Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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mardi 13 mars 2012

PRÉMYÉ KONVWA : Mawdi 27 Maws - Travayè é Pèp Gwadloup an larila

En février 2011, M. Las­serre, pré­si­dent de l’Auto­rité de la Con­cur­rence, nous pro­met­tait en réponse à la pwo­fi­ta­syon sur les prix : plus de con­cur­rence. Une enquête du men­suel LINEAI­RES en Mar­ti­ni­que affir­mait que les prix sont supé­rieurs de l’ordre de 84% à ceux de la France, mal­gré l’arri­vée d’une nou­velle ensei­gne.

Mais alors où sont pas­sés les avis de l’Auto­rité de la Con­cur­rence dénon­çant les mono­po­les oli­go­po­lis­ti­ques, les mar­ges abu­si­ves des impor­ta­teurs-dis­tri­bu­teurs, les enten­tes com­mer­cia­les illé­ga­les, les clau­ses d’exclu­si­vité anti-con­cur­ren­tiel­les ? Pour­quoi tous ces man­que­ments n’ont-ils pas été sanc­tion­nés ? Pour­quoi l’Etat n’appli­que-t-il pas l’arti­cle L.410-2 du Code de Com­merce qui pré­voit la mise en place de l’enca­dre­ment des prix, comme le pré­voit l’arti­cle 1 de la loi sur le déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que des « DOM » ?

Les prix n’ont pas cessé d’aug­men­ter. L’Etat et les Col­lec­ti­vi­tés s’étaient pour­tant enga­gés à faire res­pec­ter les bais­ses de prix négo­ciées, à faire réper­cu­ter les bais­ses de taxes, notam­ment l’octroi de mer, et à lut­ter con­tre la pwo­fi­ta­syon sur les prix.Blag a mas a kòn  ! Yo kon­plis .

KILEN KILOT Menm bèt menm pwèl !

Man Pan­cha, Lirél é Jilo sou­tien­nent et entre­tien­nent la pwo­fi­ta­syon . Le Groupe d’Inter­ven­tion Régio­nale (GIR), censé lut­ter con­tre les pra­ti­ques abu­si­ves en matière de prix, met­tre en place et dif­fu­ser des enquê­tes et des étu­des sur les prix et les reve­nus et étu­dier la mise en place d’une pla­te­forme logis­ti­que uni­que pour agir sur la baisse des prix, n’a rien fait de tout cela. Même le numéro vert « con­som­ma­teur » n’a jamais fonc­tionné.

L’Etat et les Col­lec­ti­vi­tés de Gua­de­loupe auront réussi à rame­ner petit à petit le prix des car­bu­rants en Gua­de­loupe au même niveau que celui de la France, tou­jours dans l’opa­cité la plus totale. Aucune infor­ma­tion sur le prix d’achat, ni sur la pro­ve­nance des car­bu­rants, alors que les com­pa­gnies pétro­liè­res s’appro­vi­sion­nent notam­ment dans la Caraïbe et dans le Golfe du Mexi­que. Et Yo con­ti­nue à nous faire croire qu’il n’y a pas de car­bu­rants aux nor­mes euro­péen­nes dans la Caraïbe.

La ges­tion de la res­source en eau demeure pro­blé­ma­ti­que en Gua­de­loupe : cou­pure intem­pes­tive, pan­nes répé­tées, réseau obso­lète, pénu­rie, cap­tage défaillant, res­source impro­pre à la con­som­ma­tion, pwo­fi­ta­syon sur les prix, prix et opé­ra­teurs mul­ti­ples,pwo­fi­ta­syon si maléré , …..

les enga­ge­ments pris dans le cadre des Accords du 04 mars 2009, là encore, ne sont pas res­pec­tés. Quant au ver­se­ment de la sub­ven­tion de 100.000 euros au Bureau d’Etu­des Ouvriè­res créé par LKP afin d’effec­tuer des con­trô­les, des étu­des sur l’évo­lu­tion des prix ainsi que des pro­po­si­tions d’amé­lio­ra­tion du pou­voir d’achat, pas un cen­time n’a été versé par les ser­vi­ces de l’Etat mal­gré le dépôt des piè­ces et dos­siers deman­dés par la pré­fec­ture.

