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mardi 25 mai 2010

Lettre ouverte du KOMITÉ MÉ 67 à Mme Marie-Luce PENCHARD sur les massacres des 26 et 27 Mai 1967 à Pointe - à - Pitre

KOMITE ME 67
c/o UGTG
1, Rue Paul Lacavé
97110 Pointe-à-Pitre

à

Madame Marie - Luce PEN­CHARD
Minis­tre des DOM
27, Rue Oudi­not
75007 Paris

Pointe - à - Pitre, le 20 Mai 2010

Objet : Vérité – Jus­tice - Répa­ra­tion – Réha­bi­li­ta­tion pour les vic­ti­mes des mas­sa­cres des 26 et 27 Mai 1967 à Pointe à Pitre (Gua­de­loupe).

Madame la Minis­tre,

Les 26 et 27 Mai 1967, à Pointe - à - Pitre, à l’occa­sion d’une grève d’ouvriers du bâti­ment, les CRS, Gen­dar­mes mobi­les (Képis Rou­ges) fran­çais per­pé­trè­rent un véri­ta­ble mas­sa­cre con­tre le Peu­ple Gua­de­lou­péen.

« Le mas­sa­cre com­mença le 26 mai 1967 au début de la mati­née et dura jusqu’au len­de­main soir. Pointe - à - Pitre mar­ty­risé. Ces morts ne furent pas les vic­ti­mes acci­den­tel­les d’un com­bat sans merci. Ces êtres furent assas­si­nés de sang froid avec métho­des. Ce crime fut décidé, orga­nisé, pla­ni­fié dans le cadre d’une poli­ti­que de ter­reur. »

Le Pré­fet Pierre BOLOTTE, inhumé le 27 Mai 2008 (41 ans, jour pour jour, après le mas­sa­cre des Gua­de­lou­péens), com­man­deur de la légion d’hon­neur, demanda de faire usage de tou­tes les armes con­tre tous ceux qui bou­geaient, qui étaient noirs ou tiraient leur ori­gine de cette cou­leur. Plu­sieurs cen­tai­nes de Gua­de­lou­péens furent tra­qués, bles­sés ou tués par bal­les. L’armée Fran­çaise tirait sur les ambu­lan­ces et même dans la veillée mor­tuaire d’une des pre­miè­res vic­ti­mes. L’hôpi­tal était débordé.
Des exé­cu­tions som­mai­res ont été per­pé­trées aussi bien à la gen­dar­me­rie du Morne Miquel qu’à la Sous - pré­fec­ture de Pointe - à - Pitre où des dizai­nes de corps jon­chaient le sol.

Depuis 2005, nous avons entre­pris des démar­ches auprès de l’Etat Fran­çais pour qu’une enquête soit dili­gen­tée sur les tue­ries de Mai 1967. Jusqu’ici, aucune réponse.

Tou­tes les archi­ves des hôpi­taux et mai­ries rela­ti­ves à cette période ont mys­té­rieu­se­ment dis­paru et les archi­ves Fran­çai­ses de Fon­tai­ne­bleau nous sont inter­di­tes.

Face à ce mépris, les inves­ti­ga­tions se sont pour­sui­vis direc­te­ment sur le ter­rain même, en Gua­de­loupe, et ont per­mis de ren­con­trer des témoins visuels, des parents et amis de vic­ti­mes, des bles­sés, des empri­son­nés, ….. Aux dires d’un ancien minis­tre des DOM, M. Lemoine, il y eut 87 morts et des cen­tai­nes de bles­sés. Mais le nom­bre réel de morts va bien au-delà et dépas­sera 200 Gua­de­lou­péens tués.

Aujourd’hui, 41 ans après, nous pour­sui­vons notre com­bat pour la vérité, la recon­nais­sance de ce mas­sa­cre, la jus­tice, le juge­ment et la con­dam­na­tion des cou­pa­bles, la réha­bi­li­ta­tion des vic­ti­mes, la répa­ra­tion des pré­ju­di­ces, l’accès aux archi­ves et dos­siers de l’épo­que et à l’écri­ture de cette page de notre his­toire.

