actions » pos­si­bles des pro­duits pro­po­sés à la clien­tèle. Et en la matière, le pro­duit sani­taire d’ori­gine chi­noise pro­posé à la vente par CAR­RE­FOUR Des­tre­lan ne sou­tient pas la com­pa­rai­son.

  • Ensuite, aucun des pro­duits mis en vente n’est pro­duit en Chine (coûts et qua­lité)… Et de plus, en l’espèce, il s’agit d’un pro­duit de santé à usage sani­taire…



Nous ter­mi­ne­rons par une rapide con­sul­ta­tion des prix affi­chés par CAR­RE­FOUR en France ce type de pro­duit :

  • Gel désin­fec­tant mains de la mar­que SANY­TOL : 4,75 € (la pompe de 250ml, soit 19,00 € / Litre)


  • Gel désin­fec­tant mains de la mar­que SANY­TOL : 3,15 € (le fla­con de 75ml, soit 42,00 € / Litre)


  • Gel net­toyant pour les mains sans savons de la mar­que CAR­RE­FOUR (MDD) : 2,05 € (le fla­con de 75ml, soit 27,33 € / Litre)


Les pwo­fi­tan ne le savent que trop bien : en matière de prix, les pwo­fi­ta­syon, les déri­ves, les vols, les abus s’opè­rent d’abord par la marge. Par exem­ple, en mul­ti­pliant par 5 (comme l’a fait GBH) le prix d’achat de la pompe de 250ml du gel désin­fec­tant mains de la mar­que SANY­TOL vendu 4,75€ en France, le même pro­duit coû­te­rait en Gua­de­loupe 23,75 € ! C’est donc bien pour cette rai­son qu’il n’a pas importé les pro­duits dis­tri­bués dans le réseau CAR­RE­FOUR France.

Nous som­mes donc dou­ble­ment gru­gés : par la qua­lité plus que dou­teuse de ce « gel », dont le prix d’achat fait immé­dia­te­ment pen­ser à une con­tre­fa­çon de pro­duit sani­taire ; et par la marge (8 fois plus impor­tante à la marge moyenne de 60% pour­tant dure­ment dénon­cée par l’Auto­rité de la con­cur­rence dans un récent rap­port).

En défi­ni­tive, le choix de four­guer aux gua­de­lou­péens au mieux un « dérivé » ou un « sub­sti­tut », ou peut-être même un pro­duit sani­taire con­tre­fait s’appuie sur :

  • La légi­time crainte des parents et le cli­mat de psy­chose,


  • La noto­riété de l’ensei­gne,


  • Le mépris des gua­de­lou­péens par cette ethno-classe, ses alliés et ses féaux,


  • L’absence – qui s’appa­rente à de la com­pli­cité – de tout con­trôle par les Direc­tions régio­na­les des ser­vi­ces de l’Etat (Doua­nes - Répres­sion des frau­des – Auto­ri­tés sani­tai­res),


  • La col­lu­sion entre l’Etat colo­nial fran­çais et les pwo­fi­tan; tou­jours ins­piré par le sys­tème de la « Fran­ca­fri­que ». Le même Etat qui réprime sau­va­ge­ment les tra­vailleurs de Car­re­four en lutte et pro­tège l’hyper­mar­ché d’Hayot avec des cen­tai­nes de man­blos, l’aide éga­le­ment à nous voler.


Nous exi­geons donc :

* Le retrait immé­diat de ce pro­duit de la vente,
* L’ouver­ture d’une enquête sur cette arna­que,
* Le rem­bour­se­ment de tous les clients ayant pro­cédé à l’achat de ce pro­duit,
* La fin de ces pra­ti­ques qui passe par l’appli­ca­tion du pro­to­cole d’accord du 4 mars 2009.

Rece­vez, Mon­sieur le pré­fet, nos salu­ta­tions dis­tin­guées.

Le Porte-parole



Elie DOMOTA

Copie à : Mme le secré­taire d’état aux DOM - TOM
Presse

mercredi 30 septembre 2009

Lettre du LKP à M.L. Penchard pour la reprise des négociations

Pointe-à-Pitre, le 29 Sep­tem­bre 2009

Madame Marie-Luce PEN­CHARD
Secré­taire d’État Char­gée des DOM

27, rue Oudi­not
75007 PARIS 07

Objet : Suivi des accords

Madame Le Minis­tre,

En appli­ca­tion des dis­po­si­tions de l’arti­cle 165 du Pro­to­cole d’Accord du 4 mars 2009, nous vous deman­dons de réu­nir dans les meilleurs délais la Com­mis­sion de suivi et cela afin de faire le point sur les dif­fé­rents dos­siers (car­bu­rant, pro­duits de pre­mière néces­sité, plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’inser­tion des jeu­nes, accord inter­pro­fes­sion­nel, etc..). et pro­gram­mer la pour­suite des négo­cia­tions, comme con­venu avec votre pré­dé­ces­seur.

