Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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samedi 16 janvier 2010

SANMDI 23 JANVYE 2010 SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE HAÏTIEN

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SANMDI 23 JAN­VYE 2010
SOLI­DA­RITE AVEC LE PEU­PLE HAÏ­TIEN

Dans le cadre de « On Lanné L.K.P », Liyan­naj Kont Pwo­fi­ta­syon orga­nise une grande jour­née de soli­da­rité avec le Peu­ple haï­tien :

« Ayiti, AWA, A pa malé­di­syon »

Dès 9h00 : Con­fé­ren­ces et Films sur la Géo­gra­phie d’Haïti, la révo­lu­tion haï­tienne, le traité de l’indé­pen­dance, l’occu­pa­tion des amé­ri­cains, la Minus­tah etc…

A 19h00 : Grand con­cert de soli­da­rité « Pèp Ayiti, Pèp Gwad­loup, sé yonn a lòt »
Domi­nik Coco - Teddy Pélis­sier - WATE MC - Eric Cosa­que - Makali - Kolek­tif - Fanm pou LKP - Kal­bas ka - Yen­ki­nou - Michel Lau­rent - Jo Mimi – Wozan Monza – Bel o Ka - Koseika - SOFT
Slamè é Sla­mèz : Ti malo, Silen­cieu’X, I’man, Rèd Kawòl, Léna, Gwa­dak­wan, Ghetto Intello, Luigi
Mouv­man kil­ti­rèl : AKIYO – AN BOUT AY – KAMOD­JAKA - MAS­KAKLE – VOU­KOUM

Une col­lecte de fonds mais aussi de savon de Mar­seille, Eau de Javel, Con­ser­ves, bou­gies, piles, allu­met­tes sera orga­ni­sée toute la jour­née.
Dès le jeudi 14 jan­vier une per­ma­nence est assu­rée au bik LKP pour col­lec­ter les dons, de 16 h à 18h00, la semaine.
• Le Samedi 16 jan­vier de 9h00 à 18h00
• Le Diman­che 17 jan­vier de 9h00 à 12h00

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON
Elie DOMOTA
Lap­went, le 14 Jan­vier 2010

lundi 09 novembre 2009

La réaction d’Elie Domota au discours de Sarkozy sur l’Outre - Mer

Byen bonswa,

Comme beau­coup d’autres ce matin, nous nous som­mes réu­nis pour écou­ter le dis­cours de Nico­las SAR­KOZY. Je ne sais pas si vous l’avez aussi noté, mais il était fati­gué, il bégayait ; et nous nous som­mes bien ren­dus compte qu’il par­lait sans croire en ce qu’il disait.

Il a com­mencé par les Etats - Géné­raux et affirmé que dans tou­tes les colo­nies, 100 000 per­son­nes y avaient pris part. Et que plus de 130 000 avaient adressé des con­tri­bu­tions par inter­net. Mais en Gua­de­loupe, nous les cher­chons encore (ces con­tri­bu­teurs). Car ceux qui y ont par­ti­cipé doi­vent se deman­der ce qu’il en est advenu de leurs « con­tri­bu­tions ». Les res­ti­tu­tions ont eu lieu à Paris. Et à la jour­née d’aujourd’hui pas un gua­de­lou­péen n’en con­nait le con­tenu. La pré­fec­ture avait assuré qu’une bro­chure serait réa­li­sée pour infor­mer les gua­de­lou­péens sur les tra­vaux des dif­fé­rents Ate­liers. (En atten­dant) Sar­kozy a déjà pris ses déci­sions.

Ils sont bien embar­ras­sés, car ce qui a été annoncé était déjà connu : nous avions déjà parlé de l’uni­ver­sité, de la faculté de méde­cine. Et pour­tant nous ne som­mes pas au gou­ver­ne­ment. Et pour s’en sor­tir que nous disent-ils ? Qu’il fau­dra d’autres comi­tés inter­mi­nis­té­riels… Mais nous avions bien com­pris qu’il ne s’agis­sait que d’une vaste bla­gue et que tout ce qui pou­vait y être dit ser­vait à nous endor­mir et à nous couillon­ner.

Il y a quel­que chose qu’il fal­lait enten­dre dans le dis­cours de Sar­kozy… Il a plu­sieurs fois répété que sans les Outre - Mer la France n’était rien. Il a dit que c’est grâce à notre bio­di­ver­sité qu’ils sont un grand pays. Que c’est grâce à nos espa­ces mari­ti­mes qu’ils sont la deuxième puis­sance mari­time au monde. Que c’est grâce à la Guyane qu’ils ont la pos­si­bi­lité de faire décol­ler des fusées. Que c’est grâce à nous qu’ils ont aussi puis­sants… Et il a cité des noms de spor­tifs, d’écri­vains…

Mais il a oublié de dire, que c’est c’est grâce aux con­quê­tes colo­nia­les qu’ils sont deve­nus un « grand pays ». Et aujourd’hui, les con­quê­tes colo­nia­les ont pour nom : crime con­tre l’huma­nité, escla­vage, pilla­ges, vols, viols. Voilà com­ment ils sont deve­nus un « grand pays ».

Donc quand ils nous disent qu’ils nous « don­nent » l’Allo­ca­tion Parent Isolé, le RMI ; que nous som­mes les dan­seu­ses de la répu­bli­que, et que ce sont les trans­ferts sociaux qui nous « nour­ris­sent »… nous leur rétor­quons qu’il faut nous res­pec­ter.

Et ce que nous devons enten­dre dans son dis­cours, c’est qu’ils nous doi­vent ! Quand Sar­kozy dit que sans nous ils ne sont rien, c’est la vérité. Parce que tout ce qu’ils ont, c’est à nous qu’ils l’ont pris ! Ils ont volé aux qua­tre coins du monde, pour être aujourd’hui un « grand pays ».