Con­cer­nant les reve­nus, après avoir béné­fi­cié des aides de l’Etat, et des col­lec­ti­vi­tés, cer­tains employeurs refu­sent d’appli­quer l’accord signé en 2009. Il s’agit là d’une escro­que­rie mani­feste assi­mi­lée à un enri­chis­se­ment sans cause. Les reve­nus demeu­rent infé­rieurs en Gua­de­loupe à la moyenne fran­çaise de plus de 40%. Dans le même temps, les élus de Gua­de­loupe, par la voix de l’asso­cia­tion des Mai­res ont décidé de sup­pri­mer les 40% lors des con­gés mala­dies des agents com­mu­naux.

Le dos­sier des loca­tai­res de la Jaille est en panne du fait même de la mau­vaise foi et des men­son­ges des diri­geants de la Sikoa, alors que les loyers et les char­ges ne ces­sent de croî­tre dans le sec­teur loca­tif.

Mal­gré l’inter­dic­tion de l’épan­dage aérien en France et en Europe, l’Etat Fran­çais a choisi de dis­tri­buer des déro­ga­tions aux pwo­fi­tan davwa nou pa moun .

La situa­tion des jeu­nes, au regard de la for­ma­tion et de l’emploi, est dra­ma­ti­que. Le plan d’urgence pour l’emploi et la for­ma­tion n’a jamais vu le jour. Cha­cun, Etat, Col­lec­ti­vi­tés ayant choisi de jouer seul sa par­ti­tion pour de som­bres con­si­dé­ra­tions poli­ti­ques.

ANSAM ANSANM AN LARILA

Depuis 3 ans, Tra­vayè é Pèp Gwad­loup, jèn é vyé, avoté é matrité, sont debout face aux pwo­fi­tan, prou­vant ainsi kon­plo a nèg pa kon­plo a chyen mal­gré tou­tes les ten­ta­ti­ves de ladya­blès a yo de divi­ser notre peu­ple. Nous avons décidé de chan­ger notre sort nous-mêmes, en comp­tant sur nos pro­pres for­ces, sur notre pro­pre déter­mi­na­tion, sur notre cons­cience et sur la mon­tée de notre esprit de révolte. Nous avons beau­coup réflé­chi, ana­lysé et com­pris les rai­sons pro­fon­des du refus affi­ché par les ins­ti­tu­tions, l’Etat, la Région et le Dépar­te­ment de ne pas lévé NOU di gad é méprizé Tra­vayè é Pèp Gwad­loup.

Aujourd’hui, à l’appro­che des élec­tions pré­si­den­tiel­les en France, ils se cha­maillent. Et pour­tant, tous bords poli­ti­ques con­fon­dus, ansanm-ansanm, yo désidé pa rès­pèkté signati a yo . LKP a grandi, s’est for­ti­fié. Ces trois années de liyan­naj d’expé­rien­ces, de par­cours de révolte, d’orga­ni­sa­tion col­lec­tive, de réap­pro­pria­tion de notre cul­ture, de nos mès é labi­tid , de NOU même, nous ont per­mis de con­for­ter, d’enri­chir et de con­so­li­der notre con­vic­tion qu’il ne faut sur­tout pas bésé tèt ni konté si pyé a lézot pou maché .

Il s’agit pour NOU, de pour­sui­vre et de gagner le com­bat kont démou­naj a Fanm é Nonm Gwad­loupentre­pris depuis des siè­cles pour faire de NOU des êtres sans ter­res, sans cul­ture, sans âme, sans his­toire, sans héros ; des êtres sans vie.

Nous som­mes des fem­mes et des hom­mes dignes, kon tout moun si latè, capa­bles de nous bat­tre et de vain­cre.

Ni tan­pi­sou­plé , ni réfor­mer, ni amen­der, ni même négo­cier pou rété dou­bout . Mais nous met­tre debout, tout sim­ple­ment kon Fanm é Nonm vèw­ti­kal . Reven­di­quer cette pos­ture, pro­pa­ger et dif­fu­ser l’idée d’une con­fron­ta­tion déci­sive avec le sys­tème colo­nial et capi­ta­liste, telle est notre tâche du moment, jòdila é dèmen .

Nous som­mes de plus en plus nom­breux à pra­ti­quer, à dire et sur­tout à cons­truire notre Gwad­loup . De nom­breu­ses ini­tia­ti­ves et expé­rien­ces indi­vi­duel­les et col­lec­ti­ves, d’arti­sans, de petits com­mer­çants, de tra­vailleurs, d’agri­cul­teurs, de jeu­nes, de retrai­tés…, tous les jours nous ensei­gnent com­ment résis­ter, et mieux encore, nous ensei­gnent com­ment créer, afin de nous ren­dre quo­ti­dien­ne­ment capa­bles de rele­ver le défi de notre exis­tence humaine.