Depuis plu­sieurs mois main­te­nant, nous sui­vons avec inté­rêt vos pri­ses de posi­tion sur tous les dos­siers rela­tifs à la défense des droits de l’homme à tra­vers le monde.

L’Archi­pel de Gua­de­loupe, Pays Cari­béen, inclus uni­la­té­ra­le­ment dans les Régions Ultra - péri­phé­ri­ques Euro­péen­nes (RUP), serait de ce fait sous « un régime de droit ».

Or les faits : Affai­res MADAS­SAMY, SEL­BONNE, LEFORT, MATHIA­SIN,… , licen­cie­ment abu­sif et con­dam­na­tions arbi­trai­res de syn­di­ca­lis­tes, non res­pect des accords signés, racisme à l’embau­che à l’encon­tre des Gua­de­lou­péens d’ori­gine Afri­caine et Indienne en Gua­de­loupe, ….. , con­fir­ment que notre vie quo­ti­dienne est tis­sée, depuis tan­tôt, de lon­gues sui­tes de bri­ma­des, d’injus­tice, de répres­sions et de dis­cri­mi­na­tions de tous ordres.

Ainsi, les repré­sen­tants de l’Etat Fran­çais nous abreu­vent de dis­cours offi­ciels van­tant « la France patrie des droits de l’homme » (pour rap­pel, la décla­ra­tion des droits de l’homme date de 1789 et l’abo­li­tion de l’escla­vage de 1848, sic !!) et du carac­tère infailli­ble de la société de droits.

Récem­ment encore, c’était l’ambas­sa­deur adjoint de la France à l’ONU qui deman­dait au con­seil de sécu­rité d’agir rapi­de­ment pour tra­duire les res­pon­sa­bles du mas­sa­cre du 28 sep­tem­bre à Cona­kry (Gui­née) en décla­rant que « l’impu­nité ne peut être une option ».

Qu’il est facile de se faire pas­ser pour un défen­seur des droits de l’homme.

Et pour­tant, aujourd’hui encore, l’exer­cice de la jus­tice à nos actes ordi­nai­res est fon­dée sur la plus fla­grante des dis­cri­mi­na­tions colo­nia­les : celle de la cou­leur !

Som­mes - nous con­fron­tés à un phé­no­mène mar­gi­nal ?

Notre vision de la réa­lité sociale et poli­ti­que est - elle à l’excès, réduc­trice ?

Som­mes - nous vic­ti­mes d’un mirage ?

Cer­tai­ne­ment pas.

Ce dont nous som­mes sûrs, c’est d’aspi­rer à une société plus éga­li­taire con­trai­re­ment à ce que les faits nous impo­sent aujourd’hui. Voila pour­quoi notre pré­sente requête ne se fonde pas sur des con­si­dé­ra­tions vagues et géné­ra­les.

Nous exi­geons du Gou­ver­ne­ment de la France des répon­ses clai­res et pré­ci­ses sur les évè­ne­ments de Mai 1967, sur­ve­nus à Pointe - à - Pitre, en Gua­de­loupe.

Nous exi­geons la vérité, la recon­nais­sance de ce crime colo­nial, la jus­tice, le juge­ment et la con­dam­na­tion des cou­pa­bles, la réha­bi­li­ta­tion des vic­ti­mes et empri­son­nés, la répa­ra­tion des pré­ju­di­ces, l’accès aux archi­ves et dos­siers de l’épo­que.

Pour­quoi le mas­sa­cre de cen­tai­nes de Gua­de­lou­péens ?

Pour­quoi n’y a - t - il que des vic­ti­mes qui ont été con­dam­nées ?

Pour­quoi les cri­mi­nels ont - ils été déco­rés ?

Pour­quoi ce black out ?

Pour le KOMITÉ MÉ 67,
Elie DOMOTA

jeudi 26 novembre 2009

Mobilisation des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe : Si yo ogmanté ésans la nou ka pwan lari la !

