Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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vendredi 16 avril 2010

DECLARATION DU LKP RELATIVE A LA PROBLEMATIQUE DES CARBURANTS

La sol­li­ci­ta­tion de l’ANACT par le Minis­tère des DOM relève de la déma­go­gie.

Depuis des mois, les Gua­de­lou­péens, ras­sem­blés autour du LKP, n’ont cessé de dénon­cer la pwo­fi­ta­syon en cours dans notre pays et sin­gu­liè­re­ment autour de la ques­tion des prix des car­bu­rants.

Pen­dant long­temps, les com­pa­gnies pétro­liè­res, la Raf­fi­ne­rie des Antilles, l’Etat, ont laissé enten­dre que l’appro­vi­sion­ne­ment de la Gua­de­loupe en car­bu­rants pro­ve­nait d’Europe (Brent) ; docu­ments doua­niers à l’appui, il n’en est rien.

Le car­bu­rant con­sommé en Gua­de­loupe pro­vient prin­ci­pa­le­ment du Vene­zuela, de Tri­ni­dad et Tobago, et des Iles Vier­ges Amé­ri­cai­nes.

Met­tre en avant la pro­blé­ma­ti­que de la pro­duc­tion des car­bu­rants, aux nor­mes euro­péen­nes, relève donc d’une mécon­nais­sance de ce dos­sier.

Dif­fé­rents rap­ports et non des moin­dres (Auto­rité de la Con­cur­rence, Rap­port OLLIER, CESR…) met­tent en exer­gue l’opa­cité qui existe tant en matière de fixa­tion des prix et d’appro­vi­sion­ne­ment du mar­ché Gua­de­lou­péen que dans le con­trôle quasi-totale d’une com­pa­gnie pétro­lière sur notre appro­vi­sion­ne­ment, avec un droit de vie et de mort sur les gérants et employés des sta­tions ser­vi­ces de Gua­de­loupe. Et pour­tant, rien n’a été fait, les pwo­fi­tan sévis­sent tou­jours mal­gré leurs soi-disant états géné­raux et comité inter­mi­nis­té­riel pour l’outre-mer. Une vaste bla­gue. Il y a là, une volonté mani­feste de l’Etat fran­çais, prin­ci­pal pwo­fi­tan, de reve­nir sur ses enga­ge­ments.

Aussi, est-il curieux, mal­gré les rap­ports d’experts offi­ciels et de par­le­men­tai­res, mal­gré le pro­to­cole du 04 mars, que l’on veuille nous faire reve­nir au point de départ. C’est là l’objec­tif pour­suivi par Mme PEN­CHARD, bras armé de la pwo­fi­ta­syon aux ordres des com­pa­gnies pétro­liè­res.

Force est de cons­ta­ter qu’à ce jour, l’Etat, prin­ci­pal appui des com­pa­gnies pétro­liè­res, ne res­pecte pas les ter­mes de l’accord du 4 mars. Rien n’a changé. Le Pré­fet fixe les prix déci­dés par les com­pa­gnies pétro­liè­res et les Gua­de­lou­péens paient.

Et que dire des auto­ri­sa­tions don­nées par l’Etat fran­çais aux com­pa­gnies pétro­liè­res pour sto­cker des car­bu­rants dans les îles anglo­pho­nes de la Caraïbe, au mépris de dis­po­si­tions com­mer­cia­les et doua­niè­res ?

Et que dire de l’accord donné par le Minis­tère du Bud­get à la Raf­fi­ne­rie des Antilles lui garan­tis­sant une marge béné­fi­ciaire annuelle alors que c’est une entre­prise pri­vée ?

Et que dire de l’expor­ta­tion de car­bu­rants de la Gua­de­loupe vers l’Europe ?

Et que dire du fait qu’aucune sanc­tion n’ait été prise à l’encon­tre des pwo­fi­tan par l’Auto­rité de la Con­cur­rence ?

Et que dire de la com­pa­gnie pétro­lière fran­çaise qui a investi pour plus de 20 mil­liards d’euros dans des ins­tal­la­tions pétro­liè­res au Vene­zuela ?

Et que dire de la nou­velle raf­fi­ne­rie flam­bant neuve sur le point de voir le jour en Guyane Hol­lan­daise ?