LKP réaf­firme que :

  • Les dif­fi­cul­tés des entre­pri­ses gua­de­lou­péen­nes ne s’expli­quent pas par l’étroi­tesse des mar­chés, ni par la fai­blesse de leur enca­dre­ment et encore moins du fait du pré­tendu man­que de pro­duc­ti­vité des sala­riés…mais relè­vent d’une volonté poli­ti­que et éco­no­mi­que de les main­te­nir sous la dépen­dance des Ban­quiers, des békés de l’Import-Dis­tri­bu­tion et des poli­ti­ciens déten­teurs des mar­chés publics.
  • Le chô­mage imposé à plus de 60.000 nonm é fanm et aux dizai­nes de mil­liers de jeu­nes de moins de 25 ans, l’échec sco­laire, le déve­lop­pe­ment de l’obé­sité, les mala­dies inva­li­dan­tes comme le dia­bète et l’hyper­ten­sion arté­rielle, la mor­ta­lité liée aux AVC ; la den­gue, la tuber­cu­lose, la lep­to­spi­rose, la dro­gue ne sont pas dus à la faillite des parents, à la fai­néan­tise des jeu­nes, à notre appau­vris­se­ment cul­tu­rel mais c’est le prix que nous payons à l’exploi­ta­tion capi­ta­liste et colo­niale, le lais­ser-aller géné­ral, le « je-m’enfou­tisme » de ceux qui pré­ten­dent nous diri­ger.
  • Le pro­jet de société des Gil­lot et Lurel à quel­ques semai­nes des pré­si­den­tiel­les, des légis­la­ti­ves et de la réforme de 2014 n’est pas notre ren­dez-vous mais un vèglaj,le même qui nous fla­she à cha­que fois que notre peu­ple se réveille, de façon à ce que nous soyons encore des mil­liers à leur con­fier les man­dats qu’ils occu­pent et qui les auto­ri­sent à nous couillon­ner, nous mépri­ser et à nous divi­ser.

TRA­VAILLEURS ET PEU­PLE DE GUA­DE­LOUPE :

  • Épi liyan­naj a Tra­vayè é Pèp dou­bout épi bokan­taj épi rézo an nou, an kon­syans, an kon­fyans, dans un véri­ta­ble pro­ces­sus de cons­truc­tion col­lec­tive à visée révo­lu­tion­naire, nos actes d’authen­ti­cité ne pour­ront plus être ni bana­li­sés, ni clas­sés au rang d’actions folk­lo­ri­ques.
  • Épi soli­da­rité épi les­pri a res­pon­sa­bi­lité , pétris d’audace, l’auto­rité poli­ti­que devant nous garan­tir la pleine sou­ve­rai­neté con­ti­nuera à éclore pour nous assu­rer le plein épa­nouis­se­ment.

Il nous faut pour­sui­vre la lutte et :

  • Fédé­rer tou­tes nos riches­ses créa­tri­ces, capa­bles de nous ouvrir la voie de la sou­ve­rai­neté ;
  • Trans­for­mer tous nos pro­jets de cons­truc­tion indi­vi­duelle ou col­lec­tive en un vaste mou­ve­ment, Adan on gran KONVWA POU KONSTWI GWAD­LOUP !

Tra­vailleurs, Peu­ple de Gua­de­loupe : REBEL­LONS-NOUS ! Refu­sons cette vie qui nous est faite. Refu­sons de sacri­fier nos enfants pour l’enri­chis­se­ment dè onti pilo pwo­fi­tan .

LUT­TONS POUR :

· L’arrêt de la pwo­fi­ta­syon sur les prix des mar­chan­di­ses, de l’eau et des car­bu­rants ;

· L’uni­fi­ca­tion des tra­vailleurs, des orga­ni­sa­tions et du Peu­ple de Gua­de­loupe ;

· Le déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que, social et cul­tu­rel de la Gua­de­loupe ;

ANSANM ANSANM :

  • Refu­sons la remise en cause de nos acquis sociaux !

  • Refu­sons le déman­tè­le­ment des sta­tuts et con­ven­tions col­lec­ti­ves !

