Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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mardi 11 janvier 2011

DECLARATION DU LKP APRES LA VISITE DE NICOLAS SARKOZY EN GUADELOUPE.

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« Quand on ment, il n’y a pas de con­fiance »

Diman­che 9 Jan­vier, jour de car­na­val, Nico­las Sar­kozy pré­sente ses vœux aux colo­nies depuis la Gua­de­loupe. Le pays est sous haute sur­veillance mili­taire, les lieux sont asep­ti­sés ; les invi­tés sont triés sur le volet ; aucune fausse note ne doit venir ter­nir ce triom­phe. Même les dra­peaux des « mouv­man kil­ti­rèl – mas a po » (asso­cia­tions qui défen­dent la cul­ture et l’iden­tité gua­de­lou­péen­nes) sont arra­chés par la police. La veille, un sala­rié vêtu d’un tee-shirt por­tant le logo de l’UGTG (Union Géné­rale des Tra­vailleurs de Gua­de­loupe) a même été refoulé de l’aéro­port. Un autre arbo­rant un tee-shirt à l’effi­gie du Che a connu le même sort pour « port de tee-shirt non répu­bli­cain » sans doute. Nico­las Sar­kozy décla­rait lors des vœux aux for­ces vives qu’il res­pec­tait les syn­di­ca­lis­tes et leurs con­vic­tions. C’est peut être le cas en France mais visi­ble­ment pas dans les colo­nies.
L’asso­cia­tion des cui­si­niè­res est réqui­si­tion­née, comme à l’accou­tu­mée, pour don­ner l’illu­sion d’un accueil popu­laire.

Tout doit être pro­pre pour mas­quer la réa­lité d’une Gua­de­loupe gan­gré­née par la misère et le chô­mage, la cor­rup­tion, « l’apla­ven­trisme », la médio­crité et la lâcheté mais cacher sur­tout la lutte d’un Peu­ple, jour après jour con­tre le mépris, le racisme et l’exploi­ta­tion. Tout va bien Mme la Mar­quise , mais la réa­lité est là et bien là.

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lundi 18 octobre 2010

En soutien aux Organisations, aux travailleurs et la jeunesse française

Le LKP con­damne fer­me­ment les agres­sions per­pé­trées par les for­ces de répres­sion à l’encon­tre des Tra­vailleurs fran­çais en lutte et par­ti­cu­liè­re­ment à l’encon­tre des jeu­nes, lycéens et étu­diants.

Le LKP apporte son sou­tien mili­tant aux orga­ni­sa­tions, aux tra­vailleurs et à la jeu­nesse de France qui lut­tent pour leurs jus­tes et légi­ti­mes reven­di­ca­tions.

LKP invite les orga­ni­sa­tions des tra­vailleurs, la jeu­nesse à pour­sui­vre le com­bat jusqu’à la vic­toire finale.

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Elie DOMOTA
Pointe - à - Pitre, le 15 Octo­bre 2010

mercredi 15 septembre 2010

LKP : Konfyans Pou Dèmen - Konfyans Pou Lité

Kon­fyans Pou Dèmen - Kon­fyans Pou Lité
Tra­vailleurs et peu­ple de Gua­de­loupe

Wi, nou tini kon­fyans adan dèmen, c’est le mes­sage franc et mas­sif qu’ont exprimé les tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe, san­blé le diman­che 22 août der­nier sur la plage de Viard Petit - Bourg à l’appel du LKP.

Nou tini kon­fyans adan dèmen davwa depuis notre fière et large mobi­li­sa­tion de jan­vier, février mars 2009, nos dizai­nes d’heu­res de négo­cia­tion et de con­fron­ta­tion avec les pwo­fi­tan, nous avons défi­ni­ti­ve­ment com­pris qu’il nous était pos­si­ble de cons­truire un autre pays, une autre société ; qu’il nous était pos­si­ble de pen­ser à notre déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que, social et cul­tu­rel selon nos pro­pres res­sour­ces, avec la com­pé­tence de nos cadres et le dyna­misme de notre jeu­nesse ; que notre cul­ture cons­ti­tue un liant fon­da­teur avec lequel l’homme et la femme de Gua­de­loupe peu­vent évo­luer sans com­plexes.