Et que dire de la Raf­fi­ne­rie des Antilles qui nous vend depuis tan­tôt les 70% de notre con­som­ma­tion ache­tée en pro­duits finis aux prix le plus bas, dans la Caraïbe même, aux coûts de pro­duc­tion de la Raf­fi­ne­rie ?

Vous l’aurez com­pris, mais visi­ble­ment vous ne le savez pas, il s’agit d’un sys­tème mafieux savam­ment orga­nisé par les com­pa­gnies pétro­liè­res avec la com­pli­cité de l’Etat, et cela au détri­ment des Gua­de­lou­péens.

Le LKP con­ti­nue la lutte et réaf­firme ses exi­gen­ces, notam­ment :

• le rever­se­ment de tou­tes les som­mes abu­si­ve­ment per­çues par la Raf­fi­ne­rie des Antilles et les Col­lec­ti­vi­tés dans un fonds des­tiné à la For­ma­tion et à l’Emploi des Jeu­nes et à l’orga­ni­sa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public des trans­ports de pas­sa­gers ;

• la créa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion des car­bu­rants, garan­tis­sant la trans­pa­rence dans la for­ma­tion des prix et le cir­cuit d’appro­vi­sion­ne­ment, la qua­lité et l’accès à un car­bu­rant au meilleur coût ;

• l’annu­la­tion des aug­men­ta­tions des prix du car­bu­rant du 16 sep­tem­bre 2009 et 1er jan­vier 2010, pri­ses en totale illé­ga­lité par le Pré­fet ; un référé en annu­la­tion a été déposé depuis 4 mois main­te­nant devant le Tri­bu­nal Admi­nis­tra­tif de Basse-Terre ; aucune réponse du tri­bu­nal à ce jour ;

• la res­ti­tu­tion des 3 mil­lions d’euros ver­sés en com­pen­sa­tion à la Raf­fi­ne­rie des Antilles par la Région et le Dépar­te­ment Gua­de­loupe, en décem­bre 2008 ;

• la res­ti­tu­tion des 94 mil­lions ver­sés par le Minis­tère des DOM à la Raf­fi­ne­rie des Antilles, sous pré­texte d’un man­que à gagner ;

• la col­lecte des taxes sur le volume réel de car­bu­rants livrés aux dis­tri­bu­teurs (prise en compte de l’effet tem­pé­ra­ture dans la struc­ture des prix du car­bu­rant).

Vous l’aurez com­pris, nous avons bien com­pris que les pro­blé­ma­ti­ques du prix des car­bu­rants relè­vent d’une escro­que­rie dont les acteurs béné­fi­cient du sou­tien de l’Etat en per­sonne, et nous LKP ne sau­rons ser­vir de cau­tion ou d’alibi pour quel­que déci­sion que ce soit, à qui que ce soit.

Que cha­cun assume ses res­pon­sa­bi­li­tés, nous LKP nous assu­mons et assu­me­rons les nôtres.

A bas la pwo­fi­ta­syon.

Le Porte Parole du LKP
Elie DOMOTA
Lap­went, le 23 Mars 2010

samedi 16 janvier 2010

SANMDI 23 JANVYE 2010 SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE HAÏTIEN

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SANMDI 23 JAN­VYE 2010
SOLI­DA­RITE AVEC LE PEU­PLE HAÏ­TIEN

Dans le cadre de « On Lanné L.K.P », Liyan­naj Kont Pwo­fi­ta­syon orga­nise une grande jour­née de soli­da­rité avec le Peu­ple haï­tien :

« Ayiti, AWA, A pa malé­di­syon »

Dès 9h00 : Con­fé­ren­ces et Films sur la Géo­gra­phie d’Haïti, la révo­lu­tion haï­tienne, le traité de l’indé­pen­dance, l’occu­pa­tion des amé­ri­cains, la Minus­tah etc…