  • Exi­geons des salai­res décents et l’appli­ca­tion de tou­tes les dis­po­si­tions de l’accord BINO !

  • Exi­geons le main­tien en ser­vice des hôpi­taux de Marie-Galante, du CHU, de Capes­terre, la moder­ni­sa­tion de l’usine de Grande-anse, …. !

  • Exi­geons des ser­vi­ces publics de qua­lité et un ser­vice public de trans­port per­for­mant !

  • Exi­geons un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion de car­bu­rants !

  • Exi­geons la sau­ve­garde des ter­res agri­co­les, le déve­lop­pe­ment de notre pro­duc­tion et com­bat­tons le pro­jet de port en eaux pro­fon­des !

  • Exi­geons un véri­ta­ble ser­vice public de pro­duc­tion et de dis­tri­bu­tion de l’eau à un prix uni­que !

  • Refu­sons la des­truc­tion de notre envi­ron­ne­ment et reje­tons le pro­jet dutélé­phé­ri­que !

  • Refu­sons notre empoi­son­ne­ment par épan­dage de pro­duits toxi­ques ;

  • Défen­dons notre cul­ture et cons­trui­sons l’école de la réus­site !

  • Exi­geons la prio­rité d’accès aux pos­tes à res­pon­sa­bi­lité pour les cadres Gua­de­lou­péens !

  • Exi­geons un véri­ta­ble plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’inser­tion des jeu­nes !

  • Déve­lop­pons la créa­tion lit­té­raire et artis­ti­que ;

  • Encou­ra­geons et valo­ri­sons nos créa­teurs, nos arti­sans et pro­duc­teurs ;

  • Exi­geons le res­pect de tou­tes les dis­po­si­tions de l’accord du 04 mars 2009 ;

  • Exi­geons l’annu­la­tion des pour­sui­tes et con­dam­na­tions à l’encon­tre des syn­di­ca­lis­tes et le res­pect des liber­tés syn­di­ca­les ;

LKP appelle l’ensem­ble des tra­vailleurs, arti­sans, agri­cul­teurs, pêcheurs, fem­mes, jeu­nes, chô­meurs, han­di­ca­pés, per­son­nes âgées, dans les jours qui vien­nent à inter­ve­nir direc­te­ment, à dis­cu­ter, à échan­ger, à débat­tre, à orga­ni­ser dans les entre­pri­ses, des assem­blées géné­ra­les, dans les quar­tiers, les com­mu­nes, des comi­tés, des grou­pes de dis­cus­sion, des lieux de «  bokan­taj a pawol  » des «  lyan­naj a pawol  » afin de faire émer­ger leurs reven­di­ca­tions les plus urgen­tes et leurs aspi­ra­tions pour leur pro­pre deve­nir.

PAR­TI­CI­PONS AUX MEE­TINGS :

  • VEN­DREDI 09 Mars 2012  : Au Bourg de Goyave (Port de Pêche) 

  • VEN­DREDI 16 Mars 2012  : Port-Louis à Beau­plan 

  • MARDI 20 Mars 2012 : Place Tri­co­lore à Sainte Rose 

  • VEN­DREDI 23 Mars 2012  : Devant La Poste de BASSE TERRE 

  • LUNDI 26 Mars 2012  : Dou­van BIK la Lap­went

MARDI 27 MARS, PAR­TI­CI­PONS MAS­SI­VE­MENT A LA JOUR­NÉE D’ACTIONS ET DE MOBI­LI­SA­TION

Ren­dez-vous à 9 H 00 dou­van Mitya­lité Lap­went

POU PRÈ­MYÉ KONVWA POU KONSTWI GWAD­LOUP

ANSANM ANNOU KONSTWI GWAD­LOUP !

P-à-P, le 08/03/12 LKP

jeudi 06 janvier 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE suite aux intempéries qui frappent la Guadeloupe

Cha­zeau,  Per­rin,  Bos­ré­don,  Doubs  ….  Les  Gua­de­lou­péens  sont  sous les Mal­gré  l’annon­ce  fai­te  par  la  météo,  mal­gré  la  mon­tée  visi­ble  des eaux, anti­ci­pée  des  éco­les,  dévia­tion,  fer­me­tu­re  de  rou­tes,  etc…)  n’a  été ­mi­se  en  œuvre  lais­sant  ain­si  des  mil­liers  de  per­son­nes  se « débrouiller »  elles ‐ mêmes  face  aux  pluies  dilu­vien­nes ;  et en ­dé­fi­ni­ti­ve  les  ren­dant  res­pon­sa­bles  de  leur  sort  et  de  leur  pro­pre ­mort (com­me l’a af­fir­mé ­ce ­mer­cre­di ­ma­tin 5 ­jan­vier ­la ­pré­fec­ture).

