Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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mercredi 11 août 2010

à propos de la nouvelle augmentation des prix des carburants en Guadeloupe

COM­MU­NI­QUÉ DE PRESSE

À pro­pos de cette nou­velle aug­men­ta­tion des prix des car­bu­rants.

Alors que des mil­liers de Gua­de­lou­péens sont en vacan­ces ;

Alors que des mil­liers de Gua­de­lou­péens sui­vent le Tour cycliste de la Gua­de­loupe ;

Alors que des mil­liers de Gua­de­lou­péens sont tou­chés par la den­gue dans l’indif­fé­rence géné­rale de l’Etat fran­çais ki poko jan­men fè ayen.

C’est donc en cette période qu’a choisi le Pré­fet Gou­ver­neur Géné­ral FABRE pour aug­men­ter les prix des car­bu­rants, en cati­mini sans même con­vo­quer l’Obser­va­toire des Prix (ce qui démon­tre bien qu’il ne ser­vait à rien) et cela sur la base d’un texte qui n’existe pas.

En effet, c’est donc en toute illé­ga­lité, que le Pré­fet modi­fie encore une fois le décret n° 2003-1241 du 23 Décem­bre 2003 rela­tif à la fixa­tion du prix des car­bu­rants et cela sous l’injonc­tion du Minis­tère des Colo­nies à la solde des com­pa­gnies pétro­liè­res.

Mais où sont pas­sés les repré­sen­tants élus du Peu­ple Gua­de­lou­péen ? Ceux qui se récla­ment de la légi­ti­mité des urnes, tous ces bavards qui siè­gent dans les ins­ti­tu­tions de la répu­bli­que fran­çaise et si avi­des de com­mu­ni­qués. Yo kon­plis a pwo­fi­ta­syon si Pèp Gwad­loup. Ils sont à la solde de ce sys­tème mafieux et vivent grâce à lui.

Tra­vailleurs, Peu­ple de Gua­de­loupe, nous l’avons com­pris, nous devons comp­ter sur nous-mêmes avant tout. Pa konté asi pyé a lézòt pou maché.

LKP déclare que cette aug­men­ta­tion des prix des car­bu­rants est une insulte envers les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe.

LKP invite d’ores et déjà les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à :

- an Gwan San­blé : Diman­che 22 Août 2010 sur la Plage de Viard à Petit-Bourg pou palé dè pri a ésans, pri a maw­chan­diz, fow­ma­syon é tra­vay pou la Jénès, asi pwo­dik­syon lokal é santé an nou.

- Orga­ni­ser des Assem­blées Géné­ra­les, des réu­nions d’infor­ma­tions, des Liyan­naj a pawòl dans les entre­pri­ses, dans les quar­tiers et dans les Com­mu­nes.

- Se pré­pa­rer à une vaste mobi­li­sa­tion con­tre toute forme de pwo­fi­ta­syon, pour le res­pect des Accords des 26 Février 2009 et 04 Mars 2009, pour le res­pect et la dignité des Gua­de­lou­péens.

Pwo­fi­ta­syon pa fini - Gwad­lou­péyen dou­bout !

Ansanm nou ka lité ansamn nou ké gan­nyé !

Elie DOMOTA

Lap­went, le 09 Août 2010

jeudi 15 juillet 2010

DECLARATION DU LKP RELATIVE A LA HAUSSE DES CARBURANTS

La sol­li­ci­ta­tion de l’ANACT par le Minis­tère des DOM relève de la déma­go­gie.

Depuis Décem­bre 2008, les Gua­de­lou­péens, ras­sem­blés autour du LKP, n’ont cessé de dénon­cer la pwo­fi­ta­syon en cours dans notre pays et notam­ment autour de la ques­tion des prix des car­bu­rants.

Pen­dant long­temps, les com­pa­gnies pétro­liè­res, la Raf­fi­ne­rie des Antilles, l’Etat, ont laissé enten­dre que l’appro­vi­sion­ne­ment de la Gua­de­loupe en car­bu­rants pro­ve­nait d’Europe (Brent) ; docu­ments doua­niers à l’appui, il n’en est rien. Et bien évi­dem­ment, les mêmes nous disent que ce scé­na­rio ne peut pas nous garan­tir un appro­vi­sion­ne­ment per­ma­nent en car­bu­rant.

La Raf­fi­ne­rie des Antilles four­nit à la Gua­de­loupe 30 % de sa con­som­ma­tion en car­bu­rant. Mais alors d’où pro­vient les 70 % direc­te­ment ache­tés en pro­duits finis déjà raf­fi­nés ?

Tout sim­ple­ment du Vene­zuela, de Tri­ni­dad et Tobago, et des Iles Vier­ges Amé­ri­cai­nes alors que les mêmes pré­ten­dent qu’il n’y a pas dans la Caraïbe de car­bu­rants aux nor­mes euro­péen­nes.

Alors, d’où pro­vient le car­bu­rant que nous uti­li­sons aujourd’hui dans nos véhi­cu­les ? Ola yo ka pan-y ?

Dif­fé­rents rap­ports et non des moin­dres (Auto­rité de la Con­cur­rence, Rap­port OLLIER, CESR…) met­tent en exer­gue l’opa­cité qui existe tant en matière de fixa­tion des prix et d’appro­vi­sion­ne­ment du mar­ché Gua­de­lou­péen que dans le mono­pole de Total.

Et pour­tant, rien n’a été fait, les pwo­fi­tan sévis­sent tou­jours mal­gré leurs soi - disant états - géné­raux et comité inter­mi­nis­té­riel pour l’outre - mer.

Aussi, mal­gré les rap­ports d’experts et de par­le­men­tai­res, mal­gré le pro­to­cole du 04 mars, ils veu­lent nous rame­ner au point de départ. C’est là l’objec­tif pour­suivi par Mme PEN­CHARD dont l’ANACT est le bras armé. Yo péké kouyonné nou.

M. Sar­kozy a annoncé une réforme de l’obser­va­toire des prix le 06 novem­bre 2009, rien n’a changé, le Pré­fet fixe les prix déci­dés par les com­pa­gnies pétro­liè­res et les Gua­de­lou­péens paient.