A 19h00 : Grand con­cert de soli­da­rité « Pèp Ayiti, Pèp Gwad­loup, sé yonn a lòt »
Domi­nik Coco - Teddy Pélis­sier - WATE MC - Eric Cosa­que - Makali - Kolek­tif - Fanm pou LKP - Kal­bas ka - Yen­ki­nou - Michel Lau­rent - Jo Mimi – Wozan Monza – Bel o Ka - Koseika - SOFT
Slamè é Sla­mèz : Ti malo, Silen­cieu’X, I’man, Rèd Kawòl, Léna, Gwa­dak­wan, Ghetto Intello, Luigi
Mouv­man kil­ti­rèl : AKIYO – AN BOUT AY – KAMOD­JAKA - MAS­KAKLE – VOU­KOUM

Une col­lecte de fonds mais aussi de savon de Mar­seille, Eau de Javel, Con­ser­ves, bou­gies, piles, allu­met­tes sera orga­ni­sée toute la jour­née.
Dès le jeudi 14 jan­vier une per­ma­nence est assu­rée au bik LKP pour col­lec­ter les dons, de 16 h à 18h00, la semaine.
• Le Samedi 16 jan­vier de 9h00 à 18h00
• Le Diman­che 17 jan­vier de 9h00 à 12h00

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON
Elie DOMOTA
Lap­went, le 14 Jan­vier 2010

jeudi 22 octobre 2009

Guadeloupe - Conférence Internationale des 20 & 21 octobre 2009 : La Déclaration solennelle des trois Collectifs (FPAG - K5F - LKP)

La décla­ra­tion solen­nelle issue des tra­vaux de la Con­fé­rence Inter­na­tio­nale réu­nie à Pointe à Pitre les 20 & 21 octo­bre 2009 et regrou­pant les col­lec­tifs de Gua­de­loupe, de Guyane et de Mar­ti­ni­que.

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jeudi 10 septembre 2009

Communiqué & réunion de solidarité du LKP avè pèp Ayiti !

Une délé­ga­tion de LKP par­ti­cipe à Port au Prince du 16 au 19 sep­tem­bre 09 à une Com­mis­sion Inter­na­tio­nale d’Enquête sur la situa­tion en Haïti. Cette ini­tia­tive a été prise lors d’une con­fé­rence pour la Sou­ve­rai­neté d’Haiti qui s’est réu­nie les 12-13 Décem­bre 2008 à Port-au- Prince sur le thème « Défen­dre Haïti, c’est nous défen­dre nous-mêmes ».

Cette con­fé­rence appe­lée par 18 orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et popu­lai­res haï­tien­nes et l’Asso­cia­tion des Tra­vailleurs et des Peu­ples de la Caraïbe (à laquelle appar­tien­nent UGTG, le Mouv­man Nonm et Tra­vayè é Péyi­zan pour la Gua­de­loupe), après avoir débattu de la situa­tion de misère impo­sée au peu­ple haï­tien, a adopté un décla­ra­tion finale qui se ter­mine par :

« Retrait immé­diat des trou­pes de la MINUS­TAH : cha­que jour de plus de pré­sence de ces trou­pes sur le sol Haï­tien est un affront à la sou­ve­rai­neté du peu­ple Haï­tien et aux peu­ples du monde entier !

Annu­la­tion de la dette d’Haïti ! Paie­ment des répa­ra­tions !

Appel au mou­ve­ment ouvrier et démo­cra­ti­que mon­dial pour la cons­ti­tu­tion d’une com­mis­sion d’enquête sur la situa­tion en Haïti. »

Par­ti­ci­pe­ront éga­le­ment à cette Com­mis­sion Inter­na­tio­nale d’Enquête (CIE).

BRE­SIL : Suite à une tour­née d’une délé­ga­tion de syn­di­ca­lis­tes haï­tiens, Fignolé Saint-Cyr, secré­taire géné­ral de la Cen­trale Auto­nome des Tra­vailleurs Haï­tiens, CATH, et Dukens Raphaël, secré­taire géné­ral de la Con­fé­dé­ra­tion des Tra­vailleurs du Ser­vice Public d’Haïti, Julio Turra (CUT), Bar­bara Cor­ra­les par­ti­ci­pe­ront à la com­mis­sion. Devraient aussi par­ti­ci­per à la CIE, le député Jose Can­dido (PT/SP) et un repré­sen­tant de la Com­mis­sion des Droits de l’Homme du Par­le­ment (CDH).

MAR­TI­NI­QUE : Un repré­sen­tant du Komité Défann Ayiti sé défann nou menm.