Et il y a quel­que chose de par­ti­cu­liè­re­ment mépri­sant dans la poli­ti­que de Sar­kozy. Il n’en a pas parlé, mais une des fiches du Comité Inter­mi­nis­té­riel sur l’Outre - Mer le pré­voit : pour la Poly­né­sie – là même où ils ont fait des essais nucléai­res durant des années et des années, là où ils ont pol­lué les ter­res, empoi­sonné les popu­la­tions avec des radia­tions pour des géné­ra­tions ou pour l’éter­nité - ils comp­tent faire des atolls de Muru­roa et de ces îlets un Lieu de Mémoire et de Fierté Natio­nale.

Ainsi, ils ont com­mis leurs abo­mi­na­tions sur ces popu­la­tions durant des dizai­nes d’années ; et aujourd’hui Sar­kozy leur dit : eh bien, vous l’avez subi, mais c’était pour la gran­deur de la Nation. Mais pour­quoi n’ont t’ils pas fait explo­ser leurs bom­bes nucléai­res dans le Lan­gue­doc - Rous­sillon ? Pour­quoi pas dans le Bas - Rhin ? Pour­quoi pas à Paris ? Parce ce qu’ils con­nais­saient les dan­gers !!! Ils l’ont donc fait en Poly­né­sie…

Pour­quoi n’ont - ils pas uti­lisé la chlor­dé­cone pour leur agri­cul­ture ? Parce qu’ils en con­nais­saient les dan­gers !

Et aujourd’hui que nous pro­pose t - il ? Que 2011 soit l’année de l’Outre - Mer ! Pour affi­cher notre diver­sité cul­tu­relle en France… Et cela nous ren­voie à quoi ? Aux Expo­si­tions colo­nia­les… Ils allaient cher­cher des êtres humains en Nou­velle - Calé­do­nie, en Afri­que, dans l’Océan Indien ; et ils les par­quaient au jar­din d’accli­ma­ta­tion à Paris. Ils les expo­saient à la vue des fran­çais en expli­quant qu’il s’agis­sait de les civi­li­ser et d’en faire des hom­mes… Le matin, les pas­sants les voyaient habillés en cos­tume tra­di­tion­nel, donc quasi nus, et l’après-midi ils les revê­taient autre­ment et disaient com­men­cer ainsi leur socia­li­sa­tion…

Tout le dis­cours de Sar­kozy était basé sur une seule chose : l’ancrage de la domi­na­tion colo­niale sur nous ! Car notons bien qu’à cha­que fois qu’il par­lait d’Etat gua­de­lou­péen – d’Etat local pour repren­dre son terme exact - il pré­ci­sait aus­si­tôt qu’il nom­mait dans le même temps un sous-pré­fet chargé de la cohé­sion, un Com­mis­saire chargé du déve­lop­pe­ment endo­gène… Il s’agis­sait à cha­que fois de ren­for­cer la posi­tion de l’Etat dans notre pays. Et quand il annonce con­fier au pré­fet le soin de gérer les bud­gets, c’est tou­jours pour mieux sur­veiller et con­trô­ler ce qui se passe ici.

Voilà ce qu’il nous faut rete­nir… Mais au niveau des pro­po­si­tions qu’avons-nous entendu ?! Rien…

Et aujourd’hui on entend quel­ques uns affir­mer que, oui, il y avait quand même un con­tenu. Qu’il y avait 137 mesu­res… Peut - être ne savons - nous pas bien comp­ter… Mais nous ne les avons pas enten­dues ! Peut - être n’a-t-il pas pu tou­tes les citer…

Ainsi pour la for­ma­tion des prix, il nous annonce la mise sur pied d’un GIR (Groupe d’Inter­ven­tion Régio­nale) pour sur­veiller les prix, et la déci­sion de fédé­rer les ser­vi­ces de la répres­sion des frau­des, la Douane – et peut-être même l’Ins­pec­tion du tra­vail – pour con­trô­ler les prix ! Rien que des ser­vi­ces qui exis­tent déjà ! Cela entre dans le cadre de la réforme des ins­ti­tu­tions de l’Etat ; qui veut que l’on com­presse tous les ser­vi­ces : avec L’ANPE et l’ASSE­DIC ils ont fait POLE EMPLOI, avec les IMPOTS et le TRE­SOR…

Mais ce que nous devons sur­tout rete­nir, c’est que la der­nière fois que nous l’avons ren­con­tré, le pré­fet nous affirmé que nous som­mes dans un pays où règne la liberté des prix. Et que nous pro­pose SAR­KOZY ? De met­tre plus de super­mar­chés pour faire jouer la con­cur­rence ! Lorsqu’il pro­pose de bais­ser les seuils, c’est pour per­met­tre aux grou­pes LECLERC & AUCHAN de venir s’ins­tal­ler en Gua­de­loupe !

Nous som­mes déjà embar­ras­sés avec ceux qui nous volent et lui nous pro­pose d’en faire venir d’autres pour nous couillon­ner encore ! Voilà donc ce qu’il nous pro­pose : défen­dre la con­cur­rence et non pas défen­dre l’inté­rêt géné­ral.

Et quand il nous assure vou­loir défen­dre le déve­lop­pe­ment endo­gène et la pro­duc­tion locale, c’est tota­le­ment con­tra­dic­toire : car ces nou­veaux super­mar­chés qu’il sou­haite voir s’ins­tal­ler, où met­tront - elles leurs entre­pôts ? Sure­ment pas à Matouba (Zone mon­ta­gneuse de Basse - Terre)… Mais sur nos ter­res pla­tes, depuis Capes­terre (Belle - Eau) jusqu’à Morne - à - l’Eau.

Et quand ils font un port en eaux pro­fon­des, c’est aussi pour faire des mil­liers et des mil­liers de con­tai­ners entrer : 1 mil­lion de con­tai­ners par an pour ali­men­ter les com­mer­ces d’ici et dans toute la Caraïbe. Voilà ce qu’ils ont pro­grammé !

