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mercredi 11 août 2010

à propos de la nouvelle augmentation des prix des carburants en Guadeloupe

COM­MU­NI­QUÉ DE PRESSE

À pro­pos de cette nou­velle aug­men­ta­tion des prix des car­bu­rants.

Alors que des mil­liers de Gua­de­lou­péens sont en vacan­ces ;

Alors que des mil­liers de Gua­de­lou­péens sui­vent le Tour cycliste de la Gua­de­loupe ;

Alors que des mil­liers de Gua­de­lou­péens sont tou­chés par la den­gue dans l’indif­fé­rence géné­rale de l’Etat fran­çais ki poko jan­men fè ayen.

C’est donc en cette période qu’a choisi le Pré­fet Gou­ver­neur Géné­ral FABRE pour aug­men­ter les prix des car­bu­rants, en cati­mini sans même con­vo­quer l’Obser­va­toire des Prix (ce qui démon­tre bien qu’il ne ser­vait à rien) et cela sur la base d’un texte qui n’existe pas.

En effet, c’est donc en toute illé­ga­lité, que le Pré­fet modi­fie encore une fois le décret n° 2003-1241 du 23 Décem­bre 2003 rela­tif à la fixa­tion du prix des car­bu­rants et cela sous l’injonc­tion du Minis­tère des Colo­nies à la solde des com­pa­gnies pétro­liè­res.

Mais où sont pas­sés les repré­sen­tants élus du Peu­ple Gua­de­lou­péen ? Ceux qui se récla­ment de la légi­ti­mité des urnes, tous ces bavards qui siè­gent dans les ins­ti­tu­tions de la répu­bli­que fran­çaise et si avi­des de com­mu­ni­qués. Yo kon­plis a pwo­fi­ta­syon si Pèp Gwad­loup. Ils sont à la solde de ce sys­tème mafieux et vivent grâce à lui.

Tra­vailleurs, Peu­ple de Gua­de­loupe, nous l’avons com­pris, nous devons comp­ter sur nous-mêmes avant tout. Pa konté asi pyé a lézòt pou maché.

LKP déclare que cette aug­men­ta­tion des prix des car­bu­rants est une insulte envers les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe.

LKP invite d’ores et déjà les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à :

- an Gwan San­blé : Diman­che 22 Août 2010 sur la Plage de Viard à Petit-Bourg pou palé dè pri a ésans, pri a maw­chan­diz, fow­ma­syon é tra­vay pou la Jénès, asi pwo­dik­syon lokal é santé an nou.

- Orga­ni­ser des Assem­blées Géné­ra­les, des réu­nions d’infor­ma­tions, des Liyan­naj a pawòl dans les entre­pri­ses, dans les quar­tiers et dans les Com­mu­nes.

- Se pré­pa­rer à une vaste mobi­li­sa­tion con­tre toute forme de pwo­fi­ta­syon, pour le res­pect des Accords des 26 Février 2009 et 04 Mars 2009, pour le res­pect et la dignité des Gua­de­lou­péens.

Pwo­fi­ta­syon pa fini - Gwad­lou­péyen dou­bout !

Ansanm nou ka lité ansamn nou ké gan­nyé !

Elie DOMOTA

Lap­went, le 09 Août 2010

jeudi 14 janvier 2010

Arété planté dézespwa pou nouri la Jénnès ! Halte au pillage des terres agricoles !!! Halte au chômage des Jeunes !!!

Arété planté dézespwa pou nouri la Jén­nès !
Halte au pilla­ge ­des ter­res agri­co­les !!!
Halte au chô­mage des Jeu­nes !!!

Depuis la mise en place de la der­nière réforme fon­cière (1981) et sur­tout depuis la fer­me­ture de l’usine de Beau­port (1990), le nord Grande – Terre attire la con­voi­tise de tous les para­si­tes du sys­tème colo­nial !!!

Sé nouri pou NOU nouri Pèp la !!!

Entre 1978 et 1981 le gou­ver­ne­ment fran­çais, sous la pres­sion des mas­ses ouvriè­res et pay­san­nes, mis en œuvre un vaste pro­gramme de réforme fon­cière, s’éten­dant sur plus de 10 000 hec­ta­res. Au nord Grande – Terre, la réforme occu­pait 5 097 ha de l’ancien domaine de la SAUB, mise en liqui­da­tion en octo­bre 1981. Autour de l’usine, il res­tait envi­ron 1 600 ha en FVD. Les 900 ouvriers agri­co­les étaient divi­sés en deux grou­pes égaux : l’un était mis au tra­vail sous la direc­tion de la Sica nord G-T, sur les ter­res des­ti­nées à la réforme fon­cière. Le second groupe res­tait atta­ché au FVD. Telle était la situa­tion en 1982.