Le LKP s’indi­gne ­de l’incon­sé­quen­ce ­des au­to­ri­tés, sans doute trop occu­pées à ­sa­brer ­le ­cham­pa­gne a­vec ­la ­nou­vel­le é­lue ­de ­la C­CI ­de ­Gua­de­lou­pe et à or­ga­ni­ser l’héber­ge­ment ­de ­cen­tai­nes ­de ­gen­dar­mes ­dans ­des ­hô­tels ­de ­Gua­de­lou­pe a­lors ­que ­plu­sieurs ­per­son­nes ­per­daient ­la ­vie.

Le LKP ­sa­lue ­le ­cou­rage, la ­dé­ter­mi­na­tion ­des ­sa­peurs ­pom­piers et de la ­po­pu­la­tion ­qui ont ­se­cou­ru ­les ­per­son­nes en ­dif­fi­cul­té et as­su­re l’ensem­ble ­des ­fa­mil­les é­prou­vées ­de ­son ­to­tal ­sou­tien.

Sé yonn a lòt. LKP ­ké ­fè ­sa ­ki ­fo ­pou pò­té fòs ay !

Pour le Col­lec­tif Liyan­naj Kont Pwofi­ta­syon
Elie ­DO­MOTA

Lap­went, le 05 jan­vier 2011

mercredi 17 novembre 2010

LKP : Travayè, Pèp Gwadloup an nou woupwan chimen a la lit !

Le 26 octo­bre 2010, sé té on lyan­naj vayan des peu­ples et des tra­vailleurs des der­niè­res colo­nies de la France, con­tre la pwo­fi­ta­syon. Nous étions très nom­breux à mar­cher, à dénon­cer, à fra­ter­ni­ser, a bokanté dans les rues de Pointe-à-Pitre le 26 Octo­bre der­nier, an liyan­naj avè Mar­ti­ni­ken é Giyanè.

Nous pou­vons être fiers de notre mobi­li­sa­tion, fiers d’avoir pu réa­li­ser encore une fois une démons­tra­tion de force face à les YO : exploi­teurs capi­ta­lis­tes, pou­voir et lob­bies colo­niaux.

Et, c’est là le prin­ci­pal ensei­gne­ment de notre ren­dez-vous du 26 Octo­bre 2010 : un an et demi après nos 44 jours, de grève et de mobi­li­sa­tion géné­ra­les, une frac­tion impor­tante des tra­vailleurs et de la popu­la­tion a exprimé avec force et avec LKP son mécon­ten­te­ment dans les rues.

TRA­VAYÈ, PEP Gwad­loup,
An nou woup­wan chi­men a la lit !

On gran vou­koum ankò, sé sa yo ka chè­ché

Wi, nou, jènn é vyé, avoté é matrité, nous som­mes main­te­nant debout face aux pwo­fi­tan, qui nous oppri­ment, nous colo­ni­sent, nous exploi­tent. Et par notre lutte depuis près de deux ans, nous prou­vons bien que kon­plo a nèg pa kon­plo a chyen et que nous som­mes déci­dés à chan­ger notre sort nous-mêmes, en comp­tant sur nos pro­pres for­ces, sur notre pro­pre déter­mi­na­tion, sur notre cons­cience et sur la mon­tée de notre esprit de révolte.

Le ren­for­ce­ment de cette lutte, parmi les tra­vailleurs, les cou­ches pau­vres et l’ensem­ble du peu­ple opprimé doit nous per­met­tre d’entre­voir « ansanm ansanm » un autre ave­nir pour notre pays et pour notre peu­ple.

A ce moment de notre his­toire bien évi­dem­ment, il nous reste encore à tra­vailler pour plus de soli­da­rité. Il nous reste à mieux com­pren­dre, à dénon­cer et à refu­ser les méca­nis­mes qui ont garanti aux pwo­fi­tan leurs ren­tes de situa­tion et l’orga­ni­sa­tion même de tou­tes les for­mes d’exploi­ta­tion, source de leur richesse, pen­dant autant d’années ainsi que les points d’appui sur les­quels ils fon­dent leurs pou­voirs.