Et quand il nous annonce la créa­tion d’un vaste mar­ché Gua­de­loupe – Mar­ti­ni­que ; la Gua­de­loupe sera le port de trans­bor­de­ment : les mar­chan­di­ses arri­vant ici, tran­si­tant par la Mar­ti­ni­que, avant de pren­dre la direc­tion de la Caraïbe !

Et c’est cela qui per­met­tra de déve­lop­per notre agri­cul­ture ?! Cama­ra­des, réflé­chis­sons - y : lors­que l’igname sor­tira à 50 cts au Costa-Rica, ou au Came­roun ; et la banane à 20 cts du Ghana… que ferons nous ici ?! Nos agri­cul­teurs ne pour­ront pas (vivre) et nous non plus…

Voilà la réa­lité : der­rière tout ce qu’a dit Sar­kozy sur le déve­lop­pe­ment et la pro­duc­tion locale, ce n’est que du bla­bla­bla. S’il n’y a pas de mesu­res pour pro­té­ger et déve­lop­per la pro­duc­tion locale, eh bien, nous ne nous en sor­ti­rons pas. Et ce que Sar­kozy nous pro­pose c’est plus de con­cur­rence, cas­ser la pro­duc­tion locale, empê­cher l’agro trans­for­ma­tion et faire en sorte que la Gua­de­loupe devienne une vaste colo­nie de con­som­ma­tion des sur­plus de l’Union Euro­péenne. Et faire en sorte que les impor­ta­teurs dis­tri­bu­teurs fas­sent entrer tou­tes sor­tes de pro­duits ici, jusqu’à ce qu’ils finis­sent par tuer toute pro­duc­tion locale.

Voilà ce que cache son dis­cours ! Ce n’est ni plus ni moins que le plan du grand capi­tal inter­na­tio­nal que Sar­kozy veut met­tre en place ici. Et nous devons le con­trer ! Nous ne pou­vons pas accep­ter de dire qu’il faut aujourd’hui défen­dre la pro­duc­tion agri­cole, l’agro trans­for­ma­tion, les 50 000 hec­ta­res de ter­res agri­co­les ; qu’il faut faire en sorte que l’agri­cul­ture de ce pays nour­risse prin­ci­pa­le­ment le peu­ple d’ici, avant qu’ils n’aillent cher­cher des pro­duits à l’étran­ger… et accep­ter que dans le même temps Sar­kozy nous pro­pose plus de super­mar­chés, plus de con­som­ma­tion, plus de pro­duits impor­tés.

Et ce ne sont pas les LUREL (pré­si­dent du Con­seil régio­nal), les GIL­LOT (pré­si­dent du Con­seil géné­ral) ou d’autres qui vont s’y oppo­ser : leur bud­gets repo­sent sur les impor­ta­tions ; sur la taxe d’octroi de mer. Plus il y a d’impor­ta­tions, plus ils se font du fric ; pour mieux bom­ban­cer ! Voilà ce qu’ils sou­hai­tent comme ave­nir pour ce pays. Et là nous leur disons, non nous ne som­mes pas d’accord !

Nous n’avons pas entendu un mot sur l’essence, les cama­ra­des l’ont dit. Pas un mot, alors qu’il sait que TOTAL avec la com­pli­cité de l ’Etat, nous vole depuis tou­jours ! Nous n’avons pas entendu un mot sur la par­ti­ci­pa­tion de l’Etat sur les salai­res, alors que l’Etat s’est engagé avec les orga­ni­sa­tions patro­na­les à aug­men­ter les salai­res de 200€ nets. Et jusqu’à pré­sent, l’Etat ne res­pecte pas ses enga­ge­ments. Pire encore, nous n’avons rien entendu sur le plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’emploi des jeu­nes. Com­ment pou­vons - nous com­pren­dre qu’il y ait un chô­mage frap­pant 6 jeu­nes sur 10 dans ce pays. Et que la seule chose que l’Etat décide, c’est qu’à par­tir du 1er jan­vier (2010), toute entre­prise employant plus de 50 sala­riés doit obli­ga­toi­re­ment embau­cher deux seniors de plus de 50 ans ; faute de quoi elle aura un impôt à payer. Nous som­mes d’accord qu’il faille embau­cher des per­son­nes de tous âges. Mais que fai­sons - nous pour les jeu­nes de moins de 25 ans ? Que fai­sons - nous pour tous les jeu­nes livrés à la rue avec ou sans for­ma­tion, avec ou sans diplôme ?! Pas un mot ! Et pour­tant il y avait un Ate­lier sur la for­ma­tion et l’inser­tion des jeu­nes.

Pas un mot ! Et l’on entend LUREL nous dire sur les média que, oui, il y a un Plan d’urgence qui est mis sur pied par la Région avec Pôle Emploi… Nous avons ren­con­tré P. DUMI­RIER (Direc­teur régio­nal de Pôle Emploi en Gua­de­loupe) : il n’y a rien à l’inté­rieur du Plan. Rien, zéro. Il ne nous a jamais parlé durant 8 mois, parce que le pré­fet lui avait donné l’ordre de ne pas par­ler au LKP. Un gua­de­lou­péen…, mais qui a accepté de refu­ser de nous par­ler…

Ils pro­po­sent un soit disant Plan d’urgence pour la jeu­nesse con­sis­tant à rece­voir les jeu­nes à Pôle Emploi, puis à leur pro­po­ser des con­trats aidés. Ils ne pro­po­sent abso­lu­ment rien d’autre !

Et aujourd’hui, ils s’éton­nent de la vio­lence, et qu’il y ait des pro­blè­mes au pays… : La paix sociale ne peut pas exis­ter dans un pays quand les jeu­nes ne tra­vaillent pas. Quand on a 20 ou 25 ans, il vous faut une for­ma­tion, il vous faut un pro­jet de vie. Faute, il y aura auto­ma­ti­que­ment des dévian­ces ! Nous ne légi­ti­mons pas les dévian­ces ; mais dans tous les pays les cho­ses se pas­sent ainsi : si il n’y a pas d’emploi pour la jeu­nesse, on va vers le chaos, on va dans le mur. C’est cela la réa­lité !