Ki poli­tik dév­lop­man Léta, Kon­sèy Jéné­ral é Kon­sèy Réjyo­nal mèt an plas ?

L’Etat fran­çais a gra­cieu­se­ment arrosé les cais­ses des socié­tés sucriè­res pour leur per­met­tre de se désen­ga­ger sur le ter­rain afin d’étein­dre la con­tes­ta­tion des cul­ti­va­teurs en leur attri­buant des ter­res. Mais, il ne s’est jamais sou­cié de met­tre en place une poli­ti­que de déve­lop­pe­ment agri­cole en mesure d’assu­rer l’appro­vi­sion­ne­ment du mar­ché inté­rieur. Quel est le bilan de la réforme fon­cière ? La Cham­bre d’Agri­cul­ture et la SAFER sont aujourd’hui inca­pa­bles de nous répon­dre. Les stra­té­gies indi­vi­dua­lis­tes domi­nent dans la ges­tion de ces ins­tan­ces. En quoi les divers plans Lea­ders finan­cés par l’Europe ont – ils fait avan­cer le déve­lop­pe­ment de notre agri­cul­ture ? Seuls les béné­fi­ciai­res de la défis­ca­li­sa­tion ont fait leur beurre notam­ment dans le trans­port au détri­ment des plan­teurs de canne.

En 1984, le Con­seil Géné­ral obtien­dra l’aval du Con­seil Régio­nal afin d’acqué­rir le FVD de Beau­port, en indi­vi­sion. A l’ini­tia­tive du Con­seil Géné­ral, un pro­jet de Muséum Inter­na­tio­nal des Scien­ces de la Canne devait regrou­per cinq cen­tres (site de Beau­port, mou­lins de Beau­fond et Bois­mo­rin, habi­ta­tion La Mahau­dière, port de Beau­ti­ran et site de Vidon à Marie – Galante). Résul­tats de tout cela : sé lélé pou gaga vwè ! Seul le site de Beau­port a vu réel­le­ment le jour et de plus, la SEMAG qui en a la charge ne sait pas trop ce qu’il faut en faire. En tous les cas, les emplois actuels sont mena­cés.

Deuxième ini­tia­tive du Con­seil Géné­ral : « Mise en valeur des ter­res incul­tes ou insuf­fi­sam­ment cul­ti­vées du N G-T ». Résul­tats : de lon­gues étu­des pour la mise en œuvre et aucune inci­dence directe sur la pro­duc­tion agri­cole, ce qui était la cible. Il n’y a pas si long­temps, le Con­seil Régio­nal se disait prêt à accom­pa­gner un pro­jet fara­mi­neux de piste auto­mo­bile avec hôtel 4 étoi­les, à la Pointe de la Grande Vigie. Voilà com­ment sur près de trente années et plu­sieurs man­dats élec­to­raux, l’Etat et des élus se sont relayés pour nous faire miroi­ter un déve­lop­pe­ment jamais amorcé. Au con­traire, de nom­breu­ses socié­tés capi­ta­lis­tes ont exploité sans payer ON SOU les ter­res acqui­ses avec les impôts du Peu­ple. Plu­sieurs moun a moun a poli­ti­syen sont ins­tal­lés an bis­tank­wen sur le FVD res­tant, sans que les con­tri­bua­bles soient infor­més. Face à l’anar­chie encou­ra­gée, un groupe de jeu­nes obtient, en 2005, par un accord avec le Con­seil Géné­ral et le Con­seil Régio­nal l’ins­tal­la­tion de jeu­nes agri­cul­teurs sur envi­ron 1/3 des 1600 ha du FVD.

Holà !!! Holà !!! Yo divi­zé ­Jén­nès la !!!
Kapi­ta­lis fouté Jén­nès la an lari - la èvè oki­pa­syon a tè !!!
Si Poli­ti­syen pa byen fouté pan­mal, Ka yo fè pou réglé poblèm - la ?

Plus de 120 ha de ces ter­res ont été attri­bués à plus d’une cen­taine de jeu­nes qui ne peu­vent accé­der à leurs par­cel­les qui sont occu­pées par d’autres exploi­tants sans titre. Les syn­di­cats agri­co­les (JA, FDSEA, MODEF, UPG) ont pro­posé des solu­tions via­bles. Rien n’a bougé !

PWO­DIKTE AGRI­KOL GWAD­LOUP !!! JEN­NES GWAD­LOUP !!!
NOU BON EVE SA !!!