Désor­mais, nous le savons tous :
- Des auto­ri­sa­tions ont été don­nées par l’Etat fran­çais aux com­pa­gnies pétro­liè­res pour sto­cker des car­bu­rants dans les îles anglo­pho­nes de la Caraïbe, au mépris de dis­po­si­tions com­mer­cia­les et doua­niè­res.

- Le Minis­tère du Bud­get garan­tit à la SARA une marge béné­fi­ciaire annuelle alors que c’est une entre­prise pri­vée, et cela en vertu d’un accord secret.

- La Gua­de­loupe exporte même du car­bu­rant vers l’Europe.

- Aucune sanc­tion n’ait été prise à l’encon­tre des pwo­fi­tan par l’Auto­rité de la Con­cur­rence mal­gré les déri­ves et escro­que­ries.

- Total a investi pour plus de 20 mil­liards d’euros dans des ins­tal­la­tions pétro­liè­res au Vene­zuela.

- Une nou­velle raf­fi­ne­rie flam­bant neuve est en cons­truc­tion en Guyane Hol­lan­daise.

- La Raf­fi­ne­rie des Antilles nous vend depuis tan­tôt les 70 % de notre con­som­ma­tion ache­tée en pro­duits finis aux prix le plus bas, dans la Caraïbe même, aux coûts de pro­duc­tion de la Raf­fi­ne­rie.

LKP DENONCE UN SYS­TEME MAFIEUX SAVAM­MENT ORGA­NISE PAR LES COM­PA­GNIES PETRO­LIE­RES AVEC LA COM­PLI­CITE DE L’ETAT, ET CELA AU DETRI­MENT DES GUA­DE­LOU­PEENS.

LKP DENONCE CETTE MAS­CA­RADE QUE CONS­TI­TUE LA REU­NION DE L’OBSER­VA­TOIRE DES PRIX LAIS­SANT CROIRE A UNE QUEL­CON­QUE CON­SUL­TA­TION ALORS QUE LES DECI­SIONS SONT DEJA PRI­SES.

LKP DENONCE CETTE REU­NION EN CATI­MINI CON­VO­QUEE « AUJOURD’HUI POUR DEMAIN ».

LKP CON­TI­NUE LA LUTTE ET REAF­FIRME SES EXI­GEN­CES, NOTAM­MENT :

- le rever­se­ment de tou­tes les som­mes abu­si­ve­ment per­çues par la Raf­fi­ne­rie des Antilles et les Col­lec­ti­vi­tés dans un fonds des­tiné à la For­ma­tion et à l’Emploi des Jeu­nes et à l’orga­ni­sa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public des trans­ports de pas­sa­gers ;

- la créa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion des car­bu­rants, garan­tis­sant la trans­pa­rence dans la for­ma­tion des prix et le cir­cuit d’appro­vi­sion­ne­ment, la qua­lité et l’accès à un car­bu­rant au meilleur coût ;

- l’annu­la­tion des aug­men­ta­tions des prix du car­bu­rant ;

- la res­ti­tu­tion des 94 mil­lions ver­sés par le Minis­tère des DOM à la Raf­fi­ne­rie des Antilles, sous pré­texte d’un man­que à gagner ;

- la col­lecte des taxes sur le volume réel de car­bu­rants livrés aux dis­tri­bu­teurs (prise en compte de l’effet tem­pé­ra­ture dans la struc­ture des prix du car­bu­rant) ;

- La réu­nion de la Com­mis­sion de suivi pré­vue à l’arti­cle 165 de l’accord du 04 mars 2009 afin de faire le point sur les dos­siers en cours et exa­mi­ner les autres chan­tiers à trai­ter.

Wi, les pro­blé­ma­ti­ques du prix des car­bu­rants relè­vent d’une escro­que­rie dont les acteurs béné­fi­cient du sou­tien de l’Etat en per­sonne, et nous LKP ne sau­rons ser­vir de cau­tion ou d’alibi pour quel­que déci­sion que ce soit, à qui que ce soit.

KONBA LA KA KON­TI­NYÉ – ANNOU SAN­BLÉ.

LKP

Lap­went, 13/07/10

vendredi 16 avril 2010

DECLARATION DU LKP RELATIVE A LA PROBLEMATIQUE DES CARBURANTS

La sol­li­ci­ta­tion de l’ANACT par le Minis­tère des DOM relève de la déma­go­gie.

Depuis des mois, les Gua­de­lou­péens, ras­sem­blés autour du LKP, n’ont cessé de dénon­cer la pwo­fi­ta­syon en cours dans notre pays et sin­gu­liè­re­ment autour de la ques­tion des prix des car­bu­rants.

Pen­dant long­temps, les com­pa­gnies pétro­liè­res, la Raf­fi­ne­rie des Antilles, l’Etat, ont laissé enten­dre que l’appro­vi­sion­ne­ment de la Gua­de­loupe en car­bu­rants pro­ve­nait d’Europe (Brent) ; docu­ments doua­niers à l’appui, il n’en est rien.

Le car­bu­rant con­sommé en Gua­de­loupe pro­vient prin­ci­pa­le­ment du Vene­zuela, de Tri­ni­dad et Tobago, et des Iles Vier­ges Amé­ri­cai­nes.

Met­tre en avant la pro­blé­ma­ti­que de la pro­duc­tion des car­bu­rants, aux nor­mes euro­péen­nes, relève donc d’une mécon­nais­sance de ce dos­sier.

Dif­fé­rents rap­ports et non des moin­dres (Auto­rité de la Con­cur­rence, Rap­port OLLIER, CESR…) met­tent en exer­gue l’opa­cité qui existe tant en matière de fixa­tion des prix et d’appro­vi­sion­ne­ment du mar­ché Gua­de­lou­péen que dans le con­trôle quasi-totale d’une com­pa­gnie pétro­lière sur notre appro­vi­sion­ne­ment, avec un droit de vie et de mort sur les gérants et employés des sta­tions ser­vi­ces de Gua­de­loupe. Et pour­tant, rien n’a été fait, les pwo­fi­tan sévis­sent tou­jours mal­gré leurs soi-disant états géné­raux et comité inter­mi­nis­té­riel pour l’outre-mer. Une vaste bla­gue. Il y a là, une volonté mani­feste de l’Etat fran­çais, prin­ci­pal pwo­fi­tan, de reve­nir sur ses enga­ge­ments.