Et nous devrions nous féli­ci­ter que Sar­kozy ait annoncé la créa­tion d’un vivier de com­pa­trio­tes vivant en France qui seraient mutés lors­que des pos­tes se libé­re­raient. Ils vou­draient que l’on applau­disse… On ne le peut pas… Nous le redi­sons : les recru­te­ments en Gua­de­loupe – qui dans le public, qui dans privé ; et sin­gu­liè­re­ment dans l’enca­dre­ment - sont des recru­te­ments racis­tes ! Les entre­pri­ses en Gua­de­loupe pra­ti­quent des recru­te­ments racis­tes !

Ainsi, alors qu’en France des asso­cia­tions comme SOS RACISME par­vien­nent à réa­li­ser des rap­ports démon­trant que les « mino­ri­tés visi­bles » – puis­que c’est ce nom qu’ils nous ont donné - sont vic­ti­mes de racisme en France pour l’accès au loge­ment ou à l’emploi… Ici, lors­que nous deman­dons à l’Etat de faire des enquê­tes ou de trou­ver des sys­tè­mes pour faire des enquê­tes, la réponse est tou­jours celle-ci : « oui, cer­tes, mais cela est gênant… ».

Com­ment pou­vons - nous expli­quer qu’il ait tant de jeu­nes diplô­més au chô­mage ?

Et là SAR­KOZY a fait fort : à cha­que fois qu’il abor­dait un thème, il fai­sait mine de s’inter­ro­ger : Mais com­ment se fait - il que lors­que l’on entre dans une admi­nis­tra­tion, on ne voit pas de gua­de­lou­péens ? Mais com­ment se fait - il que nous con­som­mions autant d’œufs impor­tés ? Mais com­ment se fait - il que nous allions ache­ter des pul­pes à l’étran­ger ? … Il ne com­prend pas… Et pour­tant cela fait 20 ans que cet homme est en poli­ti­que : il a été minis­tre de l’Inté­rieur, il est pré­si­dent de la Répu­bli­que, il a à dis­po­si­tion des con­seillers, dont Mme PEN­CHARD qui fut sa con­seillère spé­ciale (pour l’Outre Mer) à l’Ely­sée… Il joue donc à l’étonné. Il est si étonné qu’il annonce des mesu­res. Et tente par ce biais de nous couillon­ner. Et l’on entend deux ou trois de ses affi­dés nous dire que c’est très bien et qu’il faut en con­sé­quence s’y atte­ler…

Un dis­cours vide ! Mais il y a autre chose qui nous a bien fait rire : Sar­kozy a annoncé qu’il allait deman­der aux syn­di­cats fran­çais de recon­nai­tre que nous som­mes repré­sen­ta­tifs. Alors qu’il y a une loi parue le 20 août 2008 qui a mis fin à la repré­sen­ta­ti­vité irré­fra­ga­ble des 5 syn­di­cats fran­çais (CFDT - CFTC – CGC – CGTG – CGT/FO) ! Cela signi­fie que celui qui lui a écrit ce dis­cours ignore encore l’exis­tence de cette loi !

Ainsi par exem­ple, il fau­drait que L’UGTG demande à un syn­di­cat fran­çais – FO par exem­ple, pour taqui­ner le cama­rade EVA­RISTE (secré­taire fédé­ral de FO en Gua­de­loupe) – de recon­nai­tre sa repré­sen­ta­ti­vité en Gua­de­loupe ! Non, Sar­kozy se fout de nous ! Et nous avons entendu quel­ques jour­na­lis­tes repren­dre ces pro­pos, comme s’il s’agis­sait d’une « grande annonce » ! Nous lui rétor­quons que nous n’en avons pas besoin : nous avons l’habi­tude de lut­ter et nous con­ti­nue­rons !

Et nous pou­vons pren­dre d’autres exem­ples… SAR­KOZY pro­pose de créer un Obser­va­toire des prix et de met­tre à sa tête une per­sonne indé­pen­dante pou­vant sai­sir l’Auto­rité de la Con­cur­rence ! Mais pour­quoi faire un tel cinéma ?! Aujourd’hui tou­tes les ins­ti­tu­tions exis­tan­tes peu­vent la sai­sir. Pour­quoi ne le font - elles pas ? Le pré­fet, jus­te­ment, qui pré­side l’Obser­va­toire des prix, pour­quoi ne l’a - t - il jamais fait ?! Parce que tout sim­ple­ment, l’Obser­va­toire des prix ne sert stric­te­ment à rien ! Il est là pour obser­ver les prix… Il les observe et après le pré­fet prend sa déci­sion. Nous l’avons tous vu en sep­tem­bre : Mme PEN­CHARD a pré­sidé une réu­nion de l’Obser­va­toire des prix à pro­pos de la hausse des car­bu­rants. Tou­tes les per­son­nes pré­sen­tes à cette réu­nion y étaient oppo­sées. Et pour­tant, le len­de­main matin, le pré­fet a pris un arrêté aug­men­tant le prix de l’essence de 6 cts. Voilà ce qu’est l’Obser­va­toire des prix : vous êtes assis dans une salle, libre à vous de débla­té­rer tant qu’il vous plaira… Mais l’objec­tif est atteint : on vous a con­sulté et vous n’avez plus rien à dire ! Voilà la vérité !

Aujourd’hui, ils sont cons­cients d’une chose : ils ne peu­vent plus con­ti­nuer à nous couillon­ner ! Dans le même temps qu’ils font la res­ti­tu­tion de leurs Etats - Géné­raux, ils savent très bien que les Gua­de­lou­péens ne mar­chent plus dans leurs com­bi­nes !

Ainsi, alors même que se déroule la res­ti­tu­tion des Etats - Géné­raux, le pré­fet nous adresse un cour­rier nous disant que Mme PEN­CHARD en per­sonne nous invite à une réu­nion le 14 novem­bre : celle de la Com­mis­sion de suivi des accords du 4 mars, qu’elle pré­si­dera. Nous lui avons répondu que nou ka vinn bandé ! (nous nous y ren­drons très déter­mi­nés…).