Con­trai­re­ment à la pro­pa­gande gou­ver­ne­men­tale en cours, il n’y a à ce jour aucune trans­pa­rence dans la fixa­tion du prix des car­bu­rants en Gua­de­loupe et pré­ten­dre le con­traire revien­drait à ne pas dire la vérité aux Gua­de­lou­péens, une fois de plus.

L’opa­cité demeure, et cela, en totale con­tra­dic­tion avec les enga­ge­ments pris par le Gou­ver­ne­ment dans le pro­to­cole du 04 mars 2009 con­clu avec le LKP.

La récente hausse et cel­les pro­mi­ses prou­vent bien, pour ceux qui en dou­taient, l’exis­tence d’une col­lu­sion, et le mot est fai­ble, évi­dente entre l’État et les Com­pa­gnies Pétro­liè­res.

A tou­tes fins uti­les, nous vous fai­sons par­ve­nir un exem­plaire des accords signés avec les dif­fé­rents acteurs con­cer­nés, afin que vous vous ren­diez bien compte de la mesure des atten­tes des Gua­de­lou­péens, au regard des enga­ge­ments pris.

Il en est de même en ce qui con­cerne le con­trôle des prix des biens impor­tés, où les Ser­vi­ces de l’État ont déli­bé­ré­ment cau­tionné, là encore le mot est fai­ble, depuis tou­jours les abus ou plu­tôt le vol par les impor­ta­teurs-dis­tri­bu­teurs, se ren­dant ainsi com­pli­ces éveillés et cons­cients de la Pwo­fi­ta­syon.

L’Accord BINO sur les salai­res est déna­turé et revu à la baisse par les Ser­vi­ces de l’État. Nico­las SAR­KOZY n’a-t-il pas récem­ment dit que la parole don­née doit être hono­rée et la signa­ture res­pec­tée autre­ment, il s’agit de mal­hon­nê­teté. Nous repre­nons donc ses pro­pos à notre compte.

Nous ne som­mes pas dupes. Nou péké pwan dlo mou­sach pou lèt.

Aussi, con­for­mé­ment aux signa­tu­res appo­sées sur l’Accord du 04 Mars 2009 avec le LKP, nous exi­geons le res­pect de tous les enga­ge­ments pris.

Nous sol­li­ci­tons une réu­nion de la Com­mis­sion de suivi dans les meilleurs délais avec vous et en pré­sence des deux exé­cu­tifs (Dépar­te­ment et Région) signa­tai­res de l’Accord.

Rece­vez, Madame Le Minis­tre, nos salu­ta­tions dis­tin­guées.

Le Porte-parole

Elie DOMOTA

Copie à :

Mr Vic­to­rin LUREL – Pré­si­dent du Con­seil Régio­nal
Mr Jac­ques GIL­LOT – Pré­si­dent du Con­seil Géné­ral

lundi 31 août 2009

LKP KA DEKLARÉ : Yo pa enmé trankilité

L.K.P KA DEKLARÉ

Yo pa enmé trankilité

Travayè, jenn’, chomè, rètrété, Pèp Gwadloup

Wi, nou gwadoupéyen, jòdijou piti a piti nou ka konstwi Gwadloup !

Sa bel menm ! Nou dwètèt kontan nou !

Le souffle nouveau qui traverse la Guadeloupe depuis le 20 janvier 2009, cette fierté retrouvée, l’appartenance au peuple de Guadeloupe, de plus en plus affirmée et surtout revendiquée se poursuit, se développe et s’amplifie.

Et cela, malgré tout ladiablès yo ka mét adan lawond an-nou…

Beaucoup plus de nos enfants réussissent à leurs examens, nos jeunes sportifs, leurs dirigeants et entraineurs, nous offrent des performances sportives extraordinaires, manifestant ainsi leur fierté guadeloupéenne.

Nos 44 jours de lutte donnent à la Guadeloupe et aux Guadeloupéens un rayonnement planétaire.

Les délégation du LKP qui se sont rendues en Martinique, Guyane, Haïti, Saint-Domingue, Etats Unis, Corse, et différentes régions de France sont reçues avec respect. Le mouvement LKP suscite interrogation, admiration et donne espoir aux peuples et aux travailleurs en lutte.

