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dimanche 04 novembre 2012

Pwoblèm a dlo nowgandtè : Rencontre avec le LKP et le SMNGT

’an deux mille douze et le 11 octo­bre une ren­con­tre s’est tenue en mai­rie de Petit-Canal.

Étaient pré­sent (cf liste d’émar­ge­ment annexée au pré­sent relevé des déci­sions) :

  • Le Pré­si­dent du SMNGT
  • Les repré­sen­tants du LKP
  • Les repré­sen­tants des usa­gers du Nord Grande-Terre
  • L’office de l’eau Gua­de­loupe
  • La Géné­rale des eaux
  • Repré­sen­tants de la Com­mune de Petit-Canal
  • Les agents du SMNGT

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mercredi 06 juin 2012

Mai 1802 - Mai 1967 : RECONNAISSANCE - REHABILITATION - REPARATION

Mon­sieur Fran­çois HOL­LANDE

Pré­si­dent de la Répu­bli­que Fran­çaise

Palais de l’Ély­sée

55, rue du fau­bourg Saint-honoré

75008 PARIS

Objet : VÉRITÉ – JUS­TICE - RÉPA­RA­TION – RÉHA­BI­LI­TA­TION POUR LES VIC­TI­MES DE LA GUERRE DE 1802 ET DES MAS­SA­CRES DES 26 ET 27 MAI 1967.

Mon­sieur le Pré­si­dent,

En mai 1802, les trou­pes de Napo­léon Bona­parte, futur Empe­reur des fran­çais débar­quent en Gua­de­loupe dans le but de réta­blir l’escla­vage. Après 18 jours de com­bat : plus de 10.000 vic­ti­mes gua­de­lou­péen­nes (tués au com­bat, con­dam­nés à mort, empri­son­nés ou dépor­tés notam­ment en Corse où ils mou­ru­rent tous comme escla­ves). Des mil­liers d’hom­mes de cou­leur libres seront, dès lors, obli­gés de jus­ti­fier de leur sta­tut sous peine de rede­ve­nir esclave. Les vic­ti­mes vont donc payer pour un acte aujourd’hui reconnu comme crime con­tre l’huma­nité.

Cette page de l’his­toire de France n’est pas ensei­gnée, l’Etat fran­çais pré­fé­rant se revê­tir de l’habit d’abo­li­tion­niste plu­tôt que de celui d’escla­va­giste. Votre pré­dé­ces­seur, Nico­las Sar­kozy nous invi­tant même «  à digé­rer notre his­toire  ».

Qui sont ces hom­mes et ces fem­mes qui ont donné leur vie pour défen­dre la liberté ?

Qui étaient ces mil­liers de pri­son­niers dépor­tés ?

Ne serait-ce pas plu­tôt ceux là qu’il faut hono­rer ?

A main­tes repri­ses, le sang des Gua­de­lou­péens coula sous les bal­les des mili­tai­res fran­çais comme en mai 1967.

En effet, les 26 et 27 mai 1967, à Pointe - à - Pitre, à l’occa­sion d’une grève d’ouvriers du bâti­ment, les CRS, Gen­dar­mes mobi­les (Képis Rou­ges) fran­çais per­pé­trè­rent un véri­ta­ble mas­sa­cre con­tre les tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe.

« Le mas­sa­cre com­mença le 26 mai 1967 au début de la mati­née et dura jusqu’au len­de­main soirPointe - à - Pitre mar­ty­risé. Ces morts ne furent pas les vic­ti­mes acci­den­tel­les d’un com­bat sans merci. Ces êtres furent assas­si­nés de sang froid avec métho­des. Ce crime fut décidé, orga­nisé, pla­ni­fié dans le cadre d’une poli­ti­que de ter­reur. » Ces faits rap­pel­lent le mas­sa­cre de Maillé le 25 août 1944.

Le Pré­fet Pierre BOLOTTE, inhumé le 27 mai 2008 (41 ans jour pour jour après le mas­sa­cre des Gua­de­lou­péens), com­man­deur de la légion d’hon­neur, demanda de faire usage de tou­tes les armes con­tre tous ceux qui bou­geaient, qui étaient noirs ou tiraient leur ori­gine de cette cou­leur. Plu­sieurs cen­tai­nes de Gua­de­lou­péens furent tra­qués, bles­sés ou tués par bal­les.

L’armée fran­çaise tirait sur les ambu­lan­ces et même lors de la veillée mor­tuaire d’une des pre­miè­res vic­ti­mes.