Mais sou­ve­nez - vous : Mòso Des­for­ges - la (le pré­fet de Gua­de­loupe) est passé à la télé pour dire que tous les pro­blè­mes étaient réglés. Mais c’est extra­or­di­naire… : Tous les pro­blè­mes sont réglés, mais SAR­KOZY trouve qu’il en reste encore ! Tous les pro­blè­mes sont réglés, mais Mme PEN­CHARD vient spé­cia­le­ment pour les régler !

Et nous avons dit à Mme PEN­CHARD que s’agis­sant de l’accord BINO, l’essence, les prix… : ce n’est pas de trans­pa­rence que nous avons besoin mais d’arrê­ter la pwo­fi­ta­syon sur les Gua­de­lou­péens. Les pro­blè­mes de la for­ma­tion des jeu­nes, de la dis­cri­mi­na­tion, du chlor­dé­cone, de l’Edu­ca­tion… : il faut qu’elle nous réponde con­crè­te­ment là - des­sus.

(…)

Il s’agit pour nous de res­ter mobi­li­sés et de ne jamais nous décou­ra­ger. Car on enten­dra rapi­de­ment des gens nous dire : oui, c’est un pre­mier pas, tous les pro­blè­mes ne peu­vent pas se régler en un jour…

Aujourd’hui, nous devons être bien cons­cients que l’Etat ne peut pas nous don­ner de réponse. L’Etat a des répon­ses, mais ces répon­ses l’obli­gent à négo­cier avec le peu­ple de Gua­de­loupe. Ces répon­ses l’obli­ge­ront, par exem­ple, à négo­cier un nou­veau sys­tème édu­ca­tif :

Com­ment pou­vons - nous tolé­rer que cha­que année 1000 à 1500 jeu­nes sor­tent du sys­tème sco­laire sans aucune for­ma­tion ? Com­ment pou­vons - nous com­pren­dre qu’à peine un enfant sur trois d’une même classe d’âge arrive au Bac ? Nous ne pou­vons l’accep­ter !

Cama­ra­des, que la semaine pro­chaine, le samedi 14 novem­bre à 08H00 du matin, nous ren­con­trons Mme PEN­CHARD à Basse - Terre. Nous deman­dons à tous les Gua­de­lou­péens d’être pré­sents devant la pré­fec­ture !

Pour dire à Mme PEN­CHARD que nous vou­lons des répon­ses. Des répon­ses pré­ci­ses et con­crè­tes sur la pla­te­forme de reven­di­ca­tions que nous avons posées. Et que tout le bla­bla­bla qu’elle et Sar­kozy peu­vent racon­ter ne nous con­cerne pas.

Aujourd’hui, ils n’ont apporté aucune réponse aux reven­di­ca­tions posées, ils n’ont apporté aucune réponse dans le cadre du pro­to­cole, ils n’ont apporté aucune réponse quant à leurs enga­ge­ments !

Et nous devons bien nous con­vain­cre qu’ils nous doi­vent, cama­ra­des ! Si la France est un grand pays aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont bâti leurs for­tu­nes sur le sang et la sueur de nos parents et sur les nôtres.

Il ne s’agit pas de dire que nous ren­trons dans l’assis­ta­nat : il s’agit de dire qu’aujourd’hui nous devons négo­cier d’égal à égal ; et qu’ils arrê­tent de nous pren­dre pour les dan­seu­ses de la Répu­bli­que ! Nous ne som­mes pas leurs enfants, nous ne som­mes pas leurs ser­pillè­res ! Il nous faut les regar­der dans le blanc des yeux et leur dire que nous refu­sons de mar­cher encore. Il faut que nos enfants tra­vaillent au pays ; et qu’ils met­tent fin aux dis­cri­mi­na­tions – dans le public et dans le privé !

Nous avons aussi à pren­dre des enga­ge­ments : arrê­ter de temps en temps d’aller pous­ser des cad­dies dans leurs maga­sins. Le cama­rade BAN­DOU (secré­taire géné­ral de L’Union des Pro­duc­teurs de Gua­de­loupe) est là : L’UPG et les autres cama­ra­des agri­cul­teurs font un tra­vail extra­or­di­naire. Con­ti­nuons à man­ger ce que nous pro­dui­sons. Essayons de faire de fri­tes avec nos madè­res et nos bana­nes. Ache­tons notre pois­son. Fai­sons en sorte d’être soli­dai­res pour leur mon­trer que nous en avons assez de leurs super­mar­chés.

Com­ment com­pren­dre qu’il y ait autant de fast - food entre Baie - Mahault, les Aby­mes, Pointe - à - Pitre et le Gosier ?! Nous som­mes cer­tai­ne­ment la région où il ya le plus de MAC DONALD’S et de KFC au mètre carré : et nos enfants ava­lent leurs cochon­ne­ries à lon­gueur de jour­née ! De manière à leur prou­ver que nous avons grandi et muri et que nous n’accep­tons plus d’être tour­nés en bour­ri­que !

Ren­dez - vous donc le samedi 14 novem­bre à Basse - Terre, à la pré­fec­ture, de façon à dire à Mme PEN­CHARD que nous vou­lons des répon­ses pré­ci­ses et con­crè­tes sur tous les points pré­vus ; et la reprise des négo­cia­tions sur les points res­tant à exa­mi­ner.

Alors, sur­tout, ne nous décou­ra­geons pas et ne disons pas que cela fait déjà une année que nous lut­tons. Cama­ra­des, les lut­tes à venir sont encore nom­breu­ses : nous ne pou­vons nous con­ten­ter de deux ou trois bais­ses des prix des pro­duits de pre­mière néces­sité, deux ou trois cen­ti­mes enle­vés sur cer­tains pro­duits. Nous devons faire en sorte d’abo­lir la pwo­fi­ta­syon ; que nos enfants aient des for­ma­tions, qu’ils aient un emploi ; faire en sorte de défen­dre notre pro­duc­tion ; et de gagner sur tou­tes nos reven­di­ca­tions !