Quel­les sont les prin­ci­pa­les orien­ta­tions de nos reven­di­ca­tions ?

A) L’attri­bu­tion d’au moins 2/3 des ter­res des Col­lec­ti­vi­tés (CG, CR) dans le nord G-T, aux agri­cul­teurs ayant com­pé­ten­ces et/ou expé­rien­ces (5 ans mini­mum) ;

B) La pos­si­bi­lité d’affer­mage sur les sur­fa­ces res­tan­tes aux socié­tés déjà liées par bail ou pas, aux col­lec­ti­vi­tés, dans la zone nord G-T…

C) La mise en œuvre d’un véri­ta­ble plan de déve­lop­pe­ment agri­cole dans le nord Grande – Terre par :
la mise en place d’un fonds de sou­tien afin d’aider l’étude de pro­jets et leur réa­li­sa­tion dès lors qu’ils visent l’appro­vi­sion­ne­ment du mar­ché inté­rieur ;
l’exo­né­ra­tion des droits de fer­mage pour une période de 3 ans ;
la mise en place d’un Comité de Pilo­tage, en vue de la tenue d’un bilan d’étape tous les 3 ans ;
la mise en place d’un lieu de vie sur cha­cune des exploi­ta­tions ;
la reprise des IRV au pro­fit des retrai­tés…

D) La revi­ta­li­sa­tion de l’espace agri­cole de la Ferme de Cam­pê­che en vue de cons­ti­tuer un nou­veau pôle de déve­lop­pe­ment.

Pour cela nous exi­geons de l’ensem­ble des col­lec­ti­vi­tés con­cer­nées :

1 – La publi­ca­tion et l’annu­la­tion de tous les baux octroyés hors de la Com­mis­sion d’Attri­bu­tion à des indi­vi­dus ou/et à des socié­tés sur les ter­res des col­lec­ti­vi­tés ;
2 – Le recen­se­ment des ter­res agri­co­les et le gel de leur déclas­se­ment ;
3 – L’ins­tal­la­tion effec­tive des jeu­nes agri­cul­teurs à qui la Com­mis­sion d’Attri­bu­tion a pro­posé un lot sur les ter­res des Col­lec­ti­vi­tés ;
4 – L’ins­tal­la­tion des agri­cul­teurs clas­sés sur la liste d’attente cons­ti­tuée par la Com­mis­sion d’Attri­bu­tion ;
5 - La régu­la­ri­sa­tion des occu­pants de Blon­zac, Cas­tex et autres, qui répon­dent aux cri­tè­res d’attri­bu­tion ;
6 – Le réta­blis­se­ment du cen­tre de trans­fert du nord Grande – Terre ;
7 – La mise en place de ces nou­vel­les dis­po­si­tions avant l’ouver­ture de la pro­chaine récolte can­nière.

TOUS AUX TROIS GRANDS MEE­TINGS :

MARDI 12 JAN­VIER, à Anse – Ber­trand (Place du Mar­ché), 19 H
VEN­DREDI 15 JAN­VIER, à Port – Louis (La Poste), 19 H
MARDI 19 JAN­VIER, à Petit – Canal (Bourg), 19 H

Sé nouri pou NOU nouri Pèp la !!!

Mon­ta­lèg, P-L 12.12.2009
LKP

vendredi 06 novembre 2009

DECLARATION COMMUNE des parties signataires de l’accord BINO du 26 février 2009

DECLA­RA­TION COM­MUNE des par­ties signa­tai­res de l’accord BINO du 26 février 2009

Les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les sala­ria­les sui­van­tes :
CFTC – CFDT – CGT/FO - CGTG – CTU – UNSA - UGTG
d’une part,

et

Les orga­ni­sa­tions patro­na­les sui­van­tes :
UMPEG – UCEG – OPGSS – UNAPL - UPA
d’autre part,

Réu­nies en com­mis­sion de suivi et d’inter­pré­ta­tion dudit accord con­for­mé­ment à son arti­cle 8,

RAP­PEL­LENT :

- Que le mou­ve­ment social ayant abouti à la signa­ture de cet accord, repo­sait sur des reven­di­ca­tions recon­nues comme légi­ti­mes par la majo­rité des acteurs éco­no­mi­ques, sociaux et poli­ti­ques.

- Que la signa­ture de cet accord rele­vait d’une volonté par­ta­gée de sor­tir d’une crise sans pré­cé­dent, au cours de laquelle l’état n’a pas tou­jours été à la hau­teur de ses res­pon­sa­bi­li­tés.