GUA­DE­LOUPE : Une délé­ga­tion du LKP, Liyan­naj Kont Pwo­fi­ta­syon.

RÉPU­BLI­QUE DOMI­NI­CAINE : Par­ti­ci­pa­tion pré­vue de la CNUS, la Con­fe­de­ra­cion Nacio­nal de Uni­dad Sin­di­cal et de l’OITP, Orga­ni­sa­tion Indé­pen­dante des Tra­vailleurs et des Pay­sans.

USA : Colia Clark du Grand’ mothers for the rea­lise of Mumia Abu jamal, 1 ou 2 autres mem­bres du mou­ve­ment ouvrier des Etats Unis.

Dans la Caraïbe et au plan con­ti­nen­tal des ini­tia­ti­ves de sou­tien de la Com­mis­sion sont en cours (Mexi­que, Vene­zuela, Boli­vie, Hon­du­ras…).

ALGE­RIE : Par­ti­ci­pa­tion de la dépu­tée, Kher­ba­che Eon­bida, pré­si­dente de la Com­mis­sion des affai­res éco­no­mi­ques à l’Assem­blée Popu­laire Natio­nale d’Algé­rie.

FRANCE : sou­tien du Parti Ouvrier Indé­pen­dant, POI.

INTER­NA­TIO­NAL : Sou­tien de l’Entente Inter­na­tio­nale des tra­vailleurs et des peu­ples.

LKP vous invite à la réu­nion d’infor­ma­tion et de soli­da­rité qu’il orga­nise

JEUDI 10 SEP­TEM­BRE 2009 - A 19 H 00

AN BIK LA - PALAIS DE A MUTUA­LITE DE Pointe - à - Pitre

samedi 09 mai 2009

FOS é SOLIDARITÉ POU PÈP é TRAVAYÈ MATINIK

LKP ka voyé on pil fòs pou Pèp é Travayè Matinik apré lapli, inondasyon, éboulman ki touché Péyi la é ki lésé fanmi an penn é soufwans.

KENBÉ RÈD !

Pou LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

Elie DOMOTA
Lapwent, le 05 mé 2009

jeudi 09 avril 2009

Appeal to the Workers , Youth and People of Guadeloupe (ILC)

GUADELOUPE
Travayè é peyizan

TO THE WORKERS, YOUTH AND PEOPLE OF GUADELOUPE :

Since January 20 our country has undergone an unprecedented upheaval that everyone describes as an historic movement.

In response to the call of 49 organizations -- unions, political, cultural associations, consumer protection groups, and organizations representing environmental activists, workers, youth, persons with disabilities, retirees, artists and creators, farmers and peasants, fishermen, artisans and small businesses - the people burst onto the political scene, showing that Guadeloupe is ours.

After watching the first 3 days of negotiations on radio and television, they understood the game quickly. They witnessed the irresponsibility and disregard of the employers, elected officials and the representative of the French government. They saw immediately the reality of the profiteer's camp, the camp pwofitasyon, the camp of the criminals, Kan Yo.

Faced with this situation, in response the call of the collective Liannaj Kont Pwofitayon, which they recognized as their leadership in the struggle, they demonstrated by the tens of thousands: 25,000 then 40,000, and then 100,000 the week of February 16 to 20. They rose up against the aggression by the thousands of mobile police and special troops deployed in Guadeloupe by the French government, with the complicity of certain elected officials.

They organized to address and demand immediate solutions to the dire situation: the shortages of certain commodities, gasoline. The population kept up production, at the request of the LKP and under its control, to feed and sustain the population during the strike.

Promoting new social relationships

Today, the mobilization continues, though the general strike has been suspended. The mobilization forced the French government and local officials to sign, on February 26, an agreement increasing the minimum wage by 200 euros.

The mobilization went on to impose the signing of a general memorandum of agreement, on March 4.

The goal is to promote new social relations, which is expressed in the preamble to the Jacques BINO agreement :

"Considering that the economic and social conditions existing in Guadeloupe follow the model of the plantation economy. Considering that this economy is based on the abuse of dominant positions, which generates injustice. Considering that these injustices affect both the workers and internal economic growth. ...