L’hôpi­tal débor­dait de cada­vres et de bles­sés. Des exé­cu­tions som­mai­res ont été per­pé­trées aussi bien à la gen­dar­me­rie du Morne Miquel qu’à la sous-pré­fec­ture de Pointe - à - Pitre où des dizai­nes de corps jon­chaient le sol.

Depuis plu­sieurs années, des démar­ches sont entre­pri­ses auprès de l’Etat fran­çais pour qu’une enquête soit dili­gen­tée sur les tue­ries de mai 1967. Jusqu’ici, aucune réponse.

Nos inves­ti­ga­tions se sont pour­sui­vies direc­te­ment sur le ter­rain même, en Gua­de­loupe, et ont per­mis de ren­con­trer des témoins visuels, des parents et amis de vic­ti­mes, des bles­sés, des empri­son­nés…

Selon M. LEMOINE, ancien minis­tre des DOM, il y eut 87 morts et des cen­tai­nes de bles­sés. Mais, entre le nom­bre réel de morts et celui qui a été comp­ta­bi­lisé par les ser­vi­ces offi­ciels, il y a, à n’en pas dou­ter, une dif­fé­rence de l’ordre de plu­sieurs dizai­nes. Les repré­sen­tants de l’Etat fran­çais nous abreu­vent de dis­cours offi­ciels van­tant « la France patrie des droits de l’homme » et du carac­tère infailli­ble de la société de droits. C’est une chose.

Tou­te­fois, disons - le tout net, l’exer­cice de la « jus­tice » à nos actes ordi­nai­res est fondé sur la plus fla­grante des dis­cri­mi­na­tions colo­nia­les : celle de la cou­leur !

Des­cen­dants de tous ces hono­ra­bles com­bat­tants de la liberté, nous exi­geons du gou­ver­ne­ment de la France, des répon­ses clai­res et pré­ci­ses sur tou­tes les tue­ries per­pé­trées con­tre les Gua­de­lou­péens par l’Etat fran­çais et notam­ment ceux de mai 1802 et mai 1967.

Nous exi­geons la vérité, la recon­nais­sance de ces cri­mes colo­niaux, la jus­tice, le juge­ment et la con­dam­na­tion de tous les cou­pa­bles, la réha­bi­li­ta­tion des vic­ti­mes et empri­son­nés, la répa­ra­tion des pré­ju­di­ces, l’accès aux archi­ves et dos­siers de l’épo­que.

Pour­quoi les cri­mi­nels ont - ils été déco­rés ?

Pour­quoi ce black - out con­cer­nant les archi­ves ?

Pour le LKP

Le Porte Parole

E. DOMOTA

LKP - Lap­went – 18 Mé 2012

dimanche 12 juin 2011

Lettre ouverte : Aux Elus et Parlementaires, Aux Représentants de l’Etat colonial en Guadeloupe, Aux Ministres du Gouvernement Français

Let­tre ouverte :
Aux Elus et Par­le­men­tai­res,
Aux Repré­sen­tants de l’Etat colo­nial en Gua­de­loupe,
Aux Minis­tres du Gou­ver­ne­ment Fran­çais

Objet : VERITE – JUS­TICE - REPA­RA­TION – REHA­BI­LI­TA­TION POUR LES VIC­TI­MES DE LA GUERRE DE 1802 ET DES MAS­SA­CRES DES 26 ET 27 MAI 1967.

Mes­da­mes, Mes­sieurs,

En mai 1802, les trou­pes de Napo­léon Bona­parte, futur Empe­reur des fran­çais débar­quent en Gua­de­loupe dans le but de réta­blir l’escla­vage. Après 18 jours de com­bat : plus de 10 000 vic­ti­mes gua­de­lou­péen­nes (tués au com­bat, con­dam­nés à mort, empri­son­nés ou dépor­tés notam­ment en Corse où ils mou­ru­rent tous comme escla­ves). Des mil­liers d’hom­mes de cou­leur libres seront dès lors, obli­gés de jus­ti­fier de leur sta­tut sous peine de rede­ve­nir esclave. Les vic­ti­mes vont donc payées pour un acte aujourd’hui reconnu comme crime con­tre l’huma­nité.

Cette page de l’his­toire de France n’est pas ensei­gnée, l’Etat fran­çais pré­fé­rant se revê­tir de l’habit d’abo­li­tion­niste plu­tôt que de celui d’escla­va­giste. Nico­las Sar­kozy nous invi­tant à digé­rer notre his­toire.
Qui sont ces hom­mes et ces fem­mes qui ont donné leur vie pour défen­dre la liberté ?
Qui étaient ces mil­liers de pri­son­niers dépor­tés ?
Ne serait - ce pas plu­tôt ceux là qu’il faut hono­rer ?
A main­tes repri­ses, le sang des Gua­de­lou­péens coula sous les bal­les des mili­tai­res fran­çais comme en mai 1967.