Et c’est seu­le­ment si nous res­tons rivés à nos reven­di­ca­tions qu’elles abou­ti­ront ; en con­fiance et en audace , en res­pon­sa­bi­lité et en déter­mi­na­tion !

Ansanm nou ka lité, Ansanm nou ké gan­nyé !

Ansanm nou ka lité, Ansanm nou ké gan­nyé !

Jou nou ké mété a jou­nou, Pé’y jan vwè jou !

Elie Domota
Mee­ting LKP
Pointe à Pitre, ven­dredi 6 novem­bre 2009

lundi 18 mai 2009

APPEL DE L’UGTG AU MOUVEMENT OUVRIER ET DEMOCRATIQUE INTERNATIONAL

Pointe à Pitre, Guadeloupe, le 14 mai 2009.

APPEL DE L’UGTG AU MOUVEMENT OUVRIER ET DEMOCRATIQUE INTERNATIONAL

Chers camarades, chers amis,

Encore une fois l’Etat français, avec la complicité des principaux élus de Guadeloupe, utilise son appareil répressif contre la jeunesse, contre les travailleurs, contre le peuple de Guadeloupe.

N’arrivant pas à faire reculer le mouvement en cours depuis 5 mois contre les pwofitasyon, à l’appel des organisations de Guadeloupe, singulièrement des organisations syndicales, l’Etat français a décidé d’actionner son appareil de répression judiciaire. Rappelons que ce mouvement a déjà permis la signature de l’Accord interprofessionnel, Accord Bino, le 26 février 09 de 200 euros d’augmentation des bas salaires, la signature d’un Protocole d’accord le 4 mars 09 suspendant ainsi la grève générale qui avait commencé le 20 janvier 09.

Ainsi assistons-nous à une cascade d’enquêtes judiciaires et de procès :

Le 8 mars ouverture d’une enquête judiciaire contre Elie DOMOTA, secrétaire général de notre syndicat et porte-parole de LKP ;
Le 15 mai : procès des jeunes de Gourbeyre ;
Le 19 mai : Pour avoir dénoncé les écoutes illégales dont ils étaient victimes, Maîtres Sarah ARISTIDE et Patrice TACITA sont convoqués au tribunal de Pointe- à Pitre par un juge du tribunal de grande instance de Paris ; le procureur général de la cour de Basse-Terre ayant demandé le dessaisissement de l’affaire par le juge d’instruction du tribunal de Pointe à Pitre ;
Le 20 mai : Convocation devant la chambre de l’instruction de Michel MADASSAMY et de Gabriel BOURGUINON, dirigeants de l’UGTG; a noter que maîtres S. Aristide et P. Tacita sont leurs avocats ;
Le 26 mai : procès de Raymond GAUTHEROT, ancien secrétaire général de l’UGTG; condamné en première instance à trois mois de prison ferme.
Le 29 mai : procès de Jocelyn LEBORGNE ; membre du Conseil syndical de l’UGTG; Le 4 juin 2009 : Procès du camarade Max Delourneau, pour sa participation aux mobilisations du LKP.
Le 9 juin 2009 : Procès du camarade Christophe, membre du Conseil syndical de l’UGTG.
Pourquoi ce plan de répression contre les travailleurs, la jeunesse, le peuple de Guadeloupe ?

Parce que les travailleurs avec leurs syndicats ne capitulent pas devant les coups qui leur sont assénés de toutes parts : grèves et manifestation massive des salariés grévistes pour faire appliquer l’Accord Bino intégral amputé par le gouvernement et contre les menaces et chantages aux licenciements, ….. ;

Parce que le 1er mai 09 il y avait plus de 30 000 manifestants à Petit Canal ;

Parce que le LKP continue d’obtenir satisfaction dans les négociations sur la plate-forme de 146 points qui se poursuivent avec le soutien massif de la population. C’est par milliers que les jeunes, les chômeurs, les travailleurs, les retraités, participent aux meetings dans les communes à l’appel de LKP.

Chers camarades, Chers amis,

C’est grâce à la détermination des travailleurs et du peuple de Guadeloupe, par la grève générale de 44 jours, par la mobilisation de la population, jusqu’à 100 000 manifestants, que nous avons pu obtenir satisfaction sur les revendications négociées, c’est aussi grâce à votre solidarité.

Au nom du droit des travailleurs et du peuple de Guadeloupe à se battre pour leurs légitimes revendications et barrer la voie à la répression, nous faisons à nouveau appel à la solidarité internationale.

Secrétaire général

Elie Domota

Messages de protestation à adresser à :

Préfet de Guadeloupe Rue Lardenoy 97 100 Basse Terre
Fax : International : 00 335 90 81 58 32 Ou : 00 590 590 815832
De la France : 05 90 81 58 32

M. Yves Jego Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer
27, Rue Oudinot 75 007 Paris
Fax : International : 00 331 53 69 28 04
France : 01 53 69 28 04

Tribunal de Grande Instance de Pointe - à - Pitre
Fax - International : 00 33 590 836104 Ou : 00 590 590 8361O4
De la France : 0590 836104

Tribunal de Grande Instance de Basse - Terre
Fax : International : 00 33 590 806361 Ou : 00 590 590 806361
De la France 0590 806361

Copie à :


UGTG,
Rue Paul Lacavé 97 110 Pointe - à - Pitre, Guadeloupe
Fax : International : 00 335 90 89 08 70 Ou : 00 590 89 08 70
France : 05 90 89 08 70
Adresse mail : ugtg@wanadoo.fr

UGTG CALL FOR THE DEMOCRATIC AND INTERNATIONAL WORKERS MOVEMENT

Pointe-a-Pitre, Guadeloupe, May 14th 2009.

UGTG CALL FOR THE DEMOCRATIC AND INTERNATIONAL WORKERS MOVEMENT

Dear Comrades, dear Friends,

One more time the French state with the collaboration of the main elected people of Guadeloupe is using its machine of repression against young people, against workers, against the people of Guadeloupe.