Les liyannaj a pawol du LKP dans tous les quartiers, bourgs , lakou, entamés depuis le mois de juillet sont de véritables espaces et moments de libération, de bokantaj a pawol et de solidarité retrouvée an fanmi, avè zanmi é vwazen.

Nous sommes de plus en plus nombreux à fréquenter les marchés et à transformer notre façon de consommer.

Un vrai mouvement de création artistique, de production littéraire, de création d’entreprises adan on dot lespwi, accompagne et soutient tout ce changement de fond de la société guadeloupéenne.

Yo mélé kon sann’ é farinn’,
Yo pòkò vlé kwè la Gwadloup chanjé

° Le Préfet est ankayé dans cette nouvelle situation. Il attend, paralysé, et espère des solutions des Etats généraux. L’Etat est antòtyé. Il lui faut inventer de nouvelles orientations, de nouvelles stratégies car ses plans STRACOM et LODEOM sont d’ores et déjà hors sujet d’autant plus que loi programme et autre LOPOM n’ont rien donné.

° Lurel et Gillot tout occupés et hantés par l’échéance électorale de 2010 et par l’assemblée unique écument les fêtes communales, les élections de miss et autres inaugurations de toutes sortes en distribuant quelques euros pour la canne, la banane, les ronds points… Ils essaient par tous moyens de rattraper leur retard sur l’Etat qui les a devancés avec les Etats généraux. Car ils n’ont à leur actif qu’un “congrès sur la Méthode” validé en toute démocratie par 7 élus présents dans l’hémicycle demandant un sursis de 18 mois à Sarkozy pour choisir l’article 73 ou 74 comme projet de société pour la Guadeloupe ; tout un programme !!!

° Le patronat et Willy Angèle ne sont pas en reste, Yo ka di nou kontinyé travay pou yo, kontinyé sibi lisansiman é pwofitasyon pour le « bien de la Guadeloupe et de son économie ». Leur objectif : faire de la Guadeloupe le Singapour de la Caraïbe avec l’argent public et des travailleurs sans aucun droit ; Sé sa Angèle ka révé.

Yo mélé, C’est pour cela qu’ils tentent tous de discréditer le LKP par la reprise en main des médias, par des sondages d’opinion aux interprétations douteuses.

Yo mélé, C’est pour cela qu’ils veulent toucher à nos victoires les plus emblématiques, le prix de l’essence et l’accord Bino.

Yo mélé, C’est pour cela qu’ils s’en prennent aux militants du LKP.

C’est donc le retour de la Pwofitasyon accompagnée de répression, orchestré par une dame bien de chez nous, Mme Marie Luce Penchard (fi a Man Micho), puisqu’il est dit que sé nèg ki ka manjé nèg. Si Marie Luce Penchard avait été plus clairvoyante, elle aurait refusé….Mais elle est aveuglée par les ors des Ministères et tient à suivre les traces de Manman…….

LKP ka déklaré : Aux mêmes maux, les mÊmes remèdes

An nou pwan tan owganizé on bel totoblo car ils ne seront moins surpris et donc mieux préparés pour nous contrer.

An nou pwan tan owgasizé on bel totoblo parce qu’il nous faut obtenir un véritable rééquilibrage et une profonde transformation des rapports sociaux économiques et politiques an péyi an-nou.

LKP appelle tous les Gwadloupéyen, à s’organiser toupatou an péyi la

  • Les salariés doivent se syndiquer ;


  • Les locataires doivent adhérer à des associations de défense ;


  • Les producteurs doivent s’unir ;


  • Les militants politiques doivent renforcer leurs partis ;


  • Les Guadeloupéens doivent préserver leurs terres, leur santé et leur environnement ;


  • Les mouvman kiltirel doivent porter plus haut encore le flambeau de notre culture de notre histoire, de nos mès é labitid pou kontinyé sanblé gwadloupéyen.


Pèp gwadloup an-nou kontinyé liyanné pou konstwi on sosyété nèf

LKP ka déklaré : NOU PÉKÉ ASEPTÉ

° Aucune augmentation de l’essence. Nous exigeons la vérité totale sur les prix pratiqués par la SARA et les compagnies pétrolières ; le remboursement des sommes indûment prélevées sur les usagers de Guadeloupe ; le remboursement des 3 millions d’euros aux collectivités ; la mise en place d’un véritable service public d’approvisionnement et de distribution des carburants et le maintien de tous les emplois ;

° Aucune remise en cause de l’accord salarial Bino signé le 26 février 2009. Les 200 € doivent être versés à tous les salariés qui y ont droit sans date limite d’inscription ;

° Le respect de tous les engagements.