Manifestation_25_novembre_2009_003.jpg

Ce sont plus de 25 000 per­son­nes qui ont mani­festé en cons­cience, en fierté et en dignité dans les rues de Pointe-à-Pitre à l’appel du LKP pour exi­ger notam­ment :

• L’appli­ca­tion pleine et entière de l’ensem­ble des dis­po­si­tions de l’Accord BINO.

• L’appli­ca­tion pleine et entière du Pro­to­cole d’Accord du 4 Mars 2009.

• L’arrêt de la répres­sion anti­syn­di­cale.

• La pour­suite des négo­cia­tions sur les autres points res­tant à exa­mi­ner.

Ce n’est pas le récent vote du Sénat, désa­vouant Mme PEN­CHARD, en recon­nais­sant que le RSTA est un com­plé­ment de salaire, non déduc­ti­ble de la prime pour l’emploi, et non pas une allo­ca­tion comme le pré­ten­dait la Minis­tre des Colo­nies qui nous fera bais­ser les bras.

Ce ne sont pas les com­mu­ni­qués de cer­tains vou­lant s’octroyer la vic­toire des lut­tes des Tra­vailleurs qui nous feront recu­ler.

Ce n’est pas non plus les ten­ta­ti­ves de dia­bo­li­sa­tion, de cri­mi­na­li­sa­tion ni d’inti­mi­da­tion qui feront taire le désir du Peu­ple de Gua­de­loupe à ins­tau­rer des nou­veaux rap­ports sociaux et éco­no­mi­ques plus jus­tes et plus équi­ta­bles.

Le LKP appelle l’ensem­ble des Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à res­ter mobi­li­ser et à se pré­pa­rer à des­cen­dre dans les rues à la moin­dre hausse des prix des car­bu­rants.

Nou paka fè dèyè !!

Tous au Mee­ting, Ven­dredi 27 Novem­bre 2009 à 19h00, devant le Palais de la Mutua­lité à Pointe - à - Pitre

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Elie DOMOTA

Lap­went, le 25 Novem­bre 2009

dimanche 15 novembre 2009

Pawol a Sarkozy, Pawol Makakri

Pawol a Sar­kozy, Pawol Maka­kri Annou kon­ti­nyé vansé si yo - Annou pwan mo onfwa-onfwa

- Encore plus d’état avec un ‘’état local’’, plus d’inté­gra­tion avec la recon­nais­sance hypo­crite de la place de l’outre­mer dans le rayon­ne­ment inter­na­tio­nal de la France,
- Encore plus d’admi­nis­tra­tion avec des hauts com­mis­sai­res et des sous-pré­fets en charge de dos­siers spé­ci­fi­ques,
- Encore plus d’UMP avec un minis­tre « ultra­ma­rin » (sé kon sa yo ka kriyé-nou alè) pro­mis chef de file aux pro­chai­nes élec­tions régio­na­les,
- Ce sont là les orien­ta­tions de la nou­velle poli­ti­que de l’Etat fran­çais en direc­tion de ses colo­nies.

Pen­dant près d’une heure, le 6 novem­bre der­nier, Sar­kozy, Pré­si­dent de la France, livrait ainsi aux ‘’ultra­pé­ri­phé­ri­ques’’ (on dot non yo ka ban nou) ses répon­ses à la crise poli­ti­que à laquelle la France est con­fron­tée dans ses colo­nies. Par les mesu­res annon­cées, il fait mine d’expri­mer sa défiance vis-à-vis des poli­ti­ques de la France jus­que là menées, décide la reprise en main des ins­ti­tu­tions et la mise sous con­trôle des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les.

Il con­firme ainsi la recen­tra­li­sa­tion des com­pé­ten­ces et du pou­voir. Sous cou­vert des con­clu­sions de ses Etats Géné­raux, il décide d’un nou­veau pro­gramme de gou­ver­nance, d’admi­nis­tra­tion et d’actions, qui met entre paren­thè­ses, tant la décen­tra­li­sa­tion que la LODEOM et la classe poli­ti­que locale.