Il nous reste aussi à trou­ver com­ment dire à cette repré­sen­ta­tion poli­ti­que, dite légi­time, et à ceux qui les entre­tien­nent, les capi­ta­lis­tes pro­fi­teurs, tan a mitan fini, tan a tanmi rivé !

Non, les dif­fi­cul­tés des entre­pri­ses gua­de­lou­péen­nes ne s’expli­quent pas par l’étroi­tesse des mar­chés, ni par la fai­blesse de leur enca­dre­ment et encore moins du fait du soi disant peu de pro­duc­ti­vité des sala­riés… mais relè­vent d’une volonté poli­ti­que et éco­no­mi­que de les main­te­nir sous la dépen­dance des Ban­quiers, des békés de l’Import - Dis­tri­bu­tion et des poli­ti­ciens déten­teurs des mar­chés publics ;

Non, la Route du rhum, depuis 1978 et après 9 édi­tions en 20 ans, n’est pas un trem­plin pour notre pays mais un vaste show poli­tico - com­mer­cial avec pour scène de théâ­tre, la Gua­de­loupe, show qui garan­tit aux mul­ti­na­tio­na­les de l’hôtel­le­rie et du nau­tisme, aux super­mar­chés, aux spon­sors, leur rayon­ne­ment et la pros­pé­rité de leur Busi­ness. Sinon le niveau de l’emploi des hom­mes et des fem­mes de ces sec­teurs se serait déve­loppé ou au moins sta­bi­lisé. Et pour­tant, mal­gré la route du rhum, ce sont plu­sieurs dizai­nes d’entre­pri­ses qui ont fermé : la ferme de Cam­pê­che, Pro­ci­dex, mais sur­tout les hôtels Kalenda, Ara­wak, Plan­ta­tion Sainte-Mar­the, Cal­li­nago, Maris­sol, Hamac, Ancho­rage,…

Non, le chô­mage imposé à plus de 60 000 nonm é fanm et à 60% des jeu­nes de moins de 25 ans, l’échec sco­laire, le déve­lop­pe­ment de l’obé­sité, les mala­dies inva­li­dan­tes comme le dia­bète et l’hyper­ten­sion arté­rielle, la mor­ta­lité liée aux AVC, la den­gue, la tuber­cu­lose, la lep­to­spi­rose, la dro­gue ne sont pas dus à la faillite des parents, à la fai­néan­tise des jeu­nes, à notre appau­vris­se­ment cul­tu­rel mais c’est le prix que nous payons à l’exploi­ta­tion capi­ta­liste et colo­niale, au lais­ser - aller géné­ral et au « je m’en fou­tisme » de ceux qui pré­ten­dent nous diri­ger.

Enfin Non, Non et Non, le pro­jet de société des Gil­lot et Lurel à quel­ques mois des séna­to­ria­les, can­to­na­les et pré­si­den­tiel­les, n’est pas notre ren­dez - vous mais un vèglaj, le même qui nous fla­she à cha­que fois que notre peu­ple se réveille, de façon à ce que nous soyons encore des mil­liers à leur con­fir­mer les man­dats qu’ils occu­pent et qui les auto­ri­sent à nous couillon­ner, nous mépri­ser et à nous divi­ser.

Ce sont là quel­ques uns des mes­sa­ges que nous avons pos­tés le 26 Octo­bre 2010….

Yo byen kon­prann, yo anrajé kon kong !

Eux, les YO, capi­ta­lis­tes, békés, Etat, Col­lec­ti­vi­tés loca­les, CCI, qui avaient misé sur l’implo­sion du LKP, qui ont mené cam­pa­gne pour nous met­tre sur le dos tous les maux dont souf­fre ce pays de Gua­de­loupe, maux qu’ils ont par ailleurs cons­tam­ment entre­te­nus, Yo pran on bèl kapi­kèt.

Et le Pré­fet Fabre s’est senti blessé… et devient mena­çant… Il nous pro­met plus de con­dam­na­tions pour les syn­di­ca­lis­tes, plus de man­blo dans les kat chi­men et aux YO, il leur assure plus de liberté pour licen­cier…

Ils ont décidé de ne pas lais­ser ce para­dis de Gua­de­loupe, cette des­ti­na­tion de rêve peu­plée de coco­tiers, qui leur pro­cure bien des plai­sirs, aux mains des Lkpis­tes…

Malè pou Yo !!! Tan a Mitan fini… !!! Tan a Tanmi Rivé …. !!!