Aussi, est-il curieux, mal­gré les rap­ports d’experts offi­ciels et de par­le­men­tai­res, mal­gré le pro­to­cole du 04 mars, que l’on veuille nous faire reve­nir au point de départ. C’est là l’objec­tif pour­suivi par Mme PEN­CHARD, bras armé de la pwo­fi­ta­syon aux ordres des com­pa­gnies pétro­liè­res.

Force est de cons­ta­ter qu’à ce jour, l’Etat, prin­ci­pal appui des com­pa­gnies pétro­liè­res, ne res­pecte pas les ter­mes de l’accord du 4 mars. Rien n’a changé. Le Pré­fet fixe les prix déci­dés par les com­pa­gnies pétro­liè­res et les Gua­de­lou­péens paient.

Et que dire des auto­ri­sa­tions don­nées par l’Etat fran­çais aux com­pa­gnies pétro­liè­res pour sto­cker des car­bu­rants dans les îles anglo­pho­nes de la Caraïbe, au mépris de dis­po­si­tions com­mer­cia­les et doua­niè­res ?

Et que dire de l’accord donné par le Minis­tère du Bud­get à la Raf­fi­ne­rie des Antilles lui garan­tis­sant une marge béné­fi­ciaire annuelle alors que c’est une entre­prise pri­vée ?

Et que dire de l’expor­ta­tion de car­bu­rants de la Gua­de­loupe vers l’Europe ?

Et que dire du fait qu’aucune sanc­tion n’ait été prise à l’encon­tre des pwo­fi­tan par l’Auto­rité de la Con­cur­rence ?

Et que dire de la com­pa­gnie pétro­lière fran­çaise qui a investi pour plus de 20 mil­liards d’euros dans des ins­tal­la­tions pétro­liè­res au Vene­zuela ?

Et que dire de la nou­velle raf­fi­ne­rie flam­bant neuve sur le point de voir le jour en Guyane Hol­lan­daise ?

Et que dire de la Raf­fi­ne­rie des Antilles qui nous vend depuis tan­tôt les 70% de notre con­som­ma­tion ache­tée en pro­duits finis aux prix le plus bas, dans la Caraïbe même, aux coûts de pro­duc­tion de la Raf­fi­ne­rie ?

Vous l’aurez com­pris, mais visi­ble­ment vous ne le savez pas, il s’agit d’un sys­tème mafieux savam­ment orga­nisé par les com­pa­gnies pétro­liè­res avec la com­pli­cité de l’Etat, et cela au détri­ment des Gua­de­lou­péens.

Le LKP con­ti­nue la lutte et réaf­firme ses exi­gen­ces, notam­ment :

• le rever­se­ment de tou­tes les som­mes abu­si­ve­ment per­çues par la Raf­fi­ne­rie des Antilles et les Col­lec­ti­vi­tés dans un fonds des­tiné à la For­ma­tion et à l’Emploi des Jeu­nes et à l’orga­ni­sa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public des trans­ports de pas­sa­gers ;

• la créa­tion d’un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion des car­bu­rants, garan­tis­sant la trans­pa­rence dans la for­ma­tion des prix et le cir­cuit d’appro­vi­sion­ne­ment, la qua­lité et l’accès à un car­bu­rant au meilleur coût ;

• l’annu­la­tion des aug­men­ta­tions des prix du car­bu­rant du 16 sep­tem­bre 2009 et 1er jan­vier 2010, pri­ses en totale illé­ga­lité par le Pré­fet ; un référé en annu­la­tion a été déposé depuis 4 mois main­te­nant devant le Tri­bu­nal Admi­nis­tra­tif de Basse-Terre ; aucune réponse du tri­bu­nal à ce jour ;

• la res­ti­tu­tion des 3 mil­lions d’euros ver­sés en com­pen­sa­tion à la Raf­fi­ne­rie des Antilles par la Région et le Dépar­te­ment Gua­de­loupe, en décem­bre 2008 ;

• la res­ti­tu­tion des 94 mil­lions ver­sés par le Minis­tère des DOM à la Raf­fi­ne­rie des Antilles, sous pré­texte d’un man­que à gagner ;

• la col­lecte des taxes sur le volume réel de car­bu­rants livrés aux dis­tri­bu­teurs (prise en compte de l’effet tem­pé­ra­ture dans la struc­ture des prix du car­bu­rant).

Vous l’aurez com­pris, nous avons bien com­pris que les pro­blé­ma­ti­ques du prix des car­bu­rants relè­vent d’une escro­que­rie dont les acteurs béné­fi­cient du sou­tien de l’Etat en per­sonne, et nous LKP ne sau­rons ser­vir de cau­tion ou d’alibi pour quel­que déci­sion que ce soit, à qui que ce soit.

Que cha­cun assume ses res­pon­sa­bi­li­tés, nous LKP nous assu­mons et assu­me­rons les nôtres.

A bas la pwo­fi­ta­syon.

Le Porte Parole du LKP
Elie DOMOTA
Lap­went, le 23 Mars 2010

jeudi 26 novembre 2009

Mobilisation des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe : Si yo ogmanté ésans la nou ka pwan lari la !

Manifestation_25_novembre_2009_003.jpg

Ce sont plus de 25 000 per­son­nes qui ont mani­festé en cons­cience, en fierté et en dignité dans les rues de Pointe-à-Pitre à l’appel du LKP pour exi­ger notam­ment :

• L’appli­ca­tion pleine et entière de l’ensem­ble des dis­po­si­tions de l’Accord BINO.

• L’appli­ca­tion pleine et entière du Pro­to­cole d’Accord du 4 Mars 2009.

• L’arrêt de la répres­sion anti­syn­di­cale.

• La pour­suite des négo­cia­tions sur les autres points res­tant à exa­mi­ner.

Ce n’est pas le récent vote du Sénat, désa­vouant Mme PEN­CHARD, en recon­nais­sant que le RSTA est un com­plé­ment de salaire, non déduc­ti­ble de la prime pour l’emploi, et non pas une allo­ca­tion comme le pré­ten­dait la Minis­tre des Colo­nies qui nous fera bais­ser les bras.

Ce ne sont pas les com­mu­ni­qués de cer­tains vou­lant s’octroyer la vic­toire des lut­tes des Tra­vailleurs qui nous feront recu­ler.