Wi, Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe, notre com­bat Kont Pwo­fi­ta­syon a vrai­ment ébranlé l’empire colo­nial fran­çais. L’Etat fran­çais a fait sem­blant d’enten­dre mais comme il fal­lait s’y atten­dre, refuse de com­pren­dre.

En réa­lité, le tour de magie de M. Sar­kozy n’est autre qu’une opé­ra­tion visant à sur­fer sur notre révolte, notre con­tes­ta­tion de l’ordre colo­nial pour régler les affai­res inter­nes de la France et con­so­li­der l’empire colo­nial autour de sa « Métro­pole ».

D’abord, il élève au rang de Minis­tre, de Con­seils ou d’Experts, quel­ques « ultra­ma­rins ». Il les ras­sem­ble ensuite dans les « Etats Géné­raux », puis leur donne man­dat pour con­duire, sui­vre et exé­cu­ter tels les anciens admi­nis­tra­teurs colo­niaux, sa poli­ti­que colo­niale. Il prend le con­trôle poli­ti­que des ins­ti­tu­tions en agis­sant immé­dia­te­ment par une inter­ven­tion auto­ri­taire dans leur domaine de com­pé­ten­ces et en leur con­fiant à terme, à l’occa­sion de la révi­sion des ins­ti­tu­tions, moins qu’une auto­no­mie, un degré d’auto­no­mie qu’il aura préa­la­ble­ment décidé. Enfin, il entend ‘’ras­su­rer’’ le Peu­ple en lui assu­rant pro­tec­tion con­tre les « aven­tu­riers, par­ti­sans de l’Indé­pen­dance », à qui il pro­met bou­tou é gayak en cas de fran­chis­se­ment de la ligne rouge qu’il a lui même tra­cée.

SAR­KOZY con­firme la vision colo­nia­liste de la France vis-à-vis des pays en sa pos­ses­sion, notam­ment en pré­voyant la dif­fu­sion de la cul­ture fran­çaise à tra­vers le Monde, et en impo­sant dès trois ans la sco­la­ri­sa­tion obli­ga­toire en Fran­çais, anni­hi­lant à jamais toute matu­ra­tion men­tale et cul­tu­relle basée sur la lan­gue mater­nelle, la cul­ture et l’envi­ron­ne­ment pro­pres. Il se pose en chef d’un Etat sou­ve­rain trans­con­ti­nen­tal par la Fran­co­pho­nie et l’orga­ni­sa­tion de Con­fé­ren­ces Inter­na­tio­na­les dans cha­que zone.

Sar­kozy éli­mine à tra­vers les Gil­lot, Lurel et l’Asso­cia­tion des mai­res tou­tes pré­ten­tions d’encrage au niveau local de pro­gram­mes de déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que, de plans de relance ; et sin­gu­liè­re­ment dans les domai­nes de l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire, de la for­ma­tion, du trans­port, de la soli­da­rité et de la pro­tec­tion sociale, du trai­te­ment de l’eau et de l’éli­mi­na­tion des déchets, etc…

Sar­kozy con­forte et garan­tit le mar­ché de la Pwo­fi­ta­syon aux patrons pwo­fi­tan, notam­ment de l’hôtel­le­rie et de l’import dis­tri­bu­tion. Il con­firme que la loi c’est le mar­ché et tant pis pour les Tra­vailleurs. Sar­kozy inva­lide les cham­bres con­su­lai­res (CCI, cham­bre d’agri­cul­ture, cham­bre des métiers) en les coif­fant d’ins­ti­tuts spé­cia­li­sés dans leurs domai­nes de com­pé­ten­ces.

Et Sar­kozy régente le tout avec un Pré­fet sur­puis­sant, capa­ble de mode­ler l’admi­nis­tra­tion pré­fec­to­rale au gré des con­fi­gu­ra­tions loca­les. Pré­fet d’ailleurs assisté de cadres de l’admi­nis­tra­tion « ultra­ma­rins », de con­seillers, de sous-pré­fets, de com­mis­sai­res, d’audi­teurs et de char­gés de mis­sion dans tous les domai­nes.