- Because they could not force back the movement against “Pwofitasyon” (exploitation) that has been going on for 5 months under the leadership of Guadeloupe organizations, in particular of the union organizations, the French state has decided to use its machine of judicial repression. As a reminder, this movement has already led to the signature of the inter-professional Bino agreement on February 26th 2009, an agreement that has granted an increase of 200 euros for low wages and to the signature of an agreement on March 4th 2009 that has suspended the general strike that had started on January 20th 2009.

As a consequence, we are the spectators of a succession of judicial investigations and trials :

On March 8th, opening of a judicial investigation against Elie DOMOTA, general secretary of our union and spokesman of the LKP ;
On May 15th : trial against the young people of Gourbeyre ;
On May 19th : after revealing they were the victims of illegal telephone tapping, lawyers Sarah ARISTIDE and Patrice TACITA have been called to Pointe-a-Pitre Court of Justice by a judge from the county Court of Paris ; the public prosecutor of Basse-Terre Court of Justice has requested to remove the case from the examining magistrate of Pointe-a-Pitre Court of Justice ;
On May 20th : Michel Madassamy and Gabriel BOURGUIGNON, leaders of UGTG, were called in front of the examining chamber ; please note that S. Aristide and P. Tacita are their lawyers ;
On May 26th : Trial of Raymond GAUTHIEROT, former General Secretary of UGTG, convicted on first authority to three months in prison.
On May 29th : Trial of Jocelyn LEBORGNE, member of UGTG council ;
On June 4th 2009 : Trial of comrade Max Delourneau because of its participation to LKP movement ;
On June 9th 2009 : Trial of comrade Christophe, member of UGTG Council.

Why this plan of repression against workers, young people and the People of Guadeloupe ?

Because the workers and their unions do not step back in front of the obstacles they have to face :

Strikes and massive demonstration of the employees so that the Bino agreement that has been amended by the government can be fully respected and against dismissal threats and blackmailing, etc ;

Because on May 1st 2009, there were more than 30 000 demonstrators in Petit-Canal ;

Because LKP still obtains satisfaction in the negotiations regarding 146 claims that are going on with the massive support of the population. Thousands of young people, unemployed, workers, pensioners take a part in the meetings led by the LKP.

Dear comrades, dear friends,

This is thanks to the determination of the workers and the people of Guadeloupe, thanks to the general strike of 44 days, thanks to the mobilisation of the population (up to 100 000 demonstrators) that we could succeed in the negotiations ; this is also thanks to your solidarity.

In the name of the workers and the People of Guadeloupe’s rights to fight for their lawful claims and to struggle against repression, we call one more time for international solidarity.

General Secretary

Elie Domota

samedi 28 mars 2009

Guadeloupe Report on "Democracy Now," tomorrow (Friday, March 27) ; Also: Interview with Elie Domota and Preamble of Jacques Bino agreement

INTERNATIONAL LIAISON COMMITTEE
P.O. Box 40009, San Francisco, CA 94140.
Tel. (415) 641-8616; fax: (415) 626-1217
email : ilcinfo@earthlink.net
Web site : www.owcinfo.org

Dear Friends,

Amy Goodman's "Democracy Now" program tomorrow (Friday, March 27) will feature a report on the recent and successful 44-day general strike in Guadeloupe. Amy will be interviewing Kali Akuno, a leader of the Malcom X Grassroots Movement who was a central organizer of the U.S. solidarity effort with the struggle of the workers and people of Guadeloupe.

The Guadeloupe segment is scheduled to run at 8:15 a.m. in New York City. Listeners in the San Francisco Bay Area will be able to hear the interview with Kali Akuno at 6:15 a.m. and also at 9:15 a.m. Listeners in other cities can go to www.democracynow.org to find out when the show is broadcast.

We are also sending below, for your information, the latest interview with Elie Domota, general secretary of the UGTG trade union federation of Guadeloupe and spokesperson for the LKP Strike Collective. The interview was conducted March 15 by Robert Fabert for the ILC International Newsletter. It is reprinted here from issue no. 328 of the newsletter. Also reprinted below is the Preamble to the Jacques Bino agreement that ended the general strike.

Thanks to all of you for your ongoing support to the ILC campaigns. Your support of the heroic struggle of the workers and people of Guadeloupe made a real difference !

In solidarity,

Ed Rosario and Alan Benjamin,
for the International Liaison Committee



Reprinted from ILC International Newsletter No. 328, March 18, 2009

Guadeloupe

Interview with General Secretary of the General Union of Workers of Guadeloupe (UGTG) and spokesperson for the Liyannaj kont pwofitasyon (LKP) Strike Collective.

Following a powerful, united general strike that lasted 44 days, the workers, youth and the entire working population of Guadeloupe concluded an agreement that met their key demands, including a 200 euro increase in the monthly minimum wage.

We met with Elie Domota, General Secretary of the General Union of Workers of Guadeloupe (UGTG) and spokesperson for Liyannaj kont pwofitasyon (LKP). He draws a few lessons from this movement for the readers of the ILC International Newsletter.



ILC : What is your balance sheet of the strike ?

ED : It is a very positive balance sheet. We witnessed 44 days of a total general strike. It was a great demonstration of unity of all workers and all the organizations forming the LKP.

Many said earlier that this was a Negro konplo a sé konplo chyen (a conspiracy of Negroes, a conspiracy of dogs - Ed)... Well, we have demonstrated that we can unite trade unions, political organizations, consumer organizations, tenants, and cultural movements. It is our diversity that has forged unity.

ILC : What was the origin of LKP and its role in the movement ?

ED : How was the LKP started ? Well, very simply : Previously, each organization worked on its own. In late November, at the UGTG, we decided to meet with other organizations, as a series of problems arose and we did not think that any one single organization could wage the fight successful; we needed broader unity.