Tra­vailleurs, Peu­ple gua­de­lou­péen, depuis le 04 Mars 2009, date de la signa­ture de notre accord géné­ral, nous avons réclamé 8 fois la réu­nion du Comité de Suivi prévu à l’arti­cle 165 du pro­to­cole ; nous avons mani­festé les 1er mai et le 3 octo­bre 2009, puis les 9 jan­vier, 1er mai et 26 octo­bre 2010 pour exi­ger son entière appli­ca­tion.

Plu­tôt que de nous répon­dre, ils ont rou­vert les van­nes de la pwo­fi­ta­syon :

  • Esans ka ogmanté, BINO pa apliké, lisan­si­man é amand ka tonbé si do a tra­vayè,


  • Uisiyé ka kouri dèyè do a ti antrè­prènè,


  • Adan lékòl…pani mèt lékòl,


  • Jaden annou ka pros­péré asi bato é asi pòw jarry,


  • Lon­tan plis nonm é fanm Gwad­loup ka kon­ti­niyé ba lari chènn, pen­tiré syèl é révé èvè El Dia­blo,


  • Yo ka ban nou on jouné pou palé Lang kréyòl annou.


En somme, la Gua­de­loupe anto­tyé é Pèp Gwad­loup an tòch. Alors, nous avons quand même le droit de dire CA SUF­FIT ! Nous avons quand même le droit de déci­der de pour­sui­vre, de ren­for­cer et d’ampli­fier notre com­bat jusqu’à la grève géné­rale recon­duc­ti­ble.

Nou vlé pou Bon…

  • L’appli­ca­tion inté­grale de l’Accord Bino négo­cié de haute lutte avec le patro­nat, le res­pect par l’Etat et les col­lec­ti­vi­tés des clau­ses de l’accord dont ils sont cosi­gna­tai­res, c’est-à-dire l’aug­men­ta­tion réelle des salai­res des tra­vailleurs con­cer­nés par cet accord.
  • Le res­pect de tou­tes les dis­po­si­tions de notre accord du 04 Mars 2009.


Nou vlé osi…

  • L’arrêt de la répres­sion anti-syn­di­cale qui frappe les dizai­nes de mili­tants syn­di­caux, tra­cas­sés, traî­nés devant les tri­bu­naux du pou­voir colo­nial qui entend se ven­ger de la grève géné­rale de Février - Mars 2009.


  • L’arrêt de l’obli­ga­tion pour les mili­tants syn­di­caux de devoir don­ner leur ADN, ce que les mili­tants de l’UGTG refu­sent, et avec rai­son !


  • Le retrait de la loi sur les retrai­tes qui est une atta­que inac­cep­ta­ble con­tre l’ensem­ble des sala­riés et une atta­que plus grave encore con­tre les fem­mes !


  • La prise de mesu­res pour mise en sécu­rité sani­taire du Peu­ple de Gua­de­loupe (chlor­dé­cone, den­gue etc..) et le dédom­ma­ge­ment des vic­ti­mes éco­no­mi­ques du Chlor­dé­cone (Agri­kiltè, Péchè).


  • La titu­la­ri­sa­tion de tous les tra­vailleurs en con­trats pré­cai­res.


  • L’aug­men­ta­tion géné­rale des salai­res, pour palier l’aug­men­ta­tion effré­née du coût de la vie, et en par­ti­cu­lier l’aug­men­ta­tion des salai­res les plus bas.


  • La débap­ti­sa­tion de tous les lieux-dits por­tant des noms d’escla­va­gis­tes, de cri­mi­nels, de racis­tes au pro­fit des noms glo­rieux d’escla­ves mar­rons, révol­tés ou de noms évo­ca­teurs de la lutte anti-escla­va­giste, anti­co­lo­nia­liste, anti­ca­pi­ta­liste des tra­vailleurs et du peu­ple noir, indien ou blanc de notre pays.