Selon Sar­kozy, son plan s’ins­pire des deman­des expri­mées par nos man­da­tai­res et nos élus aux « états géné­raux », mais son plan est en fait la ver­sion Gua­de­loupe de la poli­ti­que Afri­caine de la France en Afri­que. S’il reprend main­te­nant la main, c’est parce que ni l’Etat, ni les ins­ti­tu­tions de l’Etat, ni la ‘’repré­sen­ta­tion poli­ti­que répu­bli­caine locale’’ n’ont été en mesure de pré­voir la crise et de la gérer.

Ainsi, en moins de temps qu’il n’a fallu à nos élus, qui eux récla­ment 18 mois (pou fè ki biten), il se fixe une feuille de route qui, évi­dem­ment, doit con­duire l’UMP à la tête de la Région et lui ensuite à un nou­veau man­dat pré­si­den­tiel et enfin à la révi­sion des ins­ti­tu­tions de la France (en Assem­blée Uni­que) en 2014.

Il n’est pas éton­nant que la classe poli­ti­que et les patrons aient applaudi. Cha­cun, en ce qui le con­cerne a pu recon­naî­tre les avan­ta­ges qu’il pour­rait tirer de cette « nou­velle poli­ti­que », de ce nou­veau « cycle his­to­ri­que », de cette « rela­tion réno­vée » entre les Colo­nies et la Métro­pole. Nou­velle poli­ti­que qui à coup sûr, devrait s’avé­rer plus forte que la LOOM, la LODEOM, la STRA­COM réu­nies. Blag a Mas – On pil la fimé.

Voilà donc les répon­ses à nos reven­di­ca­tions :

- Pas une mesure visant à com­bat­tre le chô­mage et la pré­ca­rité, comme celle reven­di­quée par le LKP, d’obli­ger les entre­pri­ses qui béné­fi­cient d’aides publi­ques, d’exo­né­ra­tion de char­ges socia­les et fis­ca­les de recru­ter dura­ble­ment des chô­meurs gua­de­lou­péens,

- Pas une mesure pré­voyant un dis­po­si­tif de for­ma­tion per­met­tant à nos jeu­nes d‘être employés et payés à leur juste niveau,

- Pas une mesure pre­nant en compte la détresse des per­son­nes âgées et des per­son­nes han­di­ca­pées,

- Pas une mesure orga­ni­sant défi­ni­ti­ve­ment la baisse des prix de pro­duits et des prix du car­bu­rant et l’arrêt de la pwo­fi­ta­syon.

- Pas une mesure de pro­tec­tion défi­ni­tive de nos ter­res agri­co­les, comme celle reven­di­quée par le LKP d’ins­tal­la­tion de ZAP (Zone Agri­cole Pro­té­gée), con­tre les spé­cu­la­tions et la pol­lu­tion.

- Pas une mesure déci­dant la révi­sion des pro­gram­mes sco­lai­res qui per­met­trait à nos jeu­nes d’accé­der à des diplô­mes et com­pé­ten­ces débou­chant sur des emplois dura­bles.

- Pas une mesure orga­ni­sant et pro­té­geant de vrais espa­ces éco­no­mi­ques, finan­ciers et tech­ni­ques en faveur des entre­pre­neurs gua­de­lou­péens.

En clair, rien de tout ceci ne con­cerne nos reven­di­ca­tions, nos préoc­cu­pa­tions, notre forte déter­mi­na­tion à trans­for­mer Pou Bon notre situa­tion.

Pon disou pa pèd, nou péké fè dèyè, nou péké kon­ti­nyé fè labou pou gwo bèf.

Cama­ra­des, Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe,

An liyan­naj, nous avons com­mencé à entre­voir, à pen­ser, à éla­bo­rer notre vision de notre Gua­de­loupe, jòdi­jou é pou dèmen. Nous avons, en mouv­man et en kon­syans réussi à nous san­blé et avons fait triom­pher l’idée d’un pays pos­si­ble, d’une société débar­ras­sée de la Pwo­fi­ta­syon kolo­nya­lis é kapi­ta­lis, riche de sa cul­ture et de ses ori­gi­nes, chouké dans son espace natu­rel et son envi­ron­ne­ment cari­béen.