Considering the need to break down these barriers by creating a new economic order, calling for an adjustment of the appreciation of the work of each (owners and employees) and promoting new social relationships ..."

Nothing will be like before

Everyone acknowledges that nothing will be like before, nothing can be like before.

This feeling, this liyannaj, finds its origin in the struggle that workers in Guadeloupe with the support of the population have been driven to take to maintain the independence of trade unions, to resist the anti-union repression, the racial discrimination, the lay-offs ....

This resistance was manifested in particular by :

- The struggle for the independence of the working class, the unions in particular, against the social dialogue of compromise, against class collaboration through the social forums ;

- The struggle for respect for May 27, symbolized by the struggle for the release of Michel Madasssamy in late May and early June 2001 ;

- The long and difficult conflicts such as the struggle at Destrelland Carrefour, Danone, where workers and their organizations are still faced with the contempt békés patterns supported by the colonial power which did not hesitate to systematically use the dozens of the police and mobile gendarmes at their disposal.

- The struggle of the former employees of the Farm Campeche to preserve their livelihoods and the preservation of farmland in Guadeloupe.

- The fight for the Free Union of Free Peoples of the Caribbean driven by the Association of Workers and Peoples of the Caribbean, ATPC, created in December 2002 in Guadeloupe, in particular through the struggle for the sovereignty of the people of Haiti (In Defending Haiti We Defend Ourselves)

- The revolution in South America, Bolivia, Venezuela, Ecuador, ....

LKP : PLIS KI LIYANNAJ, ON LESPWI

This has been expressed today in the mobilization that we've seen for two months and through the unity of these 49 organizations, through this communion between people and the LKP.

This imposes a responsibility on the elected officials :

"We are not heard in Parliament. ... The movement initiated by LKP has managed to achieve what parliamentarians in vain have tried to ask of the French Government, in particular in relation to the greater control over fuel prices ..." These were the words of MP and Chairman of the Region Victorin Lurel, at a signing of Memorandum of Agreement to suspend the general strike on March 4, 2009, as quoted by the newspaper France Antilles, March 6, 2009.

In recent weeks, ever since the President of the French State raised on February 19, the idea of the Estates General initially launched by the Presidents of the General and Regional Councils of Guadeloupe, we have witnessed a political offensive on this point from the Minister of Colonies, the prefect, and also certain political organizations.

All of them spend their time scorning the workers and youth. They demonstrate their inability to solve the problems facing the masses, then they support the colonial institutions based on racial discrimination over the past 400 years, and now suddenly they want to concoct a "future" through their Estates General, their congress, their consultations, -- that is, through the French colonial institutions.

And they continue to do everything like before.

Do they not understand the message ? Do they have short memories ? What right do they have to do this ? Who has given them a mandate for that ?

But how can they do otherwise, they are subordinated to the colonial institutions.

It is the RIGHT OF THE PEOPLE of Guadeloupe to decide their own future !

The militants of Travay é Peyizan argue that what has been happening since January 20 is a genuine movement of class struggle. The platform of demands developed by the LKP collective with the masses expresses the will of the people of Guadeloupe to end social oppression and national oppression.

It is up to the people to define the shape, pace and time of any change! And we reiterate that only we the people of Guadeloupe can say what we want, through institutions created by us and for us.

The movement that began on January 20 shows that the people and workers need to have elected representatives at their service, elected officials accountable to them, that they can monitor and revoke at any time. Activists of Travay é Peyizan believe that only a National Constituent Assembly can meet this need. And they believe that to carry out the fight for the Constituent Assembly it is necessary to have a tool that works for this: an organization, a party, a front, ...

These militants are raising the perspective of building an independent workers party, independent of the institutions, a party that struggles for the independence of the working class and for the unity of the peoples of the region -- for the Free Union of Free Peoples of the Caribbean. ....

They submit this proposal for discussion.