Ce n’est pas non plus les ten­ta­ti­ves de dia­bo­li­sa­tion, de cri­mi­na­li­sa­tion ni d’inti­mi­da­tion qui feront taire le désir du Peu­ple de Gua­de­loupe à ins­tau­rer des nou­veaux rap­ports sociaux et éco­no­mi­ques plus jus­tes et plus équi­ta­bles.

Le LKP appelle l’ensem­ble des Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à res­ter mobi­li­ser et à se pré­pa­rer à des­cen­dre dans les rues à la moin­dre hausse des prix des car­bu­rants.

Nou paka fè dèyè !!

Tous au Mee­ting, Ven­dredi 27 Novem­bre 2009 à 19h00, devant le Palais de la Mutua­lité à Pointe - à - Pitre

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Elie DOMOTA

Lap­went, le 25 Novem­bre 2009

lundi 09 novembre 2009

La réaction d’Elie Domota au discours de Sarkozy sur l’Outre - Mer

Byen bonswa,

Comme beau­coup d’autres ce matin, nous nous som­mes réu­nis pour écou­ter le dis­cours de Nico­las SAR­KOZY. Je ne sais pas si vous l’avez aussi noté, mais il était fati­gué, il bégayait ; et nous nous som­mes bien ren­dus compte qu’il par­lait sans croire en ce qu’il disait.

Il a com­mencé par les Etats - Géné­raux et affirmé que dans tou­tes les colo­nies, 100 000 per­son­nes y avaient pris part. Et que plus de 130 000 avaient adressé des con­tri­bu­tions par inter­net. Mais en Gua­de­loupe, nous les cher­chons encore (ces con­tri­bu­teurs). Car ceux qui y ont par­ti­cipé doi­vent se deman­der ce qu’il en est advenu de leurs « con­tri­bu­tions ». Les res­ti­tu­tions ont eu lieu à Paris. Et à la jour­née d’aujourd’hui pas un gua­de­lou­péen n’en con­nait le con­tenu. La pré­fec­ture avait assuré qu’une bro­chure serait réa­li­sée pour infor­mer les gua­de­lou­péens sur les tra­vaux des dif­fé­rents Ate­liers. (En atten­dant) Sar­kozy a déjà pris ses déci­sions.

Ils sont bien embar­ras­sés, car ce qui a été annoncé était déjà connu : nous avions déjà parlé de l’uni­ver­sité, de la faculté de méde­cine. Et pour­tant nous ne som­mes pas au gou­ver­ne­ment. Et pour s’en sor­tir que nous disent-ils ? Qu’il fau­dra d’autres comi­tés inter­mi­nis­té­riels… Mais nous avions bien com­pris qu’il ne s’agis­sait que d’une vaste bla­gue et que tout ce qui pou­vait y être dit ser­vait à nous endor­mir et à nous couillon­ner.

Il y a quel­que chose qu’il fal­lait enten­dre dans le dis­cours de Sar­kozy… Il a plu­sieurs fois répété que sans les Outre - Mer la France n’était rien. Il a dit que c’est grâce à notre bio­di­ver­sité qu’ils sont un grand pays. Que c’est grâce à nos espa­ces mari­ti­mes qu’ils sont la deuxième puis­sance mari­time au monde. Que c’est grâce à la Guyane qu’ils ont la pos­si­bi­lité de faire décol­ler des fusées. Que c’est grâce à nous qu’ils ont aussi puis­sants… Et il a cité des noms de spor­tifs, d’écri­vains…

Mais il a oublié de dire, que c’est c’est grâce aux con­quê­tes colo­nia­les qu’ils sont deve­nus un « grand pays ». Et aujourd’hui, les con­quê­tes colo­nia­les ont pour nom : crime con­tre l’huma­nité, escla­vage, pilla­ges, vols, viols. Voilà com­ment ils sont deve­nus un « grand pays ».

Donc quand ils nous disent qu’ils nous « don­nent » l’Allo­ca­tion Parent Isolé, le RMI ; que nous som­mes les dan­seu­ses de la répu­bli­que, et que ce sont les trans­ferts sociaux qui nous « nour­ris­sent »… nous leur rétor­quons qu’il faut nous res­pec­ter.

Et ce que nous devons enten­dre dans son dis­cours, c’est qu’ils nous doi­vent ! Quand Sar­kozy dit que sans nous ils ne sont rien, c’est la vérité. Parce que tout ce qu’ils ont, c’est à nous qu’ils l’ont pris ! Ils ont volé aux qua­tre coins du monde, pour être aujourd’hui un « grand pays ».

Et il y a quel­que chose de par­ti­cu­liè­re­ment mépri­sant dans la poli­ti­que de Sar­kozy. Il n’en a pas parlé, mais une des fiches du Comité Inter­mi­nis­té­riel sur l’Outre - Mer le pré­voit : pour la Poly­né­sie – là même où ils ont fait des essais nucléai­res durant des années et des années, là où ils ont pol­lué les ter­res, empoi­sonné les popu­la­tions avec des radia­tions pour des géné­ra­tions ou pour l’éter­nité - ils comp­tent faire des atolls de Muru­roa et de ces îlets un Lieu de Mémoire et de Fierté Natio­nale.

Ainsi, ils ont com­mis leurs abo­mi­na­tions sur ces popu­la­tions durant des dizai­nes d’années ; et aujourd’hui Sar­kozy leur dit : eh bien, vous l’avez subi, mais c’était pour la gran­deur de la Nation. Mais pour­quoi n’ont t’ils pas fait explo­ser leurs bom­bes nucléai­res dans le Lan­gue­doc - Rous­sillon ? Pour­quoi pas dans le Bas - Rhin ? Pour­quoi pas à Paris ? Parce ce qu’ils con­nais­saient les dan­gers !!! Ils l’ont donc fait en Poly­né­sie…

Pour­quoi n’ont - ils pas uti­lisé la chlor­dé­cone pour leur agri­cul­ture ? Parce qu’ils en con­nais­saient les dan­gers !