Un pays, une société pou­vant dis­po­ser désor­mais de tous ses atouts pour nour­rir, édu­quer, soi­gner et éle­ver tous ses enfants. Ces nou­veaux pos­si­bles ne peu­vent être ni com­pris, ni accep­tés, ni sou­te­nus par la puis­sance colo­niale et ses repré­sen­tants locaux (parmi les­quels, cer­tains élus ou patrons)…. LKP démaské yo !!

Nous l’avons dit, répon­dre au Peu­ple, aux Tra­vailleurs et au LKP par des vraies déci­sions con­sis­te­rait à l’évi­dence à déchouké le sys­tème colo­nial, à s’oppo­ser aux pri­vi­lè­ges et à la toute puis­sance du lobby béké et des impor­ta­teurs dis­tri­bu­teurs, fabri­cants de pwo­fi­ta­syon. Sar­kozy pé pa monté wotè la sa. I ka woulé pou lé gro.

Le déve­lop­pe­ment que nous récla­mons, et non pas ‘’le déve­lop­pe­ment endo­gène’’ pro­jeté, ne peut être obtenu par la seule révi­sion des com­pé­ten­ces, de l’orga­ni­sa­tion et des effec­tifs de l’admi­nis­tra­tion, mais par une volonté poli­ti­que néces­sai­re­ment révo­lu­tion­naire.

LKP ka kons­taté :

1. Alors que les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe récla­ment le res­pect de leurs droits et des liber­tés fon­da­men­ta­les, presqu’un an plus tard, l’Etat fran­çais répond par la récu­pé­ra­tion des mécon­ten­te­ments pour asseoir sa poli­ti­que colo­niale et donne aux repré­sen­tants de son parti les com­man­des des ins­ti­tu­tions.
2. Patron ka lisan­syé tra­vayé, mili­tan é diri­jan a LKP du fait de leur enga­ge­ment dans la lutte.
3. Moins de 30.000 sala­riés sur les 50.000 pré­vus, ont perçu les 200 € net d’aug­men­ta­tion de salaire de l’Accord Jac­ques BINO
4. les Pwo­fi­tan con­ti­nuent de ven­dre leurs mar­chan­di­ses à des prix exa­gé­rés sans aucun con­trôle, ni aucune sanc­tion.

L.K.P. :

- Dénonce les posi­tions et orien­ta­tions de l’Etat fran­çais arrê­tées par Sar­kozy le 06 novem­bre.
- Con­firme que l’expé­rience de liyan­naj des lut­tes et des orga­ni­sa­tions cons­ti­tu­ti­ves du LKP, expé­rien­ces cons­tam­ment vali­dées dans les entre­pri­ses, les liyan­naj a pawol et les mee­tings sont des zouti fon­da­men­taux et volon­tai­re­ment stra­té­gi­ques que ni l’inti­mi­da­tion, ni la répres­sion, ni les échéan­ces poli­ti­cien­nes ne sau­ront faire taire.
- Réaf­firme que quand la légi­ti­mité des urnes n’a pas été en capa­cité de trai­ter des affai­res des lar­ges mas­ses par pure légè­reté et cécité poli­ti­que, on ne peut inter­dire à la légi­ti­mité de la rue de s’expri­mer,

Annou kon­ti­nyé vansé si yo - Annou pwan mo onfwa-onfwa

SAMEDI 14 NOVEM­BRE A 8 H :

Pré­fec­ture de Basse Terre pour sou­te­nir notre délé­ga­tion en dis­cus­sion avec Man Pan­cha - ouben Pen­chard - pour le res­pect de l’Accord Bino et de l’Accord du 4 mars.

An nou san­blé

MER­CREDI 18 NOVEM­BRE 2009 :

Moman bokan­taj avè la jénès – 14 h - Salle SONIS - Zabim

  • TOUS AUX MEE­TINGS A 19 h


  • MARDI 17 NOVEM­BRE – ST FRAN­ÇOIS (PLACE DU MAR­CHE)


  • VEN­DREDI 20 NOVEM­BRE - BASSE TERRE (DOU­VAN LA POS)


  • LUNDI 23 NOVEM­BRE - LAP­WENT (BIK LA)


LA GWAD­LOUP SÉ TAN NOU !

