CFDT, CFTC, CGTG, CTU, FAEN-SNCL, FO, FSU, SGEP/SNEC, SNU, SPEG, SUD-PTT, UGTG, UNSA

Tra­vayè, an nou dou­bout ansanm ansanm
Pou raché an men a yo tou sa nou gan­nyé !
Prè­myé gran san­blé : Sanmdi 3 òktòb

Depuis décem­bre 2008 la Gua­de­loupe est mobi­li­sée avec LKP. Les pwo­fi­tan ont dû recu­ler face aux mani­fes­ta­tions de masse, et sur­tout face à la grève géné­rale qui a para­lysé leur machine à pro­fits.

Après mars, cer­tains tra­vailleurs ont con­ti­nué la lutte, et d’autres sont ren­trés en mou­ve­ment à leur tour. Leur déter­mi­na­tion a payé : nom­breux sont ceux qui ont obtenu satis­fac­tion.

L’État fran­çais et les patrons nous expli­quent que les tra­vailleurs Gua­de­lou­péens ne doi­vent plus se mobi­li­ser, au ris­que de cou­ler leur entre­prise.

Manti a yo ! Par­tout dans le monde la crise éco­no­mi­que pré­ci­pite des mil­lions de tra­vailleurs dans le chô­mage et la misère.

Les exploi­teurs nous font du chan­tage, comme si LKP était res­pon­sa­ble de la crise mon­diale. Nous ne devons pas tom­ber dans ce piège. En réa­lité, l’argent existe pour amé­lio­rer nos salai­res et nos con­di­tions de vie, mais nous devrons aller le cher­cher !

Le groupe TOTAL a fait 14 mil­liards d’euros de béné­fi­ces en 2008. Ola yo pran-y ?

Dans la Pwo­fi­ta­syon sur les prix des car­bu­rants qu’ils cher­chent à réta­blir. Mais aussi dans le pillage orga­nisé dans des pays comme le Gabon et la Bir­ma­nie, grâce à l’appui de l’État fran­çais, qui est action­naire. Et enfin dans la pres­sion accrue sur les sala­riés du groupe, au mépris de leur vie : en France, les acci­dents du tra­vail se mul­ti­plient dans cette entre­prise.

An nou kon­ti­nyé vansé si yo

Dans cha­que entre­prise et admi­nis­tra­tion, nous devons nous orga­ni­ser pour obte­nir le res­pect du pro­to­cole signé le 4 mars 2009, et par­ti­cu­liè­re­ment :

  • Le res­pect et l’appli­ca­tion de l’Accord BINO, soit 200 € net d’aug­men­ta­tion pour tous les bas salai­res, sans con­di­tions ;


  • La mise en place du Plan d’urgence pour l’Emploi, l’Inser­tion et la For­ma­tion Pro­fes­sion­nelle des jeu­nes ;


  • Le res­pect des accords signés sur la baisse des prix ;


  • La titu­la­ri­sa­tion des per­son­nes en con­trats aidés ;


  • L’arrêt immé­diat de toute répres­sion anti-syn­di­cale ;


  • Le règle­ment de tous les con­flits en cours (ASFO, Texaco La Bou­can, Agents de sécu­rité au Pays de la Canne, Agents de sécu­rité de l’hip­po­drome, Club Med, Pro­ci­dex) ;


  • La reprise des négo­cia­tions sur les reven­di­ca­tions du LKP.


Sur cha­que site nous devons met­tre en place des Liyan­naj a pawòl et des assem­blées géné­ra­les, pour déci­der ensem­ble de nos actions. La mani­fes­ta­tion du 3 Octo­bre est une pre­mière étape. D’autres mobi­li­sa­tions auront lieu dans les semai­nes qui vien­nent. Nous devons nous pré­pa­rer !

Lap­went 28.09.09