Et aujourd’hui que nous pro­pose t - il ? Que 2011 soit l’année de l’Outre - Mer ! Pour affi­cher notre diver­sité cul­tu­relle en France… Et cela nous ren­voie à quoi ? Aux Expo­si­tions colo­nia­les… Ils allaient cher­cher des êtres humains en Nou­velle - Calé­do­nie, en Afri­que, dans l’Océan Indien ; et ils les par­quaient au jar­din d’accli­ma­ta­tion à Paris. Ils les expo­saient à la vue des fran­çais en expli­quant qu’il s’agis­sait de les civi­li­ser et d’en faire des hom­mes… Le matin, les pas­sants les voyaient habillés en cos­tume tra­di­tion­nel, donc quasi nus, et l’après-midi ils les revê­taient autre­ment et disaient com­men­cer ainsi leur socia­li­sa­tion…

Tout le dis­cours de Sar­kozy était basé sur une seule chose : l’ancrage de la domi­na­tion colo­niale sur nous ! Car notons bien qu’à cha­que fois qu’il par­lait d’Etat gua­de­lou­péen – d’Etat local pour repren­dre son terme exact - il pré­ci­sait aus­si­tôt qu’il nom­mait dans le même temps un sous-pré­fet chargé de la cohé­sion, un Com­mis­saire chargé du déve­lop­pe­ment endo­gène… Il s’agis­sait à cha­que fois de ren­for­cer la posi­tion de l’Etat dans notre pays. Et quand il annonce con­fier au pré­fet le soin de gérer les bud­gets, c’est tou­jours pour mieux sur­veiller et con­trô­ler ce qui se passe ici.

Voilà ce qu’il nous faut rete­nir… Mais au niveau des pro­po­si­tions qu’avons-nous entendu ?! Rien…

Et aujourd’hui on entend quel­ques uns affir­mer que, oui, il y avait quand même un con­tenu. Qu’il y avait 137 mesu­res… Peut - être ne savons - nous pas bien comp­ter… Mais nous ne les avons pas enten­dues ! Peut - être n’a-t-il pas pu tou­tes les citer…

Ainsi pour la for­ma­tion des prix, il nous annonce la mise sur pied d’un GIR (Groupe d’Inter­ven­tion Régio­nale) pour sur­veiller les prix, et la déci­sion de fédé­rer les ser­vi­ces de la répres­sion des frau­des, la Douane – et peut-être même l’Ins­pec­tion du tra­vail – pour con­trô­ler les prix ! Rien que des ser­vi­ces qui exis­tent déjà ! Cela entre dans le cadre de la réforme des ins­ti­tu­tions de l’Etat ; qui veut que l’on com­presse tous les ser­vi­ces : avec L’ANPE et l’ASSE­DIC ils ont fait POLE EMPLOI, avec les IMPOTS et le TRE­SOR…

Mais ce que nous devons sur­tout rete­nir, c’est que la der­nière fois que nous l’avons ren­con­tré, le pré­fet nous affirmé que nous som­mes dans un pays où règne la liberté des prix. Et que nous pro­pose SAR­KOZY ? De met­tre plus de super­mar­chés pour faire jouer la con­cur­rence ! Lorsqu’il pro­pose de bais­ser les seuils, c’est pour per­met­tre aux grou­pes LECLERC & AUCHAN de venir s’ins­tal­ler en Gua­de­loupe !

Nous som­mes déjà embar­ras­sés avec ceux qui nous volent et lui nous pro­pose d’en faire venir d’autres pour nous couillon­ner encore ! Voilà donc ce qu’il nous pro­pose : défen­dre la con­cur­rence et non pas défen­dre l’inté­rêt géné­ral.

Et quand il nous assure vou­loir défen­dre le déve­lop­pe­ment endo­gène et la pro­duc­tion locale, c’est tota­le­ment con­tra­dic­toire : car ces nou­veaux super­mar­chés qu’il sou­haite voir s’ins­tal­ler, où met­tront - elles leurs entre­pôts ? Sure­ment pas à Matouba (Zone mon­ta­gneuse de Basse - Terre)… Mais sur nos ter­res pla­tes, depuis Capes­terre (Belle - Eau) jusqu’à Morne - à - l’Eau.

Et quand ils font un port en eaux pro­fon­des, c’est aussi pour faire des mil­liers et des mil­liers de con­tai­ners entrer : 1 mil­lion de con­tai­ners par an pour ali­men­ter les com­mer­ces d’ici et dans toute la Caraïbe. Voilà ce qu’ils ont pro­grammé !

Et quand il nous annonce la créa­tion d’un vaste mar­ché Gua­de­loupe – Mar­ti­ni­que ; la Gua­de­loupe sera le port de trans­bor­de­ment : les mar­chan­di­ses arri­vant ici, tran­si­tant par la Mar­ti­ni­que, avant de pren­dre la direc­tion de la Caraïbe !

Et c’est cela qui per­met­tra de déve­lop­per notre agri­cul­ture ?! Cama­ra­des, réflé­chis­sons - y : lors­que l’igname sor­tira à 50 cts au Costa-Rica, ou au Came­roun ; et la banane à 20 cts du Ghana… que ferons nous ici ?! Nos agri­cul­teurs ne pour­ront pas (vivre) et nous non plus…

Voilà la réa­lité : der­rière tout ce qu’a dit Sar­kozy sur le déve­lop­pe­ment et la pro­duc­tion locale, ce n’est que du bla­bla­bla. S’il n’y a pas de mesu­res pour pro­té­ger et déve­lop­per la pro­duc­tion locale, eh bien, nous ne nous en sor­ti­rons pas. Et ce que Sar­kozy nous pro­pose c’est plus de con­cur­rence, cas­ser la pro­duc­tion locale, empê­cher l’agro trans­for­ma­tion et faire en sorte que la Gua­de­loupe devienne une vaste colo­nie de con­som­ma­tion des sur­plus de l’Union Euro­péenne. Et faire en sorte que les impor­ta­teurs dis­tri­bu­teurs fas­sent entrer tou­tes sor­tes de pro­duits ici, jusqu’à ce qu’ils finis­sent par tuer toute pro­duc­tion locale.