CONS­TA­TENT :

- Que les entre­pri­ses dans leur grande majo­rité res­pec­tent les obli­ga­tions, rela­ti­ves à cet accord

- Que l’Etat, en sup­pri­mant la clause de con­ver­ti­bi­lité (arti­cle 5), a pro­cédé à une exten­sion de l’Accord Bino con­traire aux usa­ges (appli­ca­tion de la clause la plus favo­ra­ble aux sala­riés).

- Que l’Etat a modi­fié de façon uni­la­té­rale les bases et les moda­li­tés de règle­ment de sa con­tri­bu­tion au finan­ce­ment de l’aug­men­ta­tion des salai­res (arti­cle 2 de l’Accord Bino et arti­cle 5 du Pro­to­cole d’accord du 4 mars 2009).

- La per­sis­tance des situa­tions de ren­tes et d’abus de posi­tion domi­nan­tes.

CON­FIR­MENT :

Que l’accord inter­pro­fes­sion­nel est un dis­po­si­tif sala­rial ins­ti­tuant :

- une aug­men­ta­tion du salaire de base de DEUX CENTS euros nets pour les sala­riés payés jusqu’à hau­teur de 1,4 Smic,

- une garan­tie d’aug­men­ta­tion mini­male de rému­né­ra­tion de 6% de 1,4 SMIC jusqu’à 1,6 SMIC et de 3% pour les sala­riés payés au-delà de 1,6 Smic.
Pen­dant une période tran­si­toire, une par­tie de cette rému­né­ra­tion est prise en charge à hau­teur de :
- 50 € pen­dant un an par le Con­seil Géné­ral et le Con­seil Régio­nal
- et 100 € pen­dant trois ans par l’Etat.

REAF­FIR­MENT :

Leur pleine et entière adhé­sion aux clau­ses de l’accord et notam­ment à son préam­bule.

CON­SI­DE­RENT :

Qu’il est d’une impé­rieuse néces­sité de faire tom­ber les obs­ta­cles au déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que endo­gène, à la reva­lo­ri­sa­tion de tra­vail de cha­cun, chefs d’entre­pri­ses et sala­riés, et d’ins­tau­rer un ordre éco­no­mi­que nou­veau.

Elle sera dépo­sée par la par­tie la plus dili­gente auprès des ser­vi­ces cen­traux du Minis­tère du Tra­vail à PARIS.

Fait aux Aby­mes, le 4 Novem­bre 2009

UMPEG, CFTC, CGTG, UCEG, CFDT, CTU, OPGSS, CGT/FO, UGTG, UNAPL, UNSA, UPA

jeudi 05 novembre 2009

INVITATION aux rédactions télé, radio et écrites

CON­FE­RENCE DE PRESSE

INVI­TA­TION aux rédac­tions télé, radio et écri­tes

Signa­ture d’une décla­ra­tion com­mune des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et patro­na­les signa­tai­res de l’ACCORD BINO

Jeudi 5 NOVEM­BRE 2009 – 18h30 – Cen­tre de res­sour­ces des Aby­mes

Suite aux modi­fi­ca­tions que l’Etat fran­çais a apporté de façon uni­la­té­rale sur les bases et les moda­li­tés de règle­ment de sa con­tri­bu­tion au finan­ce­ment de l’aug­men­ta­tion des salai­res (arti­cle 2 de l’Accord Bino et Arti­cle 5 du Pro­to­cole d’accord du 4 mars 2009), les signa­tai­res de l’accord Bino (orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et patro­na­les), réu­nis en com­mis­sion de suivi et d’inter­pré­ta­tion dudit accord, réaf­fir­ment leur pleine et entière adhé­sion aux clau­ses de l’accord et notam­ment à son préam­bule.

Les Signa­tai­res de l’Accord BINO vous invi­tent à la signa­ture de leur décla­ra­tion com­mune le jeudi 5 novem­bre au Cen­tre de res­sour­ces des Aby­mes à 18h30.

Pour les Orga­ni­sa­tions

Elie DOMOTA

Lap­went, le 4 novem­bre 2009

jeudi 22 octobre 2009

Guadeloupe - Conférence Internationale des 20 & 21 octobre 2009 : La Déclaration solennelle des trois Collectifs (FPAG - K5F - LKP)

La décla­ra­tion solen­nelle issue des tra­vaux de la Con­fé­rence Inter­na­tio­nale réu­nie à Pointe à Pitre les 20 & 21 octo­bre 2009 et regrou­pant les col­lec­tifs de Gua­de­loupe, de Guyane et de Mar­ti­ni­que.