It was relatively easy to meet, because for six years we have tried to mount what we called a program of demands of the working class. We were also together on May 1. But during all this time, we were unable to come to an agreement. On December 5, 2008, we met first with the trade unions, with unions in the education, cultural movements, with political parties ... And then, liyannaj (alliance) took root ! There was the strike on December 16 and on the 17th. We went to the Prefecture de Basse-Terre (French Government Building)... and we decided to continue the movement in January.

Thus, the LKP was created. In this dynamic (Balan), we have found a color and a name and a new song, The Gwadloup sé tannou (Guadeloupe Is Ours) repeated in chorus by all the demonstrators ... It adan balan (very quickly) took off. The LKP is the fruit of the unity begun between organizations for the past several years.

ILC : Guadeloupe will never be as before, say the workers, activists ... Do you agree ? And for you, what does that mean ?

ED : I agree. But I want to say that we do not operate in fits and starts, by shock. We must maintain some regularity and consistency in all our actions if we don't want to fall back into the system we condemn.

This means, above all, changing social relationships, establishing new social relationships, new relationships between men and women of our country. And above all, social relations in the workplace. We Indians and Blacks, who are majority in this country, must feel proud and stop bowing our heads and accepting the unacceptable.

ILC : In the immediate sense, what does this movement symbolize for the people and workers in the world ?

ED : This may symbolize the fact that it is the big struggles that make the wheels of history turn. Today, large international capital controls everything, including the politicians who apply their dictates. We can show that a small nation of 400,000 inhabitants can challenge this system based on exploitation and submission.

ILC : Legal charges have been brought against you for "incitement to racial hatred" and "the extortion of signatures on the Jacques Bino Agreement."

ED : This is an attempt to denigrate the movement: the words were not racist (1). They reflect a reality, the organization of society in Guadeloupe, which has always, and is still, based on a relationship of races and classes for nanni Nannan (that goes back a long time). At the top of the pyramid, it is always the same: békés and whites, and at the bottom, the Black and Indians. 400 years later, we live in a photocopy of the same slave plantation society.

The truth is that we are still out on strike in companies that refuse to implement the Bino agreement (2), we call for the implementation of the agreement... And what does the prosecutor do? He opens an investigation for "extortion to sign" the agreement. This, I repeat, is an attempt to smear us, to demonize us, to reverse the gains we have won.

We are ready and we are not intimidated if they proceed against us! In the court, should it go this far, there will be a forum to expose to the world what our society is all about, what the French state does in a small dominated country.

- Interviewed conducted by Robert Fabert



Endnotes
(1) Interviewed on television at a moment when the béké (while eilite) bosses refused to sign the agreement, Elie Domota said : "Either they will implement the agreement, or they will leave Guadeloupe; we will not let a bunch of békés restore slavery."

(2) Jacques Bino : The name of the trade union activist shot dead in the night of February 17-18, 2009.



Preamble to the inter - regional agreement on wages in Guadeloupe : Jacques Bino agreement.

Between the undersigned signatories :
- For the organizations of employers : UMPEC, UCE, GRIP, OPGSS, UNAPL ; - For the trade unions of employees : CGTG, CFDT, CFTC, CGT-FO, UGTG, UNSA organized within the Liyannaj Kont Pwfitasyon (LKP).
In the presence of Mr. DESFORGES, Prefect of the Guadeloupe Departement, and under the mediation of Messrs. BESSIERE, LOPEZ, LEMAIRE Arcont.

Preamble :
- Considering that the economic and social conditions in Guadeloupe are a result of the persistence of the plantation economy model.
- Considering that this economy is based on monopoly profits and the abuse of a dominant position, which generates injustice.
- Considering that these injustices affect both workers and our internal economic growth.
- Considering that they are obstacles to economic development and the internal social development.

mercredi 25 mars 2009

Le POI soutien Elie Domota et le LKP

PARTI-OUVRIER-INDEPENDANT
87 rue du Faubourg-Saint-Denis
75010 PARIS
Tél. : 01.48.01.85.85
Fax : 01.44.83.99.60
mail : parti-ouvrier-independant@orange.fr
Site : www.parti-ouvrier-independant.com

Communiqué

Le POI apporte son soutien à Elie Domota, porte - parole du LKP, visé par une enquête judiciaire

Le POI, membre de l’Entente internationale des travailleurs, vient d’être informé par l’Association des travailleurs et des peuples de la Caraïbe (ATPC) d’un appel aux syndicalistes, à tous ceux qui se réclament du mouvement ouvrier, aux démocrates pour qu’ils dénoncent cette mesure de répression et apportent leur soutien à Elie Domota, porte parole du LKP.

Cette enquête judicaire contre Elie Domota prend prétexte d’une prétendue « provocation à la discrimination, à la haine et à la violence contre des personnes ou des catégories de personnes en raison de leur origine ou en raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, visant notamment et spécifiquement les personnes désignées par le vocable béké et les entreprises que ces personnes dirigent ».

Le POI estime que cette décision de l’Etat constitue une agression inadmissible contre Elie Domota et, à travers lui, contre son syndicat, l’UGTG, contre les organisations syndicales et associations qui ont constitué le LKP.

C’est une attaque contre tout le peuple de Guadeloupe qui, depuis quatre cents ans, subit l’exploitation capitaliste, en particulier celle de la caste des békés, qui détient les rênes de l’économie de l’île.

Constatant que cette attaque survient quelques jours après que le LKP a imposé à l’Etat, au patronat et aux collectivités la signature d’un protocole d’accord après quarante-quatre jours de grève générale, le Parti ouvrier indépendant dénonce cette nouvelle provocation contre le peuple guadeloupéen et apporte son soutien à Elie Domota, au LKP ainsi qu’aux organisations qui en sont partie prenante.

Comme il l’a fait depuis le début du mouvement, le POI considère qu’il est de la responsabilité de l’ensemble des organisations ouvrières d’apporter leur soutien au LKP et à ses responsables.

Paris, le 10 mars 2009

Le secrétariat permanent du POI