Voilà ce que cache son dis­cours ! Ce n’est ni plus ni moins que le plan du grand capi­tal inter­na­tio­nal que Sar­kozy veut met­tre en place ici. Et nous devons le con­trer ! Nous ne pou­vons pas accep­ter de dire qu’il faut aujourd’hui défen­dre la pro­duc­tion agri­cole, l’agro trans­for­ma­tion, les 50 000 hec­ta­res de ter­res agri­co­les ; qu’il faut faire en sorte que l’agri­cul­ture de ce pays nour­risse prin­ci­pa­le­ment le peu­ple d’ici, avant qu’ils n’aillent cher­cher des pro­duits à l’étran­ger… et accep­ter que dans le même temps Sar­kozy nous pro­pose plus de super­mar­chés, plus de con­som­ma­tion, plus de pro­duits impor­tés.

Et ce ne sont pas les LUREL (pré­si­dent du Con­seil régio­nal), les GIL­LOT (pré­si­dent du Con­seil géné­ral) ou d’autres qui vont s’y oppo­ser : leur bud­gets repo­sent sur les impor­ta­tions ; sur la taxe d’octroi de mer. Plus il y a d’impor­ta­tions, plus ils se font du fric ; pour mieux bom­ban­cer ! Voilà ce qu’ils sou­hai­tent comme ave­nir pour ce pays. Et là nous leur disons, non nous ne som­mes pas d’accord !

Nous n’avons pas entendu un mot sur l’essence, les cama­ra­des l’ont dit. Pas un mot, alors qu’il sait que TOTAL avec la com­pli­cité de l ’Etat, nous vole depuis tou­jours ! Nous n’avons pas entendu un mot sur la par­ti­ci­pa­tion de l’Etat sur les salai­res, alors que l’Etat s’est engagé avec les orga­ni­sa­tions patro­na­les à aug­men­ter les salai­res de 200€ nets. Et jusqu’à pré­sent, l’Etat ne res­pecte pas ses enga­ge­ments. Pire encore, nous n’avons rien entendu sur le plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’emploi des jeu­nes. Com­ment pou­vons - nous com­pren­dre qu’il y ait un chô­mage frap­pant 6 jeu­nes sur 10 dans ce pays. Et que la seule chose que l’Etat décide, c’est qu’à par­tir du 1er jan­vier (2010), toute entre­prise employant plus de 50 sala­riés doit obli­ga­toi­re­ment embau­cher deux seniors de plus de 50 ans ; faute de quoi elle aura un impôt à payer. Nous som­mes d’accord qu’il faille embau­cher des per­son­nes de tous âges. Mais que fai­sons - nous pour les jeu­nes de moins de 25 ans ? Que fai­sons - nous pour tous les jeu­nes livrés à la rue avec ou sans for­ma­tion, avec ou sans diplôme ?! Pas un mot ! Et pour­tant il y avait un Ate­lier sur la for­ma­tion et l’inser­tion des jeu­nes.

Pas un mot ! Et l’on entend LUREL nous dire sur les média que, oui, il y a un Plan d’urgence qui est mis sur pied par la Région avec Pôle Emploi… Nous avons ren­con­tré P. DUMI­RIER (Direc­teur régio­nal de Pôle Emploi en Gua­de­loupe) : il n’y a rien à l’inté­rieur du Plan. Rien, zéro. Il ne nous a jamais parlé durant 8 mois, parce que le pré­fet lui avait donné l’ordre de ne pas par­ler au LKP. Un gua­de­lou­péen…, mais qui a accepté de refu­ser de nous par­ler…

Ils pro­po­sent un soit disant Plan d’urgence pour la jeu­nesse con­sis­tant à rece­voir les jeu­nes à Pôle Emploi, puis à leur pro­po­ser des con­trats aidés. Ils ne pro­po­sent abso­lu­ment rien d’autre !

Et aujourd’hui, ils s’éton­nent de la vio­lence, et qu’il y ait des pro­blè­mes au pays… : La paix sociale ne peut pas exis­ter dans un pays quand les jeu­nes ne tra­vaillent pas. Quand on a 20 ou 25 ans, il vous faut une for­ma­tion, il vous faut un pro­jet de vie. Faute, il y aura auto­ma­ti­que­ment des dévian­ces ! Nous ne légi­ti­mons pas les dévian­ces ; mais dans tous les pays les cho­ses se pas­sent ainsi : si il n’y a pas d’emploi pour la jeu­nesse, on va vers le chaos, on va dans le mur. C’est cela la réa­lité !

Et nous devrions nous féli­ci­ter que Sar­kozy ait annoncé la créa­tion d’un vivier de com­pa­trio­tes vivant en France qui seraient mutés lors­que des pos­tes se libé­re­raient. Ils vou­draient que l’on applau­disse… On ne le peut pas… Nous le redi­sons : les recru­te­ments en Gua­de­loupe – qui dans le public, qui dans privé ; et sin­gu­liè­re­ment dans l’enca­dre­ment - sont des recru­te­ments racis­tes ! Les entre­pri­ses en Gua­de­loupe pra­ti­quent des recru­te­ments racis­tes !

Ainsi, alors qu’en France des asso­cia­tions comme SOS RACISME par­vien­nent à réa­li­ser des rap­ports démon­trant que les « mino­ri­tés visi­bles » – puis­que c’est ce nom qu’ils nous ont donné - sont vic­ti­mes de racisme en France pour l’accès au loge­ment ou à l’emploi… Ici, lors­que nous deman­dons à l’Etat de faire des enquê­tes ou de trou­ver des sys­tè­mes pour faire des enquê­tes, la réponse est tou­jours celle-ci : « oui, cer­tes, mais cela est gênant… ».

Com­ment pou­vons - nous expli­quer qu’il ait tant de jeu­nes diplô­més au chô­mage ?