(Abymes, Guadeloupe -- March 23, 2009)

vendredi 06 mars 2009

Article de Robert Fabert de l'A.T.P.C (L’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe)

GREVE GENERALE EN GUADELOUPE
UNE PREMIERE VICTOIRE

Après 44 jours de grève générale, de manifestations, de négociation, un premier Protocole d’accord vient d’être signé mercredi 4 mars 2009 à 20 h, entre le collectif Liannaj Kont Pwofitasyon, LKP, les Collectivités locales et l’Etat sur les 20 revendications dites immédiates de la plate forme de revendications qui en compte 146. Cet accord suspend la grève générale mais les négociations se poursuivent sur les autres points dits à moyen et long termes.
Des grèves se poursuivent dans différents secteurs et entreprises, notamment la où les syndicats patronaux, MEDEF et CGPME, n’ont pas signé l’Accord sur les salaires,ex : à l’usine sucrière de Gardel, dans les hyper marchés appartenant aux békés, Carrefour, ….
Un secteur important du MEDEF vient de signer l’Accord sur les salaires ; il s’agit de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de Guadeloupe, FBTPG, qui compte 6000 salariés à peu près. Un autre, l’ASSOCANE qui organise la filière sucre rhum, s’apprête à faire de même mardi 10 mars 09.

RAPPEL
« Communiqué du 18 février 2009.

Malgré les inlassables appels du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon, LKP, le patronat, l’Etat français ont laissé pourrir la situation.
Au lieu de faciliter réellement les négociations les représentants de l’Etat sont allés de dérobades en dérobades (départ du préfet de la table de négociation le 28 janvier, fuite du secrétaire d’Etat à l’Outre Mer le 8 février suivi du reniement des engagements de l’Etat) tandis qu’ils faisaient venir en Guadeloupe plus de 2000 gendarmes mobiles.

Ce qui était prévisible arriva.
Les travailleurs, les jeunes n’ont pas accepté la violence perpétrée contre les syndicalistes et une partie de la population par les forces de répression lundi 16 février. Depuis la situation ne pouvait que dégénérer. Dans la nuit du 17 au 18 février un syndicaliste de la CGTG a été tué par balles ; nous ne savons pas encore les circonstances exactes mais les larmes de crocodiles pleuvent.

L’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe, ATPC, dénonce le rôle du patronat et de l’Etat qui ont joué le pourrissement du mouvement pour ensuite et créer la situation que nous connaissons aujourd’hui. L’ATPC lance un appel aux organisations de la Caraïbe pour qu’elles condamnent cette répression et exigent la réouverture immédiate des négociations et la satisfaction des revendications.

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE DE GUADELOUPE !

Pour l’ATPC,
Robert Fabert, »



REPRISE DES NEGOCIATIONS

Il a fallu qu’un guadeloupéen soit tué pour que le Premier ministre et le président de la République de la France interviennent.
Les négociations ont bien repris le 23 février 09 en présence des organisations patronales, des syndicats et du représentant de l’Etat, le Préfet accompagné des médiateurs du Ministère du travail et de la Direction du travail de Guadeloupe.

Un accord sur l’augmentation des salaires est intervenu dans la nuit du 26 au 27 février qui prévoit :

  • 200 € pour les salariés percevant entre 132 1€ et un 1849 € bruts ;


  • 6 % d’augmentation pour les salariés touchant entre 1849 € et 2113 € bruts ;


  • 3 % minimum d’augmentation pour ceux touchant plus de 2113 € bruts ;


C’est accord s’appelle Accord Jacques Bino à la mémoire du syndicaliste mort au cours du mouvement.
Parallèlement à l’accord sur les salaires toute une série de mesures ont été prises par l’Etat et les Collectivités :

  • amélioration et création des prestations sociales, attribution de primes exceptionnelles, .. ;


Les négociations se sont poursuivies sur les autres revendications immédiates de la Plate-forme de LKP entre le 27 et le 1er mars 09. Elles se sont terminées dans la nuit du 28 février au 1 er mars avec la satisfaction de la plupart des points, entre autres :

  • baisse du prix des carburants ;


  • baisse du prix de l’eau de 6 % en moyenne ;


  • recrutement dans l’Education de 22 guadeloupéens en listes d’attente ;


  • indemnisation par le Conseil Général et l’Etat des transporteurs laissés pour compte suite à la réorganisation du transport urbain et inter urbain à raison de 40 000 € par transporteur ;


  • mise à la disposition réelle des ex-salariés de la Ferme de Campêche par les Conseils général et régional avec une aide complémentaire de l’Etat de 40 000 € ;