LKP ka mandé :

° L’indemnisation des producteurs agricoles pour les 200 000 tonnes de canne restées sur pied ;

° La mise en place du plan d’urgence pour la formation professionnelle et l’emploi des jeunes ;

° La résolution des conflits en cours (ASFO, Maison de l’Enfance, Texaco La boucan, Agents de sécurité au Pays de la Canne, Agents de sécurité de l’hippodrome, les contrats aidés).

° L’arrêt de toute répression à l’encontre des travailleurs et des dirigeants du LKP

° La reprise des négociations sur les autres points de la plate-forme

Aucune paix sociale, aucun développement économique ne seront possibles sans le respect des engagements pris et l’arrêt total de toute Pwofitasyon.

L.K.P.

Lapwent, le 27.08.09

jeudi 09 avril 2009

Ki diab « états - généraux » ésa !!!!!!! DECLARATION LKP à propos des états - genaraux

DECLARATION LKP à propos des etats - genaraux

Ki diab « états - généraux » Ésa !!!!!!!

C’est la grève générale et le mouvement populaire historique des journées de Décembre, Janvier, Février et Mars 2009 kont pwofitasyon qui a conduit l’État Français à organiser leurs dits « états généraux » en Guadeloupe, avec l’arrière pensée de briser la dynamique LKP.

LKP déclare : Pon « états généraux » ne peut être dicté au Peuple Guadeloupéen.

C’est :

De Paris que M. Sarkozy a lancé ses « états - généraux. »
De Paris que M. Sarkozy a désigné son coordinateur central.
De Paris que M. Sarkozy a désigné ses personnalités référents.
De Paris que M. Sarkozy a établi le mode de fonctionnement de ses états généraux, y compris dans les détails (ateliers, sujets, chefs d’atelier, calendrier, etc.)
De Paris... ou plutôt... à Paris que se fera la synthèse de ces discussions de salon !

LKP refuse d’être la caution sociale, économique, politique et culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses relais en Guadeloupe. Yo ja désidé biten a yo.

Nous déclarons que les « états - généraux » du Peuple Guadeloupéen ont débuté depuis le 5 décembre 2008, que la plate- forme de revendications en 146 points et dix thèmes constituent le début du vaste chantier sur l’état des lieux, le diagnostic de notre société en mal-développement, caractérisée par des inégalités basées sur une pwofitasyon qui perdure depuis plus de quatre cent ans.

Après les avancées sociales arrachées de haute lutte par plus que 44 jours de mobilisation de masse dans les rues, un immense espoir de changement s’est levé chez les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe.

LKP entend concevoir avec le Peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et sociaux, pour passer d’une économie de plantation d’import-distribution à une économie de production tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du Peuple Guadeloupéen.

Une Guadeloupe avec des femmes et des hommes capables d’inventer une nouvelle société.

Aussi, nous devons notamment, avancer vers l’autosuffisance alimentaire, œuvrer pour le plein emploi, assurer la justice fiscale, protéger notre environnement, promouvoir un système d’éducation et de formation répondant aux besoins de la jeunesse, de son épanouissement et continuer à affirmer notre identité culturelle.

Nous devons favoriser une réelle expression démocratique de tous les Guadeloupéens, respectant le droit du Peuple Guadeloupéen à se donner la forme et le calendrier d’émancipation qu’il désire.

Seule la poursuite des luttes de masse, conduite par la classe des travailleurs conscients et organisés, fondée sur un programme né de ses propres besoins, aspirations et revendications pourra répondre aux espérances du Peuple.

Ce combat ne peut être mené victorieusement sans la participation de l’ensemble de la jeunesse et du Peuple. LKP se situe résolument dans cette logique.

ANNOU SANBLÉ pour nos propres revendications et aspirations.
La Gwadloup sé tannou,
La Gwadloup sépa ta yo ;
Yo péké fè sa yo vlé an péyi an nou

Manten, 04.04.09

jeudi 05 mars 2009

Ensemble des protocoles signés au 5 mars 2009.

Vous trou­ve­rez en annexe l’ensem­ble des pro­to­col­les d’accord signés au 05 mars 2009.

  • Accord Inter­pro­fes­sion­nel sur les salai­res, ou Accord Jac­ques BINO (fichier .pdf de 5 pages)


  • Pro­to­cole d’accord géné­ral (fichier .pdf de 21 pages)


  • Accord - trans­por­teurs du 02.03.09, por­tant sur l’aide au départ volon­taire (fichier .pdf de 2 pages)


  • Extrait du “Jour­nal Offi­ciel” du 07/03/09 - Exten­sion de l’accord J. BINO (fichier .pdf d’1 page)

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