Nou tini kon­fyans adan dèmen davwa, cette Gua­de­loupe nou­velle est aujourd’hui en mou­ve­ment. Nous n’avons plus peur de l’autre. Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe savent doré­na­vant qu’ils peu­vent se lever, dénon­cer, récla­mer et s’oppo­ser kont tout pwo­fi­ta­syon.

Wi, nous Gua­de­lou­péens, dis­po­sons d’une vision plus claire de ce qu’il con­vient de faire, d’éla­bo­rer et de cons­truire pour que nous ces­sions d’être des colo­ni­sés, des assi­mi­lés, des domiens, des ultra­ma­rins, des ultra­pé­ri­phé­ri­ques et ce, même si aujourd’hui encore nous nous inter­ro­geons sur les voies et moyens pour y par­ve­nir.

LKP… Nou ka kon­ti­nyé lité

Avec le LKP, nou pran gou adan lavi, au point d’être en mesure aujourd’hui de nous fon­der un des­sein col­lec­tif. Hier encore, Ce des­sein nous était inac­ces­si­ble davwa nou pa té ka kwè nou kapab, tel­le­ment l’entre­prise de démou­naj des tra­vailleurs et du Peu­ple avait bien fonc­tionné.

Cer­tes, aujourd’hui encore, nos éli­tes sont à genoux devant le savoir et les sché­mas de l’Occi­dent ;

Cer­tes, nom­bre d’entre nous se lais­sent séduire par ces modè­les et pen­sent qu’il suf­fit de paraî­tre ou d’être pré­sent à tous les lieux bling bling et de luxure comme le Mer­cury Day pour exis­ter. Beau­coup de nos pro­duc­teurs et créa­teurs sont pri­son­niers des dif­fi­cul­tés, éco­no­mi­ques, finan­ciè­res et tech­ni­ques qui limi­tent leurs capa­ci­tés à se met­tre au ser­vice de leur Peu­ple.

Cer­tes encore, les Lurel, Gil­lot and co, con­ti­nuent à entre­te­nir l’illu­sion que ceints de l’écharpe tri­co­lore, camou­flés dans des hémi­cy­cles, déten­teurs de la légi­ti­mité des urnes, ils sont les seuls garants de la démo­cra­tie et qu’ils dis­po­sent de pou­voirs indis­cu­ta­bles pour soi-disant agir en notre nom…. A-y kwè sa !

LKP é lé YO : La con­fron­ta­tion est iné­vi­ta­ble !

Désor­mais, nous le savons tous, deux mon­des sont face à face : Celui au pou­voir, déten­teur de tous les pou­voirs et se ser­vant de ces pou­voirs pour ten­ter de faire de nous, Gua­de­lou­péens, une majo­rité de sous-hom­mes, cour­bant l’échine devant tou­tes les dif­fi­cul­tés inhé­ren­tes à la vie. NON, Nou sé moun !

L’autre monde, celui qui se lève, se cher­che, s’égare, se relève et lutte depuis les Nèg Mawon, les lut­tes anti-escla­va­gis­tes, les lut­tes des ouvriers de la canne et du BTP, répri­més en 1910, 1925, 1952 et 1967, les lut­tes des mili­tants poli­ti­ques, syn­di­caux et asso­cia­tifs qui, bataille après bataille, cons­cience après cons­cience, nous ont menés jusqu’au LKP.

Wi, Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe, cette espé­rance prend forme et devra pour vain­cre gadé kon­fyans adan dèmen, se con­so­li­der et ré-affir­mer ses con­vic­tions :

  • La Gua­de­loupe demeure une colo­nie de la France ; ter­ri­toire qui lui assure, avec les autres pos­ses­sions de par le monde, sa puis­sance éco­no­mi­que et son auto­rité vis à vis des autres nations.