Et là SAR­KOZY a fait fort : à cha­que fois qu’il abor­dait un thème, il fai­sait mine de s’inter­ro­ger : Mais com­ment se fait - il que lors­que l’on entre dans une admi­nis­tra­tion, on ne voit pas de gua­de­lou­péens ? Mais com­ment se fait - il que nous con­som­mions autant d’œufs impor­tés ? Mais com­ment se fait - il que nous allions ache­ter des pul­pes à l’étran­ger ? … Il ne com­prend pas… Et pour­tant cela fait 20 ans que cet homme est en poli­ti­que : il a été minis­tre de l’Inté­rieur, il est pré­si­dent de la Répu­bli­que, il a à dis­po­si­tion des con­seillers, dont Mme PEN­CHARD qui fut sa con­seillère spé­ciale (pour l’Outre Mer) à l’Ely­sée… Il joue donc à l’étonné. Il est si étonné qu’il annonce des mesu­res. Et tente par ce biais de nous couillon­ner. Et l’on entend deux ou trois de ses affi­dés nous dire que c’est très bien et qu’il faut en con­sé­quence s’y atte­ler…

Un dis­cours vide ! Mais il y a autre chose qui nous a bien fait rire : Sar­kozy a annoncé qu’il allait deman­der aux syn­di­cats fran­çais de recon­nai­tre que nous som­mes repré­sen­ta­tifs. Alors qu’il y a une loi parue le 20 août 2008 qui a mis fin à la repré­sen­ta­ti­vité irré­fra­ga­ble des 5 syn­di­cats fran­çais (CFDT - CFTC – CGC – CGTG – CGT/FO) ! Cela signi­fie que celui qui lui a écrit ce dis­cours ignore encore l’exis­tence de cette loi !

Ainsi par exem­ple, il fau­drait que L’UGTG demande à un syn­di­cat fran­çais – FO par exem­ple, pour taqui­ner le cama­rade EVA­RISTE (secré­taire fédé­ral de FO en Gua­de­loupe) – de recon­nai­tre sa repré­sen­ta­ti­vité en Gua­de­loupe ! Non, Sar­kozy se fout de nous ! Et nous avons entendu quel­ques jour­na­lis­tes repren­dre ces pro­pos, comme s’il s’agis­sait d’une « grande annonce » ! Nous lui rétor­quons que nous n’en avons pas besoin : nous avons l’habi­tude de lut­ter et nous con­ti­nue­rons !

Et nous pou­vons pren­dre d’autres exem­ples… SAR­KOZY pro­pose de créer un Obser­va­toire des prix et de met­tre à sa tête une per­sonne indé­pen­dante pou­vant sai­sir l’Auto­rité de la Con­cur­rence ! Mais pour­quoi faire un tel cinéma ?! Aujourd’hui tou­tes les ins­ti­tu­tions exis­tan­tes peu­vent la sai­sir. Pour­quoi ne le font - elles pas ? Le pré­fet, jus­te­ment, qui pré­side l’Obser­va­toire des prix, pour­quoi ne l’a - t - il jamais fait ?! Parce que tout sim­ple­ment, l’Obser­va­toire des prix ne sert stric­te­ment à rien ! Il est là pour obser­ver les prix… Il les observe et après le pré­fet prend sa déci­sion. Nous l’avons tous vu en sep­tem­bre : Mme PEN­CHARD a pré­sidé une réu­nion de l’Obser­va­toire des prix à pro­pos de la hausse des car­bu­rants. Tou­tes les per­son­nes pré­sen­tes à cette réu­nion y étaient oppo­sées. Et pour­tant, le len­de­main matin, le pré­fet a pris un arrêté aug­men­tant le prix de l’essence de 6 cts. Voilà ce qu’est l’Obser­va­toire des prix : vous êtes assis dans une salle, libre à vous de débla­té­rer tant qu’il vous plaira… Mais l’objec­tif est atteint : on vous a con­sulté et vous n’avez plus rien à dire ! Voilà la vérité !

Aujourd’hui, ils sont cons­cients d’une chose : ils ne peu­vent plus con­ti­nuer à nous couillon­ner ! Dans le même temps qu’ils font la res­ti­tu­tion de leurs Etats - Géné­raux, ils savent très bien que les Gua­de­lou­péens ne mar­chent plus dans leurs com­bi­nes !

Ainsi, alors même que se déroule la res­ti­tu­tion des Etats - Géné­raux, le pré­fet nous adresse un cour­rier nous disant que Mme PEN­CHARD en per­sonne nous invite à une réu­nion le 14 novem­bre : celle de la Com­mis­sion de suivi des accords du 4 mars, qu’elle pré­si­dera. Nous lui avons répondu que nou ka vinn bandé ! (nous nous y ren­drons très déter­mi­nés…).

Mais sou­ve­nez - vous : Mòso Des­for­ges - la (le pré­fet de Gua­de­loupe) est passé à la télé pour dire que tous les pro­blè­mes étaient réglés. Mais c’est extra­or­di­naire… : Tous les pro­blè­mes sont réglés, mais SAR­KOZY trouve qu’il en reste encore ! Tous les pro­blè­mes sont réglés, mais Mme PEN­CHARD vient spé­cia­le­ment pour les régler !

Et nous avons dit à Mme PEN­CHARD que s’agis­sant de l’accord BINO, l’essence, les prix… : ce n’est pas de trans­pa­rence que nous avons besoin mais d’arrê­ter la pwo­fi­ta­syon sur les Gua­de­lou­péens. Les pro­blè­mes de la for­ma­tion des jeu­nes, de la dis­cri­mi­na­tion, du chlor­dé­cone, de l’Edu­ca­tion… : il faut qu’elle nous réponde con­crè­te­ment là - des­sus.

(…)

Il s’agit pour nous de res­ter mobi­li­sés et de ne jamais nous décou­ra­ger. Car on enten­dra rapi­de­ment des gens nous dire : oui, c’est un pre­mier pas, tous les pro­blè­mes ne peu­vent pas se régler en un jour…

Aujourd’hui, nous devons être bien cons­cients que l’Etat ne peut pas nous don­ner de réponse. L’Etat a des répon­ses, mais ces répon­ses l’obli­gent à négo­cier avec le peu­ple de Gua­de­loupe. Ces répon­ses l’obli­ge­ront, par exem­ple, à négo­cier un nou­veau sys­tème édu­ca­tif :

Com­ment pou­vons - nous tolé­rer que cha­que année 1000 à 1500 jeu­nes sor­tent du sys­tème sco­laire sans aucune for­ma­tion ? Com­ment pou­vons - nous com­pren­dre qu’à peine un enfant sur trois d’une même classe d’âge arrive au Bac ? Nous ne pou­vons l’accep­ter !

Cama­ra­des, que la semaine pro­chaine, le samedi 14 novem­bre à 08H00 du matin, nous ren­con­trons Mme PEN­CHARD à Basse - Terre. Nous deman­dons à tous les Gua­de­lou­péens d’être pré­sents devant la pré­fec­ture !