Lap­went, 12/11/09
L.K.P.

mercredi 30 septembre 2009

Lettre du LKP à M.L. Penchard pour la reprise des négociations

Pointe-à-Pitre, le 29 Sep­tem­bre 2009

Madame Marie-Luce PEN­CHARD
Secré­taire d’État Char­gée des DOM

27, rue Oudi­not
75007 PARIS 07

Objet : Suivi des accords

Madame Le Minis­tre,

En appli­ca­tion des dis­po­si­tions de l’arti­cle 165 du Pro­to­cole d’Accord du 4 mars 2009, nous vous deman­dons de réu­nir dans les meilleurs délais la Com­mis­sion de suivi et cela afin de faire le point sur les dif­fé­rents dos­siers (car­bu­rant, pro­duits de pre­mière néces­sité, plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’inser­tion des jeu­nes, accord inter­pro­fes­sion­nel, etc..). et pro­gram­mer la pour­suite des négo­cia­tions, comme con­venu avec votre pré­dé­ces­seur.

Con­trai­re­ment à la pro­pa­gande gou­ver­ne­men­tale en cours, il n’y a à ce jour aucune trans­pa­rence dans la fixa­tion du prix des car­bu­rants en Gua­de­loupe et pré­ten­dre le con­traire revien­drait à ne pas dire la vérité aux Gua­de­lou­péens, une fois de plus.

L’opa­cité demeure, et cela, en totale con­tra­dic­tion avec les enga­ge­ments pris par le Gou­ver­ne­ment dans le pro­to­cole du 04 mars 2009 con­clu avec le LKP.

La récente hausse et cel­les pro­mi­ses prou­vent bien, pour ceux qui en dou­taient, l’exis­tence d’une col­lu­sion, et le mot est fai­ble, évi­dente entre l’État et les Com­pa­gnies Pétro­liè­res.

A tou­tes fins uti­les, nous vous fai­sons par­ve­nir un exem­plaire des accords signés avec les dif­fé­rents acteurs con­cer­nés, afin que vous vous ren­diez bien compte de la mesure des atten­tes des Gua­de­lou­péens, au regard des enga­ge­ments pris.

Il en est de même en ce qui con­cerne le con­trôle des prix des biens impor­tés, où les Ser­vi­ces de l’État ont déli­bé­ré­ment cau­tionné, là encore le mot est fai­ble, depuis tou­jours les abus ou plu­tôt le vol par les impor­ta­teurs-dis­tri­bu­teurs, se ren­dant ainsi com­pli­ces éveillés et cons­cients de la Pwo­fi­ta­syon.

L’Accord BINO sur les salai­res est déna­turé et revu à la baisse par les Ser­vi­ces de l’État. Nico­las SAR­KOZY n’a-t-il pas récem­ment dit que la parole don­née doit être hono­rée et la signa­ture res­pec­tée autre­ment, il s’agit de mal­hon­nê­teté. Nous repre­nons donc ses pro­pos à notre compte.

Nous ne som­mes pas dupes. Nou péké pwan dlo mou­sach pou lèt.

Aussi, con­for­mé­ment aux signa­tu­res appo­sées sur l’Accord du 04 Mars 2009 avec le LKP, nous exi­geons le res­pect de tous les enga­ge­ments pris.

Nous sol­li­ci­tons une réu­nion de la Com­mis­sion de suivi dans les meilleurs délais avec vous et en pré­sence des deux exé­cu­tifs (Dépar­te­ment et Région) signa­tai­res de l’Accord.

Rece­vez, Madame Le Minis­tre, nos salu­ta­tions dis­tin­guées.

Le Porte-parole

Elie DOMOTA

Copie à :

Mr Vic­to­rin LUREL – Pré­si­dent du Con­seil Régio­nal
Mr Jac­ques GIL­LOT – Pré­si­dent du Con­seil Géné­ral