LKP appelle l’ensem­ble du peu­ple, tra­vailleurs, arti­sans, agri­cul­teurs, pêcheurs, fem­mes, jeu­nes, chô­meurs, han­di­ca­pés, per­son­nes âgées, dans les jours qui vien­nent à inter­ve­nir direc­te­ment, à dis­cu­ter, à échan­ger, à débat­tre. Nous les appe­lons à orga­ni­ser dans les entre­pri­ses, des assem­blées géné­ra­les, dans les quar­tiers, les com­mu­nes des comi­tés, des grou­pes de dis­cus­sion, des lieux de « lyan­naj a pawol ». Ils pour­ront ainsi faire émer­ger leurs reven­di­ca­tions les plus urgen­tes et leurs aspi­ra­tions pour leur pro­pre deve­nir.

Les peti­tes entre­pri­ses l’ont bien com­pris et nom­bre d’entre elles sou­tien­nent le LKP car elles savent qu’il s’agit d’un mou­ve­ment pour chan­ger la vie et la donne éco­no­mi­que dans notre pays. Dans ce sys­tème d’éco­no­mie de plan­ta­tion, qui s’appuie sur des ren­tes de situa­tion de mono­pole, des abus de posi­tion domi­nante, elles doi­vent se con­ten­ter de sous-trai­tance et crou­lent sous le poids des det­tes fis­ca­les, socia­les et impôts de toute sorte. Pour elles non plus, il n’y a pas d’ave­nir dans ce sys­tème blo­qué. LKP appelle l’ensem­ble de ces peti­tes entre­pri­ses à con­ti­nuer la lutte pou pwo­fi­ta­syon pa chouké an péyi an nou.

WOULO POU LA GREVE GENE­RALE RECON­DUC­TI­BLE,

à comp­ter du 14 Décem­bre 2010

La grève géné­rale recon­duc­ti­ble, pour être effec­tive, ne peut pren­dre sa source que dans une volonté réelle des tra­vailleurs de s’enga­ger dans la lutte, en con­nais­sance de cause, en affir­mant leur déter­mi­na­tion à con­sen­tir pour cela les sacri­fi­ces néces­sai­res. Seule une intense pré­pa­ra­tion, une réelle dis­cus­sion, large, au sein de toute la classe des tra­vailleurs sala­riés menées à l’inté­rieur de tou­tes les entre­pri­ses, per­met­tra de faire appa­raî­tre chez les tra­vailleurs une véri­ta­ble volonté de lut­ter tous ensem­ble.

LKP attend des signa­tai­res de l’accord du 4 mars le suivi des dos­siers en cours et la reprise des négo­cia­tions con­for­mé­ment à l’arti­cle 165 du pro­to­cole.

Le LKP reste ouvert à la dis­cus­sion, la con­cer­ta­tion et la négo­cia­tion.

E pon moun pa vini di nou : nou ka pwan péyi la an otaj

Tra­vayè, Pèp Gwad­loup : Annou Woup­wan chi­men a la lit

Par­ti­ci­pons mas­si­ve­ment à tous les mee­tings et mou­ve­ments d’action de masse orga­ni­sés par le LKP :

Mee­tings (à 19h00)

Mardi 16/11/ : Petit Bourg – dou­van lan­méri

Ven­dredi 19/11 : Saint - Fran­çois – plas légliz

Mardi 23/11 : Gour­beyre – dou­van lan­méri

Samedi 27/11 : Grand - Bourg – dou­van lan­méri

Mardi 30/11 : Petit - Canal - an bou la

Ven­dredi 3/12 : Basse - Terre – dou­van la pòs

Mardi 7/12 : Gosier – an bou la

Ven­dredi 10/12 : Pointe - Noire – Anlè plas maw­ché

Lundi 13/12 : An bik a LKP – Mitya­lité Lap­went.

Mew­krèdi 17 novanm é Jédi 18 Novanm : SONJÉ CHAR­LES-HENRI SALIN

Mew­krèdi 17 novanm : 19h00 - Bokan­taj a pawòl - Bik a AKIYO – Chau­vel

Jédi 18 novanm : Déboulé avè Mouv­man Kil­ti­rèl – dépôt de gerbe sur le lieu de l’assas­si­nat

Dimanch 5 désanm : 2 lanné LKP vwè jou

9h00 : Liyan­naj a Pawol - Sainte Anne - Dék­la­ra­syon Sou­vrennté Kil­ti­rel Gwad­loup

MAWDI 14 désanm 2010 : Nou ka pwan balan avè LKP : Tout moun an lari la

WOULO POU GRÈV JÉNÉ­RAL

« LA GWAD­LOUP SÉ TAN NOU, LA GWAD­LOUP A PA TA YO »

L.K.P., Lap­went, le 04.11.10

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