Pour dire à Mme PEN­CHARD que nous vou­lons des répon­ses. Des répon­ses pré­ci­ses et con­crè­tes sur la pla­te­forme de reven­di­ca­tions que nous avons posées. Et que tout le bla­bla­bla qu’elle et Sar­kozy peu­vent racon­ter ne nous con­cerne pas.

Aujourd’hui, ils n’ont apporté aucune réponse aux reven­di­ca­tions posées, ils n’ont apporté aucune réponse dans le cadre du pro­to­cole, ils n’ont apporté aucune réponse quant à leurs enga­ge­ments !

Et nous devons bien nous con­vain­cre qu’ils nous doi­vent, cama­ra­des ! Si la France est un grand pays aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont bâti leurs for­tu­nes sur le sang et la sueur de nos parents et sur les nôtres.

Il ne s’agit pas de dire que nous ren­trons dans l’assis­ta­nat : il s’agit de dire qu’aujourd’hui nous devons négo­cier d’égal à égal ; et qu’ils arrê­tent de nous pren­dre pour les dan­seu­ses de la Répu­bli­que ! Nous ne som­mes pas leurs enfants, nous ne som­mes pas leurs ser­pillè­res ! Il nous faut les regar­der dans le blanc des yeux et leur dire que nous refu­sons de mar­cher encore. Il faut que nos enfants tra­vaillent au pays ; et qu’ils met­tent fin aux dis­cri­mi­na­tions – dans le public et dans le privé !

Nous avons aussi à pren­dre des enga­ge­ments : arrê­ter de temps en temps d’aller pous­ser des cad­dies dans leurs maga­sins. Le cama­rade BAN­DOU (secré­taire géné­ral de L’Union des Pro­duc­teurs de Gua­de­loupe) est là : L’UPG et les autres cama­ra­des agri­cul­teurs font un tra­vail extra­or­di­naire. Con­ti­nuons à man­ger ce que nous pro­dui­sons. Essayons de faire de fri­tes avec nos madè­res et nos bana­nes. Ache­tons notre pois­son. Fai­sons en sorte d’être soli­dai­res pour leur mon­trer que nous en avons assez de leurs super­mar­chés.

Com­ment com­pren­dre qu’il y ait autant de fast - food entre Baie - Mahault, les Aby­mes, Pointe - à - Pitre et le Gosier ?! Nous som­mes cer­tai­ne­ment la région où il ya le plus de MAC DONALD’S et de KFC au mètre carré : et nos enfants ava­lent leurs cochon­ne­ries à lon­gueur de jour­née ! De manière à leur prou­ver que nous avons grandi et muri et que nous n’accep­tons plus d’être tour­nés en bour­ri­que !

Ren­dez - vous donc le samedi 14 novem­bre à Basse - Terre, à la pré­fec­ture, de façon à dire à Mme PEN­CHARD que nous vou­lons des répon­ses pré­ci­ses et con­crè­tes sur tous les points pré­vus ; et la reprise des négo­cia­tions sur les points res­tant à exa­mi­ner.

Alors, sur­tout, ne nous décou­ra­geons pas et ne disons pas que cela fait déjà une année que nous lut­tons. Cama­ra­des, les lut­tes à venir sont encore nom­breu­ses : nous ne pou­vons nous con­ten­ter de deux ou trois bais­ses des prix des pro­duits de pre­mière néces­sité, deux ou trois cen­ti­mes enle­vés sur cer­tains pro­duits. Nous devons faire en sorte d’abo­lir la pwo­fi­ta­syon ; que nos enfants aient des for­ma­tions, qu’ils aient un emploi ; faire en sorte de défen­dre notre pro­duc­tion ; et de gagner sur tou­tes nos reven­di­ca­tions !

Et c’est seu­le­ment si nous res­tons rivés à nos reven­di­ca­tions qu’elles abou­ti­ront ; en con­fiance et en audace , en res­pon­sa­bi­lité et en déter­mi­na­tion !

Ansanm nou ka lité, Ansanm nou ké gan­nyé !

Ansanm nou ka lité, Ansanm nou ké gan­nyé !

Jou nou ké mété a jou­nou, Pé’y jan vwè jou !

Elie Domota
Mee­ting LKP
Pointe à Pitre, ven­dredi 6 novem­bre 2009

mercredi 02 septembre 2009

Mobilisation contre la hausse du prix des carburants !!!

COMMUNIQUE A PROPOS DE LA HAUSSE ANNONCEE DES PRIX DES CARBURANTS

Malgré les dérives dénoncées par les différents rapports sur la formation des prix des carburants en Guadeloupe et notamment les avis de la commission OLLIER ;

Malgré le rapport de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire du 23 juillet 2009, Mme PENCHARD a décidé d’augmenter le prix de l’essence en Guadeloupe alors que les services de l’Etat sont incapables de justifier la base de calcul sur laquelle repose l’évaluation des prix .

Mais pour qui travaille-t-elle ? Sûrement pas pour les Guadeloupéens.

Le LKP rappelle que l’Etat s’est engagé (lire les articles 29, 30, 31, 32 et 90 du protocole du 04 Mars 2009) à :

  • Mettre en place un nouveau dispositif de gestion des carburants pour une plus grande transparence de la structure des prix et la sauvegarde des emplois ;


  • A suspendre immédiatement dans la structure des prix des carburants la taxe sur la collecte des huiles usagées notamment ;


  • A mettre en place les dispositifs pour que les taxes soient collectées sur les volumes réels de carburants livrés aux distributeurs (prise en compte de l’effet température dans la structure des prix des carburants) ;


  • A faire rembourser les sommes indûment perçues par les Compagnies pétrolières et la SARA dans le cadre d’un fonds pour la formation professionnelle.


AYEN PA FET

Le LKP :

  • Dénonce la décision de Mme Penchard d’augmenter le prix de l’essence ;


  • Appelle le peuple de Guadeloupe à s’opposer par tous les moyens à l’augmentation du prix des carburants ;


  • Appelle le peuple Guadeloupéen à manifester son opposition dès le Mercredi 2 septembre lors de la réunion de l’observatoire des prix.


Rendez-vous à 15 h 00 devant la Préfecture

Le Mercredi 2 Septembre 2009

Pwofitasyon fini é byen fini !

Pour le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

Elie DOMOTA

Lapwent, le 31 août 2009