En effet, les 26 et 27 mai 1967, à Pointe - à - Pitre, à l’occa­sion d’une grève d’ouvriers du bâti­ment, les CRS, Gen­dar­mes mobi­les (Képis Rou­ges) fran­çais per­pé­trè­rent un véri­ta­ble mas­sa­cre con­tre les tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe.
« Le mas­sa­cre com­mença le 26 mai 1967 au début de la mati­née et dura jusqu’au len­de­main soir. Pointe - à - Pitre mar­ty­risé. Ces morts ne furent pas les vic­ti­mes acci­den­tel­les d’un com­bat sans merci. Ces êtres furent assas­si­nés de sang froid avec métho­des. Ce crime fut décidé, orga­nisé, pla­ni­fié dans le cadre d’une poli­ti­que de ter­reur. » (Source : extrait ver­sion Mé 67 du dis­cours de Nico­las Sar­kozy com­mé­mo­rant le mas­sa­cre de Maillé le 25 août 1944).
Le Pré­fet Pierre BOLOTTE, inhumé le 27 mai 2008 (41 ans jour pour jour après le mas­sa­cre des Gua­de­lou­péens), com­man­deur de la légion d’hon­neur, demanda de faire usage de tou­tes les armes con­tre tous ceux qui bou­geaient, qui étaient noirs ou tiraient leur ori­gine de cette cou­leur. Plu­sieurs cen­tai­nes de Gua­de­lou­péens furent tra­qués, bles­sés ou tués par bal­les. L’armée fran­çaise tirait sur les ambu­lan­ces et même lors de la veillée mor­tuaire d’une des pre­miè­res vic­ti­mes.
L’hôpi­tal débor­dait de cada­vres et de bles­sés. Des exé­cu­tions som­mai­res ont été per­pé­trées aussi bien à la gen­dar­me­rie du Morne Miquel qu’à la sous - pré­fec­ture de Pointe - à - Pitre où des dizai­nes de corps jon­chaient le sol.

Depuis plu­sieurs années, des démar­ches sont entre­pri­ses auprès de l’Etat fran­çais pour qu’une enquête soit dili­gen­tée sur les tue­ries de mai 1967. Jusqu’ici, aucune réponse.
Nos inves­ti­ga­tions se sont pour­sui­vies direc­te­ment sur le ter­rain même, en Gua­de­loupe, et ont per­mis de ren­con­trer des témoins visuels, des parents et amis de vic­ti­mes, des bles­sés, des empri­son­nés…
Selon M. LEMOINE, ancien minis­tre des DOM, il y eut 87 morts et des cen­tai­nes de bles­sés. Mais, entre le nom­bre réel de morts et celui qui a été comp­ta­bi­lisé par les ser­vi­ces offi­ciels, il y a, à n’en pas dou­ter, une dif­fé­rence de l’ordre de plu­sieurs dizai­nes.
Les repré­sen­tants de l’Etat fran­çais nous abreu­vent de dis­cours offi­ciels van­tant « la France patrie des droits de l’homme » et du carac­tère infailli­ble de la société de droits. C’est une chose.
Tou­te­fois, disons le tout net, l’exer­cice de la « jus­tice » à nos actes ordi­nai­res est fondé sur la plus fla­grante des dis­cri­mi­na­tions colo­nia­les : celle de la cou­leur !
Des­cen­dants de tous ces hono­ra­bles com­bat­tants de la liberté, nous exi­geons du gou­ver­ne­ment de la France, des répon­ses clai­res et pré­ci­ses sur tou­tes les tue­ries per­pé­trées con­tre les Gua­de­lou­péens par l’Etat fran­çais et notam­ment ceux de mai 1802 et mai 1967.

Nous exi­geons la vérité, la recon­nais­sance de ces cri­mes colo­niaux, la jus­tice, le juge­ment et la con­dam­na­tion de tous les cou­pa­bles, la réha­bi­li­ta­tion des vic­ti­mes et empri­son­nés, la répa­ra­tion des pré­ju­di­ces, l’accès aux archi­ves et dos­siers de l’épo­que.

Pour­quoi les cri­mi­nels ont - ils été déco­rés ?

Pour­quoi ce black - out con­cer­nant les archi­ves ?

La vérité serait sans aucun doute dure à ava­ler pour les des­cen­dants des bour­reaux, héri­tiers de l’his­toire de France.

Pour LKP

Le Porte Parole
E. DOMOTA

LKP - Lap­went – 27 Mé 2011

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