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Communiqué de soutien de la Fédération Syndicale Etudiante

La Fédé­ra­tion Syn­di­cale Etu­diante sou­tient le com­bat du col­lec­tif L.K.P.

dimanche 04 octobre 2009

Communiqué de Presse du L.K.P du 03 octobre 2009

Ce sont plus de 25 000 per­son­nes qui ont mani­festé ce Samedi 03 Octo­bre dans les rues de Pointe-à-Pitre pour exi­ger le res­pect des enga­ge­ments pris par L’Etat fran­çais dans le pro­to­cole de sus­pen­sion de con­flit du 4 mars 2009.

En effet,

  • L’accord BINO, ins­ti­tuant une aug­men­ta­tion de salaire de 200 € net pour près de 60 000 sala­riés du sec­teur privé, a été détourné par l’Etat de son objec­tif prin­ci­pal, d’abord en l’appe­lant RSTA comme s’il s’agis­sait d ‘une allo­ca­tion don­née par bonté d’âme aux « pau­vres tra­vailleurs » par l’ « Etat géné­reux », ensuite en limi­tant le nom­bre de béné­fi­ciai­res et enfin en l’ampu­tant de l’arti­cle 5 qui garan­tis­sait aux sala­riés sa prise en charge par l’employeur au terme des aides de l’Etat et des Col­lec­ti­vi­tés.


  • L’auto­rité de la con­cur­rence con­firme dans son der­nier rap­port que les impor­ta­teurs dis­tri­bu­teurs volent depuis tou­jours les Gua­de­lou­péens en pra­ti­quant des prix exor­bi­tants s’offrant des ren­tes de situa­tion et cela avec la com­pli­cité des ser­vi­ces de l’Etat.


  • L’Etat s’est engagé à finan­cer un plan d’urgence pour la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et l’inser­tion en faveur de 8.000 jeu­nes en dif­fi­culté. Six mois plus tard, RIEN N’A ETE FAIT alors que 60% des 16-25 ans sont en chô­mage et que la vio­lence et la délin­quance se bana­li­sent sur l’ensem­ble du ter­ri­toire avec comme seule réponse des auto­ri­tés, la répres­sion et le mépris des jeu­nes !


  • L’Etat vient de sub­ven­tion­ner à hau­teur de 44 mil­lions € les com­pa­gnies pétro­liè­res et prin­ci­pa­le­ment TOTAL. Cette der­nière réclame encore 66 mil­lions d’euros. Aucun des enga­ge­ments pris par l’Etat dans ce dos­sier n’a été res­pecté et pour­tant, Mme Pen­chard annonce une hausse du car­bu­rant de 22 cen­ti­mes. Tous les rap­ports rédi­gés par les pro­pres ser­vi­ces de l’Etat et la Mis­sion Par­le­men­taire con­si­dè­rent que le mode de fixa­tion et la struc­ture des prix sont géné­ra­teurs de PWO­FI­TA­SYON au détri­ment du con­som­ma­teur Gwad­lou­péyen.


LKP exhorte l’ensem­ble des Tra­vailleurs, des Jeu­nes, des Retrai­tées, des Chô­meurs de GUA­DE­LOUPE à se pré­pa­rer, dans les com­mu­nes, dans les entre­pri­ses, dans les quar­tiers, dans les vil­les, en famille, entre amis, à une vaste et large mobi­li­sa­tion pour faire res­pec­ter la parole don­née & des enga­ge­ments signés.

LKP EXIGE NOTAM­MENT :

* Le res­pect et l’appli­ca­tion de l’Accord BINO, con­for­mé­ment aux dis­po­si­tions de l’accord inter­pro­fes­sion­nel du 26 février 2009 ; la mise en place du Plan d’urgence pour l’Emploi, l’Inser­tion et la For­ma­tion Pro­fes­sion­nelle des jeu­nes ; la reva­lo­ri­sa­tion des mini­mas sociaux et de l’Allo­ca­tion pour les per­son­nes han­di­ca­pées ; le res­pect des accords signés sur la baisse des prix ;

* La con­dam­na­tion de l’Etat Fran­çais et des Békés pour l’empoi­son­ne­ment à la CHLOR­DE­CONE et l’indem­ni­sa­tion de tou­tes les vic­ti­mes ;

* L’arrêt immé­diat de toute répres­sion anti-syn­di­cale dans les entre­pri­ses et admi­nis­tra­tions et l’arrêt de toute pour­suite judi­ciaire con­tre les mili­tants et les jeu­nes pour cause de par­ti­ci­pa­tion à la mobi­li­sa­tion ;

* La reprise des négo­cia­tions sur les reven­di­ca­tions du LKP

Le Porte Parole

Elie DOMOTA

Lap­went, 03.10.09

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