  • différentes dispositions en faveur des agriculteurs dont la réserve d’au moins 64000 ha de surface agricole incompressible et des pêcheurs dont une subvention de 350000 € pour la modernisation et au renouvellement des matériels de pêche des professionnels ;


  • un véritable plan d’urgence pour la jeunesse (emploi et formation pour les 8000 jeunes de 16 à 25 ans concernés) s’appuyant sur un renforcement du des mesures comprises dans la Loi pour le Développement de l’Outre Mer, LODEOM ;


  • Le LKP a rencontré les jeunes en difficulté à Pointe - à - Pitre le mercredi 25 février. Près d’un millier de jeunes présents. Ces jeunes ont exprimé leur désespoir mais aussi leur espoir et leurs attentes. Ils ont réaffirmé leur soutien à LKP.

Baisse des tarifs des services bancaires sur certains produits. La négociation s’est poursuivie entre le LKP et les représentants de toutes les banques de la place s’est poursuivie mardi 2 mars au matin à la Préfecture et déjà abouti à l’annulation des agios, des éventuels interdits bancaires, des frais divers qui pourraient être générés par la situation de crise et ce entre le 20 mars et le 8 avril 09. Ces dispositions ont été négociées pour les particuliers et les petites entreprises. La négociation se poursuit vendredi 6 mars sur d’autres sujets telle que la baisse des taux d’intérêts. différentes mesures d’aide au logement : gel du loyer, prévention des expulsions ;

  • maintien d’une activité hôtelière sur le site de l’hôtel Kalenda liquidé en 2008 afin d’éviter la spéculation foncière et immobilière. Le Préfet installera dans les plus brefs délais un comité de coordination des financeurs.


  • Concernant les droits syndicaux et les libertés syndicales, l’Etat invitera les organisations professionnelles et organisations syndicales de salariés à s’engager, sur les questions relatives notamment à l’abaissement du seuil de désignation des représentants du personnel,….


  • Désignation de médiateurs, Sous-préfet et Secrétaire général de la Préfecture, pour résolution de conflits spécifiques, RFO, Air France, Aéroport,…


  • dispositions pour le développement de la culture..


LES RENDEZ VOUS LKP ?

Ainsi, tantôt à leur initiative, tantôt à l’initiative de LKP, toutes les composantes de la population qui souffrent de cette situation de misère et d’oppression s’expriment de plus en plus.

Plusieurs rassemblements-débats de LKP avec différentes couches de la population ont eu lieu avec chaque fois la participation de centaines et de centaines de personnes :

  • rencontre avec les petits patrons qui a entraîné leur structuration, leur participation aux négociations et la signature de l’accord sur les salaires ;
  • rencontre avec la jeunesse qui amené un plan d’urgence pour les jeunes de 16 à 25 ans dans le protocole d’accord ;
  • rencontre avec les artistes ;
  • rencontre avec les femmes ;
  • rencontre avec les contrats aidés qui aboutit à une réunion avec l’Etat et les Collectivités en vue la résorption du travail précaire,……


LES NEGOCIATIONS SE POURSUIVENT

Les rendez-vous en cours avec les patrons de la grande distribution pour la baisse des produits de première nécessité. Une 1ere rencontre a eu lieu mardi 3 mars à la Sous-préfecture de Pointe à Pitre ; une 2eme est prévue jeudi 5 mars à 17h30

avec la Poste et EDF ;
avec les Banques ;
avec les Grands Moulins des Antilles, GMA,
avec la fédération des boulangers
avec l’ADIL
avec l’Etat et les Collectivités concernant les TOS et les Emplois aidés mardi 3 mars à la Cité des métiers. Un nouvelle assemblée de LKP avec les contrats aidés aura lieu samedi 7 mars à 15h afin de préparer la prochaine rencontre avec l’Etat et les Collectivités.

C’EST UNE PREMIERE VICTOIRE ! Victoire obtenue par les travailleurs et tout un peuple en mouvement et par la solidarité internationale.

La grève est suspendue mais le mouvement se poursuit.

Une grande manifestation est prévue à Pointe - à - Pitre samedi 7 mars à 9 h.

Guadeloupe le 5 mars 2009, 20 h

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