  • Le déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que ins­ti­tué ici, basé sur l’import/dis­tri­bu­tion, les ser­vi­ces, le com­merce et l’indus­trie du plai­sir exclut les pro­duc­teurs réels, entre­tient le chô­mage, l’indi­vi­dua­lisme, les dévian­ces socia­les, la cor­rup­tion et garan­tit aux ren­tiers éco­no­mi­ques et poli­ti­ques, la péren­nité de leur pwo­fi­ta­syon.


  • L’illet­trisme et l’échec sco­laire tue notre jeu­nesse. Fo nou goumé pou on lékòl a réi­sit.


  • Le droit pour tout gwad­lou­péyen de tra­vailler dans son pays est un droit ina­lié­na­ble tout comme le droit pour le Peu­ple Gua­de­lou­péen de dis­po­ser de lui-même.


  • Nanm a Gwad­lou­péyen nouri avè kréyol, avè kilti, mès é labi­tid a nèg, zen­dyen é blan.


  • Les réfor­mes ins­ti­tu­tion­nel­les et/ou sta­tu­tai­res déci­dées par l’Etat fran­çais n’ont pas pour objec­tif d’amé­lio­rer le sort des Gua­de­lou­péens, ni de s’oppo­ser à la pwo­fi­ta­syon mais sont des­ti­nées à met­tre en con­for­mité l’orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale de la France avec celle de l’Europe et à pré­ser­ver l’empire colo­nial fran­çais.


  • Et enfin, le LKP est un mou­ve­ment de masse anti­co­lo­nia­liste, anti­ca­pi­ta­liste à carac­tère révo­lu­tion­naire visant à l’uni­fi­ca­tion des for­ces poli­ti­ques, éco­no­mi­ques et socia­les et à la trans­for­ma­tion des rap­ports sociaux pour la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions immé­dia­tes et fon­da­men­ta­les du peu­ple de Gua­de­loupe tel­les qu’éta­blies dans notre Plate-forme de reven­di­ca­tions de décem­bre 2008.


Pou lé Yo, dèmen sé la fen !!

Refu­ser à des dizai­nes de mil­liers de tra­vailleurs l’appli­ca­tion de l’accord Bino, nier les accords du 4 mars, refu­ser la réu­nion de la com­mis­sion de suivi des accords, répri­mer les mili­tants syn­di­ca­lis­tes, encou­ra­ger les impor­ta­teurs dis­tri­bu­teurs, la SARA, les békés dans leur entre­prise d’appau­vris­se­ment des ména­ges Gua­de­lou­péens, d’exter­mi­na­tion des pro­duc­teurs et entre­pre­neurs Gua­de­lou­péens, léga­li­ser l’empoi­son­ne­ment de nos ter­res, de nos êtres, décou­ra­ger la jeu­nesse, voilà ce que l’Etat, les Lurel, les Gil­lot, les Pen­chard et les Hayot ont décidé de com­plo­ter.

Leur mot d’ordre : Ren­dre le LKP res­pon­sa­ble du chô­mage, des acci­dents de la route, de la den­gue, des cyclo­nes, des ratés pré­vi­si­bles de la ren­trée sco­laire et de tous les mal­heurs et dif­fi­cul­tés qui assaillent notre Peu­ple.

Ils espè­rent ainsi reve­nir à cette société d’avant LKP, que mal­gré leurs inti­mi­da­tions, répres­sion, cul­pa­bi­li­sa­tion et autres Etats - Géné­raux, ils ne pour­ront retrou­ver.

Aujourd’hui plus que jamais, le LKP est là. Les Yo sont tra­qués par un lava­las a kon­syans, a dignité, libèté é vérité.

An-nou kon­ti­nyé lité !!!

Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe, pour pour­sui­vre, il nous suf­fit de per­sis­ter à être nous-mêmes et con­ti­nuer à :

  • Sou­te­nir les ini­tia­ti­ves les plus fédé­ra­tri­ces ;


  • Com­bat­tre ceux qui encou­ra­gent la divi­sion, la faci­lité et l’assis­ta­nat ;


  • Encou­ra­ger les tra­vailleurs dans leur lutte pour le res­pect de leurs droits et liber­tés ;


  • Encou­ra­ger sur les pro­duc­teurs et créa­teurs Gua­de­lou­péens pour plus d’authen­ti­cité, plus d’inno­va­tion ;


  • Poser notre cahier de reven­di­ca­tions au niveau d’un pro­jet de société, à débat­tre, tra­vailler et vali­der par les lar­ges mas­ses.


Pré­pa­rons-nous et orga­ni­sons-nous pour la mobi­li­sa­tion ! Nou pé ké aksepté pwo­fi­ta­syon woup­wan lan­men !
Pou maché, nou ké maché, mé nou péké yenki maché ! Pou palé, nou ké palé, mé nou péké yenki palé !
Les 48 orga­ni­sa­tions qui com­po­sent LKP ont clai­re­ment cons­cience de repré­sen­ter les aspi­ra­tions et les inté­rêts de l’immense majo­rité des clas­ses popu­lai­res, exploi­tées et oppri­mées. Elles adres­sent donc un appel à la mobi­li­sa­tion à tout notre peu­ple et par­ti­cu­liè­re­ment à tou­tes les cou­ches tra­vailleu­ses, popu­lai­res, aux jeu­nes, aux fem­mes à domi­cile et à tou­tes les caté­go­ries les plus oppri­mées et les plus exploi­tées, car leur mobi­li­sa­tion est déter­mi­nante dans le com­bat engagé ! Qu’ils en fas­sent leur com­bat, qu’ils se don­nent les moyens de le faire avan­cer, de le mener à terme et de le gagner !

Le LKP appelle l’ensem­ble des tra­vailleurs et le Peu­ple de Gwad­loup à entre­te­nir et déve­lop­per lespwi LKP adan tout kaz, lakou, antwè­priz, komin : dis­cu­ter, déci­der sur place, s’orga­ni­ser sur leurs lieux de tra­vail et d’habi­ta­tion ; ceci afin, non seu­le­ment de relayer les appels du LKP, mais aussi de leur don­ner l’ampleur maxi­male et enri­chir notre lutte à tous par leurs pro­pres ini­tia­ti­ves popu­lai­res !

D’ores et déjà, le LKP exhorte les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à sou­te­nir les tra­vailleurs en lutte : ceux de l’ASFO, sans mis­sion, sans sta­tut, sans salaire, sans droit ni indem­nité depuis plus d’un an ; ceux de TOTAL VAL­KA­NAERS en lutte con­tre Total ; ceux de TCSV, en grève depuis plus de 6 mois ; ceux de La UNE GUA­DE­LOUPE, sans salaire, sans droit ni indem­nité ; ceux d’INTER­PROP, sans tra­vail depuis plus d’un an ; et tous ceux qui cette année encore, se ver­ront impo­ser des con­trats pré­cai­res.

PRÉ­PA­RONS LA MOBI­LI­SA­TION.

PAR­TI­CI­PONS MAS­SI­VE­MENT AUX MEE­TINGS LKP.
* Ven­dredi 17 sep­tem­bre à Capes­terre Belle-eau à 19 h : dou­van lan­méri
* Ven­dredi 1er octo­bre à Sainte-Rose, à 19h : Plas Tri­ko­lor
* Mardi 5 octo­bre à Morne à l’eau, à 19h : Bou Mònalo.
* Ven­dredi 8 octo­bre à Basse terre à 19h : Dou­van Lapòs (Bd front de mer)

‘’LA GWAD­LOUP SÉ TAN NOU, YO PÉKÉ FÈ SA YO VLÉ ADAN PÉYI ANNOU’’

LKP,

Lap­went, 10 sep­tanmb 2010

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